Il reste un an à Trump avant l’élection présidentielle de 2020, et rien n’est joué

La Redaction

4 Nov 2019 9:00 - Last update: 4 Nov 2019 8:16

Le compte à rebours est lancé. Dans un an jour pour jour, le 3 novembre 2020, les Américains (et le reste du monde) seront fixés: Donald Trump aura le droit de tweeter depuis le Bureau ovale quatre ans de plus ou devra plier bagage et céder sa place au vainqueur démocrate.

366 jours avant que les bulletins soient dépouillés et que les projections de résultats s’affichent en direct, les prévisions ne manquent déjà pas sur la potentielle issue de cette campagne présidentielle. Mais prudence, tout peut encore voler en éclats… dans un sens comme dans l’autre.

Comme un air de déjà-vu

Un an avant l’élection, Trump semble n’avoir aucune chance. Si l’on en croit les sondages. Qu’il affronte Joe Biden dont la candidature bat lentement mais sûrement de l’aile (27% d’intentions de vote à la primaire démocrate), Elizabeth Warren qui fait une percée (22%), Bernie Sanders qui ne s’est pas laissé déstabiliser par une crise cardiaque (17%) ou même le maire encore inconnu il y a peu Pete Buttigieg (8%), l’actuel président des États-Unis échouerait avec 3,5 à 6,5 points d’écart.

Un tableau qui rappelle… novembre 2015. “Sondage: Clinton à égalité face à Carson, mais l’emporte sur les autres candidats républicains”,avançait NBC News. “Carson au coude-à-coude avec Trump dans les primaires, l’emporte de 10 points sur Clinton pour la présidentielle”, rapportait l’université de Quinnipiac, valeur sûre des enquêtes d’opinion. Douze mois avant l’affrontement dans les urnes entre Hillary Clinton et Donald Trump, les prévisions qui faisaient les gros titres de la presse étaient très loin de taper dans le mille. Ben Carson, qui connaissait alors une explosion dans les sondages, n’a effectivement pas fait long feu. À peine un mois plus tard, il tombait à la 4e place des républicains les mieux placés pour remporter la nomination du parti conservateur, avant de terminer 5e au cœur des primaires républicaines au printemps 2016. Pendant tout ce temps, Clinton voyait dans les mêmes sondages qu’elle l’emporterait avec 5, 10, 15, voire 20 points d’avance sur Trump si elle devait lui faire face.

Résultat tard dans la nuit du 8 novembre 2016: Trump remportait haut la main la 45e élection présidentielle avec 304 grands électeurs, contre seulement 227 pour Clinton qui le devançait malgré tout de trois millions de voix au vote populaire.

SOURCE : HUFFINGTONPOST.FR