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Plus de 160 espèces ont été déclarées éteintes par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), a comptabilisé le site Gizmodo. Une liste non exhaustive, sachant qu’il faut parfois des dizaines d’années avant qu’une espèce ne soit considérée comme éteinte, mais également bien loin de la réalité car de nombreuses espèces disparaissent avant même que l’on les ai identifiées. Certes, la Terre a déjà connu plusieurs extinctions de masse. Mais, depuis son arrivée sur Terre, il y a 130.000 ans, l’Homme a déjà causé la disparition de 2,5 millions d’espèces. Selon une étude de 2015, le taux d’extinction des espèces est 8 à 100 fois supérieur au taux « normal » depuis le début du XXIe siècle.

Voici quelques-unes de ces espèces dont la fin est horriblement banale.

Akialoa ellisiana

Aussi nommé O’ahu ‘akialoa, ce petit passereau endémique de Hawaï a été déclaré éteint en 2016. Son long bec recourbé lui servait à dénicher les vers sous les écorces des arbres et à sucer le nectar des fleurs. Déjà menacé par la déforestation, il a aussi été victime de la grippe aviaire, introduite sur l’île par les moustiques. Les deux derniers spécimens ont été observés en 1933 et 1940.

Leporillus apicalis

Ce rongeur endémique d’Australie construisait des nids géants qui pouvaient atteindre trois mètres de long et un mètre de haut. Il était relativement courant au début du XXIe siècle et s’apprivoisait facilement. Son déclin est probablement lié à l’invasion de chats, en Australie, responsables à eux seuls de la disparition d’une vingtaine d’espèces natives de l’île. L’UICN l’a déclaré éteint en 2016.

Melanoplus spretus

Le criquet des montagnes rocheuses était en son temps redouté des cultivateurs américains. Il semble même qu’il détienne le record de la plus grande concentration animale au monde, avec un essaim de 510.000 km2 (plus grand que la Californie !) et de 12.500 milliards d’individus observé en 1874 dans le Nebraska. Moins de 30 ans plus tard, l’espèce semble pourtant avoir mystérieusement disparu, peut-être en raison des modifications des terres. Le criquet des montagnes rocheuses a été déclaré éteint en 2014.

Viola cryana

La violette de Cry était une fleur à la corolle violette endémique du département de l’Yonne. Découverte en 1866, elle a malheureusement disparu suite à l’extension d’une carrière. Sa dernière observation remonte à 1950 et elle est considérée comme éteinte par l’UICN depuis 2011. Sa cousine, la pensée de Rouen (Viola hispida) est, elle aussi, gravement menacée. Elle a même causé la modification d’un contournement routier de la ville en 2016, entraînant l’expropriation de plusieurs propriétaires sur le tracé.

Pipistrellus murrayi

Plus connue sous le nom pipistrelle de l’île Christmas (une île australienne située à 345 km au sud-ouest de l’Indonésie), cette espèce de chauve-souris a été aperçue pour la dernière fois en 2009. Elle a sans doute été victime des espèces invasives introduites sur l’île, dont les chats et les redoutables fourmis jaunes. Les scientifiques ont désespérément essayé de la faire se reproduire en captivité, mais sans succès. L’espèce a été déclarée éteinte en 2017.

Ornithogalum visianicum

Aussi nommée Étoile de Visiani de Bethléem, cette plante du genre de l’asperge (Asparagus), poussant sur l’île de Palagruža en Croatie, a mystérieusement disparu en 1911. L’île a pourtant été relativement épargnée par les changements d’écosystème et le tourisme. La fleur a été ajoutée à la liste des espèces éteintes en 2018.

Platytropius siamensis

Le poisson-chat siamois à arêtes plates nageait autrefois dans les rivières et les marais de Thaïlande. Malgré les nombreuses recherches de terrain, aucun spécimen n’a été retrouvé depuis 1977 et l’UICN l’a déclaré éteint en 2011. Il a sans doute été victime de l’assèchement des zones humides, ainsi que des travaux de canalisation du fleuve Chao Phraya et de la pollution des eaux.

Hibiscadelphus woodii

Endémique de l’île de Kauai dans l’archipel d’Hawaï, cette plante de la même famille que les hibiscus a été déclarée éteinte en 2016. Découverte en 1991, seuls quatre spécimens sont alors recensés. Trois d’entre eux sont écrasés par un rocher entre 1995 et 1998 et le quatrième est détruit par un vandale en 2011. En 2019, un drone a toutefois identifié trois Hibiscadelphus woodii sur une falaise inaccessible, redonnant espoir aux scientifiques.

Source : futura-sciences.com

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