RAJESH BHAGWAN : LA RETRAITE OU LA FUITE !

Pima Ruz

4 weeks ago - Last update:

En s’en prenant à Jean-Michel Lee Shim au Parlement, Rajesh Bhagwan a montré une fois de plus son instinct maladif ponctué par sa verve à diaboliser ceux qui n’épousent pas les manigances de son leader et qui lui font de l’ombre. Quelle puisse être l’indignité d’un homme qui passe sa vie à marcher à quatre pattes devant son chef ? Immense devrait-on dire. Que lui reste-t-il pour se sauver? Peu de choses évidemment, pour ne pas dire rien.

Comme son leader Paul Bérenger (devant lequel il crapahute indécemment,
voire indignement depuis le début de sa carrière) Rajesh Bhagwan est sans l’ombre d’un doute à la croisée de sa carrière politique. Il y a des signes qui ne trompent pas: Il radote, il divague, il a perdu le fil de sa pensée. ANXIOGÈNE (trouble émotif caractérisé par un état de malaise, d’agitation, de doute et d’insé- curité), il suscite la dérision et le dégoût. Marionnette, il est autant la cause du déclin du MMM que le symptôme. Il est une belle illustration d’un politicien qui agit seulement avec ses incohérences et la fidélité aveugle qu’il voue à PB ; et dans son cas il a érigé ses lubies et ses croyances en vérités alternatives. Heureusement pour le pays qu’il ne soit pas ministre.

Sa difficulté de maintenir une relation avec autrui, son intolérance à la frustration, son intolérance à la culpabilité, sa tendance à blâmer autrui l’ont fait devenir un psychopathe. Vous avez aujourd’hui une figure politique dans une impasse définitive. Outre le fait, qu’il devra un jour en répondre.

Manipulation, servitude, arrogance: toute la vie politique de Bhagwan s’est déroulée successivement en trois actes. Il est arrivé à la fin de sa carrière. S’il persiste, il sombrera dans la honte. Il a toujours géré son destin, en utilisant sans vergogne les mêmes méthodes et stratagèmes de son guru Paul Bérenger, en abusant des faiblesses de ses propres militants et des mandants, retournant les situations à son avantage, mais hélas pas à celui de son pays. Il y a de la malédiction à passer sa vie à agir ainsi. Si Bhagwan ne comprend rien à cela, laissons-lui finir dans le caniveau des rats.

Des experts d’États comme R. Bhagwan ont ignoré sans aucun état d’âme, dans la circonscription où ils ont été élus plusieurs fois, des drames sociaux, réduits au simple statut de charges financières. Pour RB, au no. 20, il y avait donc non pas des humains derrière ces acquis, mais des charges à « décharger ». Inadmissible ! Il a considéré les exclus comme un poids financier pour la société. Et la mission de Bhagwan fut celle de le délester de ce poids.

Confidences interdites pour ces mauves en décrépitude : Normalement, lorsque Jean-Michel Lee-Shim inter- vient pour combler le vide laissé par ces politiques malhonnêtes et aussi les démasquer, R. Bhagwan se rend à l’évidence que les gens réaliseront les simagrées, les subterfuges dont ils ont été victimes [tombant naïvement dans le piège et dédiant un vote à ce politique à double-face]. Son recours lâche aux allégations, aux insinuations au Parlement est en fait une tentative de détournement de ses propres machinations. Pensant que les attaques malveil- lantes, sous le couvert de l’immunité, à l’égard de JMLS dévieront l’attention de la population. Au contraire, le faux-semblant de Rajesh Bhagwan, mis à nu, ne passera pas cette fois-ci.

Ainsi, à charge de rappeler, d’emblée, ceci : L’assistance sociale de JMLS a convaincu dans une société recelant des injustices socio-économiques et expose la fuite en avant devant leurs responsabilités des politiques tels que Bérenger et Bhagwan. Cette initiative de M. Lee Shim dénote donc, lorsqu’il la soutient en plusieurs formes, le souci ou le devoir humanitaire d’offrir aux exclus la possibilité d’être entendus, soutenus, accompagnés, aidés, bref de ne pas être, réellement et totalement, laissés tombés par la société.

Les structures qui touchent les démunis, les mères-célibataires et les cancéreux sont donc présents aussi au no. 20 pour offrir aux exclus un soutien, un espace d’accueil, d’écoute et de paroles; où leur humanité flétrie ou perdue [par la faute de ce Bhagwan] dans la société est susceptible de leur être restituée. Cet espace conçu par le philanthrope JMLS forme ainsi un abri pour la sauvegarde et la préservation de l’humanité des exclus qui, en dehors de cet abri, sont continuellement délaissés, stigmatisés ou sommés de rendre des comptes aux politiques. Comme nous le disait, récemment, une usagère en souffrance d’une habitation et d’une subsistance conforme à sa dignité : « Chez SMP, je me repose de l’enfer du monde !»

L’interrogation aujourd’hui est que Bhagwan a été écervelé et déraisonné par sa courbette sans fin devant PB. Dans cet univers convulsé de la politique mauricienne, chargée de peu de vertus, mais d’innombrables vices, les agissements de Rajesh ont fini par être retenus comme les vices les plus marquants de ces dernières décennies.

Le MMM de Bérenger et de Bhagwan n’a jamais eu cette la sagesse de saluer l’inflexion, quitte à permettre aux militants de pointer les insuffisances de leurs dirigeants (qui sont aujourd’hui plus que jamais réelles) et à critiquer durement le leader historique et ses bénis oui-oui [comme Bhagwan] quand ils se dégonflent. Las ! La confrérie du « j’ai toujours raison et les autres ont toujours tort » instauré par le leader indéboulonnable, ne doit pas être contestée ou remise à sa place. Les renoncements des principes pour s’allier au PTR en 2014 auraient dû pourtant inciter à plus de modestie. Plus important que tout le reste. Mais non, pour eux, la fronde, la contestation est responsable de tout.

Aujourd’hui, comble de malheur pour eux, l’action sociale empreinte d’originalité et d’authenticité de J-M Lee-Shim fait désintégrer leurs manœuvres aussi frelatées que fausses. Il était grand temps, car elles n’ont que trop duré. Choisir entre la retraite et la fuite, il ne reste que ces deux options à Bhagwan.