Read Time:1 Minute, 46 Second

Huit millions d’hectares. C’est l’étendue des dégâts causés par les incendies en Australie depuis septembre. C’est trois fois plus que la surface partie en fumée cet été en Amazonie. Pour prendre une image plus proche de nous, c’est comme si l’ensemble de l’île d’Irlande avait entièrement brûlé. Alors que les autorités australiennes ne prévoient pas de réelle accalmie avant plusieurs semaines, des milliers de personnes ont été forcées de fuir ou ont dû être évacuées en urgence. Ce lundi, près de 3.000 réservistes ont été mobilisés afin de venir en aide aux pompiers déjà épuisés par des semaines de lutte contre les flammes.

Au-delà des images impressionnantes des incendies, il faut aussi se poser la question des conséquences à court, moyen et long termes pour l’écosystème australien et pour le réchauffement climatique. Concernant le premier problème, un nombre a frappé les esprits : selon une équipe de scientifiques de l’université de Sidney, au moins 480 millions d’animaux auraient été « affectés » par les incendies. Cela ne veut pas dire qu’ils sont tous morts, mais qu’ils ont par exemple perdu leur habitat et leurs sources de nourriture. Ainsi, la ministre de l’Environnement australienne estimait fin décembre qu’environ 30 % des koalas de la région côtière de la Nouvelle-Galles du Sud étaient morts.

« La base même de l’écosystème, la forêt, le bush, ont complètement disparu »

« Certaines espèces touchées sont des espèces endémiques, c’est-à-dire présentes seulement en Australie, rappelle Franck Courchamp, directeur de recherches au CNRS et écologue. On connaît le koala, le kangourou, mais il y a aussi l’émeu, le wombat… De nombreuses espèces qui étaient déjà menacées avant sont encore plus fragilisées maintenant. Le fait de perdre brusquement toute une partie de sa population et son habitat, c’est ce qui fait basculer une espèce vers l’extinction. » Certaines images, comme celles d’un pompier australien donnant à boire à un koala assoiffé et rescapé des flammes, sont d’ailleurs devenues virales ces derniers jours. Cette disparition de masse des anima

Happy
Happy
0 %
Sad
Sad
0 %
Excited
Excited
0 %
Sleepy
Sleepy
0 %
Angry
Angry
0 %
Surprise
Surprise
0 %
Previous post Flacq : Un nouveau driving test centre
Next post Tranquebar : Une octogénaire agressée par son fils
Close