October 7, 2022
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Autour des décès de Gaïqui et Permés

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David Gaiqui, un suspect de 42 ans arrêté le vendredi 26 janvier 2018 dans le cadre d’un vol dans une stationservice; et Jean Gaël Permés, 29 ans, incarcéré pour une affaire de « Rogue and Vagabond ». Deux morts, deux citoyens fichés et poursuivis pour des infractions différentes, mais qui sont liés par personnes interposées et des initiatives précipitées. C’est pourquoi certaines mauvaises langues attribuent le triste sort des deux hommes à un facteur semblable. Empressons-nous d’ajouter que, si dans la mort de C. Permés, l’arrestation de quatre surveillants de prison fait resurgir les violences policières ; en revanche aucun foul-play n’a été constaté dans la mort de Gaïqui. Il a été terrassé par une crise cardiaque à l’hôpital, selon le rapport médical officiel.

Est-ce que ces deux décès seraient-ils liés, se demandent ceux qui sont rompus aux intrigues encombrant les relations tendues entre enquêteurs-gardes-chiourmes et les trafiquants de drogue et autres braqueurs, lors des interrogatoires et pendant l’incarcération respectivement? Deux hommes connus des forces de police, deux hommes arrêtés par les limiers et deux hommes dont le trépas survient chacun, à quelques jours d’intervalle. Simple coïncidence? Cependant, certains ne manquent pas de répandre des doutes. Jusqu’a preuve du contraire, nous nous en tenons au rapport médical officiel et aux enquêtes préliminaires. Il reste que certaines questions sont lancées sur Facebook: Est-ce que les droits de l’homme sont-ils respectés ? Est-ce que ces hommes et ces femmes, qui sont au banc des accusés, sont-ils informés de leurs droits fondamentaux ? Est-ce que les interrogatoires sont-elles filmées, comme preuve dans les affaires concernées ? Y aurait-il un témoin pour confirmer la véracité des aveux que font les détenus lors de leurs interrogatoires ?

RÉCITS DES ITINÉRAIRES DES DEUX HOMMES DÉCÉDÉS

Tout commence par un homme : David Gaïqui, âgé de 42 ans. David est l’homme qui avait été menotté, dénudé, attaché à une chaise au poste de police de Curepipe en janvier 2018. Cet habitant de Pailles était soupçonné de faire partie d’un gang qui aurait commis plusieurs braquages ; notamment à la station-service d’Indian Oil à Wootun, à la succursale de Steven Hills à Chemin-Grenier et à celle de Thomas Cook à Terre-Rouge. Son frère Pascal, un habitant de Pointe-aux-Sables, âgé de 36 ans, était également suspecté. Ce qui fait jaillir l’affaire publiquement, c’est une photo affichée sur Facebook. Nous sommes le vendredi 26 janvier 2018, le cliché d’un homme nu, assis sur une chaise, les mains derrière le dos et enchaînées, tout comme ses pieds. Cette photo est celle de David Gaïqui, prise par son avocat, qui arrivait dans les locaux de la Criminal Investigation Division (CID) de Curepipe. Il va à la rencontre de son client, mais apparemment, il n’était pas le bienvenu.

