La Banque de Maurice table sur une croissance de 5,5 % en 2021

La Redaction

2 months ago - Last update:

Dans son ‘Financial Stability Report’, la Banque de Maurice (BoM) s’attarde sur les impacts néfastes de la pandémie sur l’économie mauricienne. La BoM note également que l’économie domestique montre des signes d’amélioration.

La Banque de Maurice a récemment publié son ‘Financial Stability Report’. Ce rapport se penche sur la stabilité financière de l’économie mondiale, mais aussi de l’économie domestique. Un exercice qui a pris fin en juillet 2021. Selon ce rapport financier, les perspectives mondiales se sont améliorées après plus d’un an de pandémie, en particulier dans les économies avancées. Ceci, grâce à l’accélération des campagnes de vaccination contre la COVID-19, et également, les mesures de relance budgétaire supplémentaires lancées par certaines grandes économies, ont contribué à stimuler la confiance des investisseurs et des consommateurs.

Néanmoins, le rapport souligne l’inégalité de l’accès aux vaccins, dans les pays émergents, ce qui provoquerait une « persistance de déséquilibres macroéconomiques et financiers struc- turels. » Globalement, la reprise économique mondiale après la crise, soutenue par des mesures politiques fortes, a contribué à contenir les risques liés à la stabilité financière mondiale.

Une reprise de l’économie domestique attendue

Cependant, le rapport avance que la pandémie demeure, toujours, un important défi pour les banques. Des taux d’intérêt relativement bas compriment les marges nettes d’intérêt des banques. Globalement, les régulateurs ont encouragé les banques de leur juridiction à soutenir l’économie locale.

À Maurice, le système financier a continué à faire preuve de résilience. En effet, l’amélioration des conditions et perspectives économiques ainsi que des mesures politiques fortes, ont permis de soutenir le système financier, malgré le deuxième confinement en mars 2021. Les mesures de politique public, conventionnelles et non conventionnelles, ont contribué à limiter les dégâts économiques et protéger la stabilité des secteurs bancaire et financier.

Se basant sur les dernières données publiques de Statistics Mauritius, la contraction économique est passée de 12,7 % au troisième trimestre de 2020 à 8,4 % au premier trimestre de 2021. Ainsi, on annonce une amélioration de la croissance économique, au second semestre, portée par une reprise de la demande mondiale et le soutien continu des mesures de politique intérieure. De plus, la campagne de vaccination en cours, la réouverture progressive des frontières à partir de mi-juillet 2021 au 30 septembre 2021 – devrait relancer l’industrie du tourisme avec des retombées positives sur la dynamique de croissance intérieure. Selon le ‘Financial Stability Report’ de la BoM, ces développements devraient stimuler la croissance des entreprises. Une croissance économique de 5,5 % est prévue en 2021.

Une économie durement fragilisée par la pandémie

Même si l’économie mauricienne commence à reprendre des forces, ce rapport indique les impacts désastreux de la COVID-19 sur les divers secteurs clés. Les dernières données des comptes nationaux montrent que la contraction de l’économie s’est progressivement ralentie, passant de 12,7 % au troisième trimestre 2020 à 11,1 % au quatrième trimestre 2020 et encore à 8,4 % au premier trimestre 2021. Selon la BoM, la reprise économique en cours est principalement tirée par l’amélioration des performances des secteurs de la fabrication, du commerce de distribution et des services financiers.

Le tourisme demeure le secteur le plus affaibli. Le rapport évoque des arrivées touristiques, qui s’élevaient à 311 en mars 2021, contre 55 863 en mars 2020, tandis que les bénéfices de ce secteur, ont chuté à Rs 103 millions en mars 2021, contre Rs 3 250 millions, il y a un an. Les restrictions de voyage ont également entraîné des répercussions sur d’autres industries nationales, en particulier ceux indirectement liés aux secteurs du tourisme, fortement touchés. Ce qui a impacté négativement le marché de l’emploi. Le nombre de chômeurs a augmenté de 12 500 à 52 500 en 2020. En conséquence, le taux de chômage s’est établi à 9,2 % en 2020, contre 6,7 % l’année précédente.