July 13, 2024
Hennessy Court 3rd floor Sir John Pope Hennessy street Port-Louis
News

Réouverture de nos frontières : « Sans une réouverture, la perte d’emploi sera réelle »

Croisons les doigts pour que le classement des pays à risque de contrôle des maladies et de la prévention du lundi 13 septembre ne joue pas contre nous, en ce qui concerne, les réservations du mois d’octobre. C’est d’ailleurs, le souhait de non seulement du Premier ministre adjoint, Steven Obeegadoo, mais aussi, de tout un chacun. L’économie de Maurice a besoin d’un coup de pouce et pour cela, nous comptons sur la réouverture de nos frontières.

Confiant malgré lui, le Premier ministre adjoint était face à la presse jeudi 16 septembre pour la National Communication Commitee au bureau du Premier ministre, concernant la réouverture totale des frontières prévue le 1er octobre 2021. Avec 62 % de personnes vaccinées, nous sommes sur la bonne voie au niveau de la vaccination chez nous. De ce fait, ce chiffre permet à notre île d’être en faveur de la réouverture complète des frontières.

« S’il n’y a pas une ouverture de frontière, il y aura beaucoup de perte d’emploi », a déclaré le ministre, Steven Obeegadoo. L’avenir des milliers de Mauriciens repose sur la réouverture de nos frontières. Bien évidemment, il fait ressortir que l’industrie du tourisme représente un pilier de l’éco- nomie mauricienne.

Par ailleurs, il a tout aussi tenu d’apporter des éclaircissements concernant la réouverture des frontières à Rodrigues. Ce dernier n’est pas concerné par cette action puisque le nombre de vaccinations est de seulement 42 %. Afin de connaître les appréhensions de la population mauricienne, l’équipe de Mazavaroo a recueillis quelques témoignages de cette décision qui inquiète beaucoup.

« C’est vrai que cela fait peur, mais il nous faut penser aussi à notre emploi », souligne Christopher Antoine. Inquiet de son avenir, cet habitant du nord partage qu’il se retrouvera à la porte si la réouverture ne se fait pas dans les semaines voir les jours à venir. « Je travaille dans un magasin dans le nord et nous dépendons beaucoup sur les touristes pour notre revenu. » D’ailleurs, son travail est déjà menacé. « Mon collègue et moi, nous avons déjà reçu une lettre mentionnant que si toutefois, en gros, il n’y a pas de touristes, nous serons à la porte. »

Une situation qui s’avère tout aussi similaire pour Maeva Sinneya. Travaillant dans un hôtel du sud, la jeune femme confie que ses projets sont à l’eau depuis le premier confinement à Maurice. « Déjà qu’au début même du confinement, toutes les banques ont rejeté mon dossier de prêt, tous mes projets sont tombés à l’eau. » Cependant, cette habitante de Chemin Grenier préfère ne pas imaginer la suite si les frontières ne sont pas ouvertes. « Je comprends la peur des Mauriciens, mais ma famille dépend de mon emploi et c’est ça le plus inquiétant. » Contraire à la décision des autorités, Nicolas Gentil affirme son désaccord à la réouverture du pays. « Je suis conscient de l’économie, mais, pour moi, la santé de la population est plus importante que tout. » Actuellement, travailleur indépendant, soit charpentier, le jeune homme est confiant que l’île retrouvera son économie en temps et lieu. « Ce n’est certainement pas le 1er octobre, mais notre économie reprendra son cours en temps et lieu. »

Ouverture des frontières de l’UE : la liste actualisée des pays autorisés

Le 9 septembre 2021, la liste des pays dont les voyageurs sont autorisés à entrer dans l’Union européenne (UE) pour des déplacements non essentiels a été actualisée. Les touristes en provenance d’Uruguay peuvent désormais voyager en Europe. Par contre, six nouveaux pays, dont le Japon, ont été retirés de la liste.

Dans le cadre de la pandémie du Covid-19, les pays de l’Union européenne (UE) et les pays hors UE associés à l’espace Schengen (Islande, Liechtenstein, Norvège et Suisse) se sont accordés sur la levée des restrictions des voyages non essentiels à destination de l’UE et de l’espace Schengen.

Dans un communiqué de presse publié le 9 septembre 2021(nouvelle fenêtre), le Conseil de l’UE a publié la liste actualisée des pays concernés. Les États membres sont appelés à ne pas décider unilatéralement de lever les restrictions de déplacement à l’égard de pays tiers.

Une liste évolutive de pays autorisés

Le 9 septembre 2021, l’UE a recommandé aux États membres l’ouverture des frontières et la levée des restrictions de voyages considérés comme non essentiels pour les treize pays suivants :

Bosnie-Herzégovine ; République de Moldavie ; Ukraine ; Canada ; Uruguay (nouveau) ; Arabie Saoudite ; Jordanie ; Qatar ; Corée du Sud ; Singapour ; Chine, sous réserve de confirmation de la réciprocité ; Australie ; Nouvelle-Zélande.

Les restrictions aux déplacements devraient également être progressivement levées pour les régions administratives spéciales de Hong Kong et Macao et pour le territoire de Taïwan. En revanche, six pays ont été retirés de la liste : l’Albanie, l’Arménie, l’Azerbaïdjan, la Serbie, Brunéi et le Japon.

Cinq pays et un territoire avaient déjà fait l’objet d’un retrait le 30 août 2021 : le Monténégro, la République de Macédoine du Nord, Israël, le Liban, les États-Unis et le Kosovo. Les résidents d’Andorre, de Monaco, de Saint-Marin et du Vatican sont considérés comme des résidents de l’UE aux fins de cette recommandation.

Le Conseil de l’UE rappelle que sa recom- mandation n’est pas juridiquement contraignante, et que les États membres peuvent lever les restrictions temporaires en matière de déplacements non essentiels vers l’UE pour les voyageurs entièrement vaccinés. Pour lutter contre l’épidémie de Covid-19, la Commission avait recommandé en mars 2020 une restriction temporaire de tous les déplacements non essentiels effectués au départ de pays tiers à destination de l’UE. Les déplacements avaient alors été temporairement suspendus.

Le 30 juin 2020, le Conseil avait adopté une recommandation concernant la levée progressive des restrictions, pour une première liste de pays. Le 13 octobre 2020, le Conseil avait également adopté une recommandation établissant des critères communs et un cadre commun à la circulation des personnes à l’intérieur de l’UE en réaction à la pandémie de Covid-19.

Une levée des restrictions sous conditions Les critères permettant de déterminer les pays tiers pour lesquels les restrictions actuelles de déplacement sont levées(nouvelle fenêtre) ont été mis à jour le 20 mai 2021.

La levée des restrictions s’appuie sur la situation de chaque pays. Ces critères sont :

• le nombre de nouveaux cas de Covid-19 pour 100 000 habitants au cours des 14 derniers jours (pas plus de 75) ;
• une tendance stable ou en baisse du nombre de nouveaux cas ;
• le nombre de tests effectués ;
• un taux de positivité inférieur à 4% parmi tous les tests effectués ;
• la détection dans un pays de variants préoccupants du virus ou à suivre ;
• les progrès réalisés dans la vaccination de la population ;
• la riposte globale au Covid-19 dans le pays ;
• la fiabilité des informations et des données ;
• la prise en compte, au cas par cas, de la réciprocité des mesures.