Rencontre avec Yashmeeta Jugoo Rughoobur, élue à Ecroignard

La Redaction

2 months ago - Last update:

Journaliste de profession et aussi l’attachée de presse de Jean-Michel Lee Shim, Yashmeeta Jugoo Rughoobur, âgée de 25 ans, est une jeune maman aux multiples facettes et talents qui a su attirer les femmes au cœur du changement et du développement. Élue à Ecroignard lors des élections villageoises, sous l’emblème du cheval, Yashmeeta nous parle de son riche parcours, de ses impressions sur ces élections et ses plans futurs pour son village.

Yashmeeta Rughoobur, qu’est-ce qui vous a attiré à faire de la politique ?

Pour ma part, je préférerais le mot « sociopolitique » qui est une combinaison de facteurs sociaux et politiques. Mon objectif est de fusionner la politique et le social. D’ailleurs, pour moi, la politique ne signifie pas uniquement le pouvoir mais aussi se donner les moyens de changer la vie des gens, les aider à améliorer leur quotidien. Je souhaiterais pouvoir apporter ma contribution au gouvernement afin de faire de mon village un
endroit où il fait bon vivre et qui soit plus approprié pour les femmes et les jeunes.

Vous vous êtes présentée sous l’emblème du cheval. Pourquoi le cheval ?

Le cheval est connu pour être un animal majestueux, un être de pouvoir, d’indépendance, de liberté, de noblesse, d’endurance, de confiance, de triomphe, d’héroïsme et de compétition. Sur le plan côté spirituel, le cheval la force pour pouvoir surmonter les obstacles et comment se comporter face à l’adversité. Personnellement, ce descriptif me rappelle M. Lee Shim, ce philanthrope local pour qui j’ai une grande admiration.

Qu’avez-vous retenu de votre élection ?

J’ai surtout retenu que les villageois ont besoin d’une personne de confiance qui ne profère pas des paroles en l’air. Je crois que les gens ont besoin de quelqu’un qui se lèvera et parlera pour eux, une personne qui n’a pas peur d’agir. Ils sont fatigués d’entendre de fausses promesses. Ils ont maintenant
choisi la jeune génération pour faire montre de leur capacité à gérer un village. Ils ont mis tout leur espoir en nous et nous accorde leur confiance pour le développement du village. C’est un défi que nous relèverons et ils ne seront pas déçus.

Comment interprétez-vous les résultats ?

Les résultats sont tout à fait justes. Les habitants d’Ecroignard ont privilégié la compétence et la connaissance. D’ailleurs, au niveau régional, nous étions les seuls à présenter six jeunes candidats diplômés. Notre groupe Muvman Citoyen Ecroignard est principalement composé de jeunes dynamiques et selon moi, c’est ce qui a poussé les gens de mon village à nous accorder leur confiance. Cette jeune génération est une fierté.

A présent que vous avez été élue, avez-vous conscience de l’ampleur de la tâche ?

Le travail social n’est pas une tâche mais un devoir. J’ai toujours été très impliquée dans les travaux communautaires et, avec beaucoup de modestie, je dirai que j’ai un cœur pour les œuvres sociales. Quand on fait
quelque chose avec son cœur, rien n’est compliqué ou trop difficile à surmonter. Il faut juste que nous gardons en mémoire que notre devoir en tant que citoyen est de contribuer aux bonnes œuvres du gouvernement.

Quelles seront vos priorités ?

Ma priorité est d’être la voix des femmes vulnérables et des familles qui sont dans le besoin. Je donnerai donc priorité aux femmes, aux étudiants et aux familles nécessiteuses. D’abord, je pense que nous devrions être en mesure d’améliorer la vie des gens de notre village. Nous avons pleins de projets pour transformer le village d’Ecroignard. Je donne la priorité à l’égalité des chances, une chance pour tous.

Selon vous, ces élections ont consolidé l’harmonie sociale ?

A mon avis, cette élection a favorisé l’harmonie et l’inté- gration sociale, le respect et la tolérance envers les autres. C’était des élections villageoises et les adversaires étaient présents. Il s’agissait d’une adversité amicale. Nous avions des points de vue et des opinions différents mais on se considère comme une grande famille dans le village.

Presque 50 % des villageois est resté chez eux. A quoi attribuez-vous cela ?

Selon mes chiffres, ce n’était pas la moitié mais environ 20 %. Concentrons-nous sur les 80 % d’électeurs qui se sont déplacés et qui nous ont apporté leur soutien. La majorité était avec nous, c’est l’essentiel. Sinon, je ne peux pas dire grand-chose des absents. Ils ont leur raison personnelle pour n’avoir pas fait le déplacement.