August 14, 2022
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Opinion

CHAMP LIBRE : Quelle langue employer envers les coco vides ?

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Dans certains supermarché les social distancing ont été respecté

C’est franchement sans surprise que le couvre-feu sanitaire ait été prolongé jusqu’au 15 avril prochain et qu’il est bien parti, selon toute vraisemblance, pour perdurer encore un bout de temps, eu égard à la tournure des événements ces derniers jours. L’annonce faite à ce sujet par le Premier ministre, Pravind Jugnauth le 30 mars dernier, s’est déroulée lors d’un point de presse virtuel, avec pour seuls participants, les membres du National Communication Committee, précautions sanitaires et distance sociale, obligent. Le PM prenant alors un air de circonstance grave, a expliqué, que ce n’était nullement une sinécure ou une partie de plaisir que de devoir prendre une telle décision d’extension de mesures sanitaires drastiques, mais que l’urgence de la situation et les risques réels de contamination au Covid 19, à grande échelle, l’y obligeaient.

Le contraire nous aurait étonné, car trop nombreux sont-ils ces « coco vides » comme il faut les appeler dorénavant, qui font fi des lois du confinement et défient avec une insensibilité déconcertante le couvre-feu, en sortant se balader dans les rues, sans aucune mesure de protection. Pour certains, ces déplacements sont carrément superflus si ce n’est qu’un simple besoin immature de « tchaker. » et une impossibilité à plaquer les f.… chez soi. Et au jour où nous écrivons lignes, notamment lors de la réouverture des commerces, il semble que ces éternels « coco vides » n’ont toujours rien retenu des recommandations faites sur toutes les ondes et par tous les mediums de communication et cela, même avec la contribution et l’engagement citoyen de compatriotes responsables et disciplinés. Oui, ces écervelés se déplacent toujours aussi nombreux dans les rues, se prêtant allègrement au sinistre dessein du Coronavirus qui n’a qu’un seul but, à savoir, de continuer à vivre en contaminant un maximum de personnes. Même la liste de personnes infectées et de décès qui s’allonge à la seconde près, et dont les victimes sont à la fois des personnes âgées mais également des jeunes à la fleur de l’âge, n’est pas pour refroidir l’ardeur de ces croquemorts autoproclamés du coronavirus.

Ce triste postulat nous renvoie à l’image une frange de la population aux réflexes puérils, égoïstes quand ce n’est pas tout bonnement criminels. Oui, nous avons bien dit criminels car, il y en a qui ont même l’outrecuidance, figurez-vous, d’exploiter le malheur d’autrui à fond en se faisant passer pour des agents du ministère de la Santé, alors qu’ils ne sont en fait, que de vils malfaiteurs contre qui les autorités concernées ont alerté l’opinion publique et tiré la sonnette d’alarme. Le moins que l’on puisse dire en pareil situation c’est qu’ils sont aisés ceux-là de ne pas être aux Philippines du Président Dutert. Car là-bas, de tels énergumènes seraient fusillés sans autre forme de procès. En effet, on peut lire dans un journal local Philippin que ce dernier à donner l’ordre à ses officiers de police de tirer sur tous ceux qui violent le confinement instauré. C’est certes très fort comme consigne, mais dans le contexte du Coronavirus, il est clair que compte tenu de l’envergure de la contamination, pour certains Chefs d’Etat, il vaut mieux prévenir que guérir. Pour cause, la guérison n’est pas assurée pour tous. Pour cause, les statistiques démontrent clairement que 2% des infectés du Covid-19 laisseront leur vie. Tout ceci nous fait dire que l’heure n’a jamais été aussi grave dans le pays. Dans un tel contexte douloureux, nos pensées vont aux familles des victimes qui, non seulement ne pourront pas organiser des obsèques solennelles aux défunts, mais qui en plus, auront à subir les stigmates associés au Covid-19. Enfin, s’il nous reste encore un peu de sensibilité et d’humanisme, restons chez nous pour préserver la vie humaine et éviter au pays l’hécatombe annoncée d’une crise humanitaire mal maitrisée.

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