November 27, 2022
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2 juin 2003 : saisie d’héroïne d’une valeur de Rs 11 millions

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Peroomal Veeren lors de sa comparution en Cour.

13 ans de cela, une Sud-Africaine dénommée Martha Elizabeth Rioux, aussi connu sous le nom de Michèle, débarque à Maurice avec deux paquets contenant de l’héroïne. Les douaniers présents à l’aéroport de Plaisance interceptent les deux paquets avec l’aide des éléments de la brigade antidrogue (ADSU). Au total, les paquets pesaient 1 216 grammes et la valeur marchande de la drogue confisquée avaient été estimée à plus de Rs 11 millions.

À travers un exercice de « Controlled Delivery » organisé par les limiers de l’ADSU, sous la supervision du surintendant de police, Appadoo, à Quatre-Bornes. C’est lors de cet exercice que Peroomal Veeren arrive à moto pour prendre possession de la drogue, mais les officiers de l’ADSU sont intervenus pour l’arrêter. Peroomal Veeren prend la fuite lorsqu’il s’aperçoit que c’était un traquenard, mais la Sud-Africaine, Michèle, identifie Peroomal Veeren comme étant la personne qui était sur la moto, venu récupérer les paquets de drogue. Le juge Asraf Caunhye, qui siégeait à l’instance criminelle de la Cour suprême, l’a condamné à purger 34 ans de servitude pénale en avril 2010. La cour d’assises a statué qu’il est un trafiquant de drogue, compte tenu de la valeur de la drogue saisie. Mais ce dernier conteste en appel la décision des Assises. Le « full bench » de la Cour suprême rejette sa demande. L’inspecteur Seeneevassen avait déclaré à la cour qu’au cours de son arrestation, Peroomal Veeren avait dit que « pou tase mo kone mo finn tase, guet enn kou ki kapav fer pou mwa zot pa pou perdi ». Peroomal Veeren, surnommé « Le Parrain » de la drogue était alors âgé de 33 ans. Il a afirmé devant la commission sur la drogue que : « Mo ti ena enn lavi normal. Mo ti pe travay Caudan Security.»

Possession de Subutex en prison

Peroomal Veeren et deux de ses complices, Vishnu Dusorath et Gilbert Louise, ont été reconnus coupables de possession de subutex alors qu’il se trouvait en prison. Cette drogue a été retrouvée dans sa cellule à la prison de Beau-Bassin en décembre 2009. Veeren a écopé de deux ans de prison pour ce délit, toutefois, les 720 jours qu’il a passé en prison seront déduis de cette peine.

Allégations contre des policiers et menaces de morts

Peroomal Veeren avait déclaré à la commission d’enquête sur la drogue, qu’Hector Tuyau, ancien responsable des enquêtes au sein de la commission Lam Shang Leen, avait truqué les éléments afin que sa sentence augmente : « Dans le rapport du Forensic Science Laboratory (FSL), il était mentionné qu’on avait retrouvé 4,38mg de drogue sur moi, mais quand je suis passé en Cour, c’est devenu 4,38 g. Akoz sa mem monn gagn trwa zan prizon. » Peroomal Veeren explique qu’il n’était pas un dealer auparavant et qu’il menait une existence sans histoire.

Ce n’est qu’en 2002, que l’inspecteur Tuyau l’avait arrêté à la suite d’une affaire de drogue et qu’il avait été libéré sous caution. Dans le rapport du Forensic Science Laboratory, il était mentionné qu’on avait retrouvé 4,38mg de drogue sur Peroomal Veeren, mais quand il était passé en cour, c’est devenu 4,38 g. Hector Tuyau se défend en affirmant que : « Peroomal Veeren fait une fixation sur moi, ainsi que sur Vinod Appadoo ». Il affirme aussi que les accusations de Peroomal Veeren sont faux, car dit-il : « Vinod Appadoo, alors chef de l’ADSU et moi-même avions été à la base des deux seules arresta- tions de Veeren. C’était en 2003 et en 2005 respectivement ». Pour ce dernier, Peroomal Veeren est un fabulateur qui n’impressionne personne.

Navind Kistnah

Peroomal Veeren est aussi lié à l’enquête sur l’importation de 157 kilo d’héroïne par Navind Kistnah. Ce dernier explique avoir suivi des instructions provenant du milieu carcéral. Peroomal Veeren le contactait en utilisant des cellulaires, via Facebook, Messenger et WhatsApp. « Mon rôle était de rencontrer les contacts étrangers pour conclure des deals pour l’importation d›héroïne. On m’indiquait où je devais me rendre. » Navind Kistnah a expliqué comment il a bénéficié de facilités pour compléter sa mission en Afrique du Sud, jusqu’au Mozambique.

Zuhayr DHUNNY

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