Il a, à peine le temps, de prendre subrepticement, discrètement une photo de son client sur une chaise et la fait circuler immédiatement sur Facebook et c’est le buzz. La légende qui accompagne la photo interpelle d’autant plus : «Naked and beaten up at Curepipe CID. That’s how my client is treated. Welcome to Mauritius of 2018,…», écrit l’avocat Anoup Goodary. Selon ce dernier, l’homme a été victime de brutalités policières. Un premier rapport (sur ce qui s’est passé au commissariat de police) devait être rendu la semaine qui suivit les faits. Selon les médias, l’équipe qui travaillait ce jour-là devait-être entendue le lundi 29 janvier. Commentant le « strip search » que défendent les policiers et leur syndicat, l’Attorney General devait expliquer que cette pratique existe, mais qu’il y a des paramètres stricts à respecter. « Combien de temps prend une fouille corporelle et combien de temps est-ce que le suspect est-il resté nu ? », se demande l’Attorney General. Cela revient à l’enquête de déterminer si la thèse de « strip search » tenait, ou pas, la route. L’attorney General, Maneesh Gobin, devait lui assurer : ” J’ai parlé à l’adjoint au commissaire de police pour qu’une enquête soit lancée sur cet affaire de brutalités policières. Elle est en cours”. David Gaïqui devait comparaître devant la cour de justice de Curepipe le lundi matin 29 janvier pour le vol dont il était suspecté. Il était défendu par plusieurs avocats. Il avait entretemps porté plainte le samedi précédent, contre son homme de loi du début Anoup Goodary, après la circulation de sa photo, par ce dernier, sur les réseaux sociaux.

L’avocat s’était alors retiré de l’affaire. Trois jours après la publication du cliché, les parlementaires-avocats de la majorité et de l’opposition devaient se mobiliser pour réclamer la suspension et l’arrestation des policiers présents. Le suspect David Gaïqui devait être transféré et admis, à l’hôpital psychiatrique de Brown-Séquard, à Beau-Bassin, le mardi suivant, par la police. David Gaïqui devait comparaître devant la justice pour une poursuite sous deux chefs d’accusation. L’homme était soupçonné d’avoir acheté du diesel volé à deux reprises : le 27 novembre 2015 et le 12 janvier 2016. Il devait plaider non-coupable. Le principal accusateur de David Gaïqui fut appelé à la barre des témoins. Jean Dovic Ariano Anderson devait affirmer avoir volé du diesel d’un camion, dans les locaux de la compagnie ERC Ltd. Les vols remontent au 27 novembre 2015 et 12 janvier 2016. Jean Dovic Ariano Anderson avait admis avoir commis ces vols avec la complicité de son ami, Alan Frappier. Coup de théâtre, le témoin change de version et explique qu’il voulait se venger. Le témoin et accusateur avait indiqué qu’Alain Frappier lui avait demandé d’attendre à un arrêt d’autobus avec les jerricans de diesel. Quelques instants plus tard, David Gaïqui est arrivé à bord d’un minibus. Il avait payé Rs 500 pour chaque jerrican d’essence. Le témoin devait expliquer qu’il voulait se venger de David Gaïqui qui lui avait « pris » sa petite amie, alors qu’il était derrière les barreaux. Ce n’est que le 2 février 2018 que David Gaïqui avait retrouvé la liberté après que le Directeur des poursuites publiques (DPP) a conclu qu’il n’y avait pas lieu de le maintenir en détention.

L’accusation provisoire de vol avec effraction devant le tribunal fut rayée sur l’avis du DPP. Les avocats de David Gaiqui, Mes Sanjiv Teeluckdharry, Ravi Rutna et Ericson Mooneeapillay avaient présenté une motion pour rayer toutes les charges provisoires. Le 20 février 2018 David Gaïqui réclame la somme de Rs 50 millions de dommages. Dans sa mise en demeure, l’habitant de Pailles, qui était chauffeur, devait raconter le cauchemar qu’il a vécu depuis son arrestation le 26 janvier 2018; laquelle il avait qualifié d’arbitraire et injuste. D’autant plus qu’il n’a jamais été mis au courant des raisons pour lesquelles il avait été appréhendé, toujours selon ses dires. David Gaïqui faisait état des humiliations et des tortures qu’il avait subies dans les locaux de la Criminal Investigation Division (CID) de Curepipe. Il avait participé à une reconstitution des faits, en présence de ses avocats et des membres de sa famille, le 22 février 2018 à la CID de Curepipe. Peu après l’exercice, il fut autorisé à rentrer chez lui.

« Il n’y a pas eu de brutalités policières commis contre David Gaïqui », avait affirmé Sir Anerood Jugnauth (ministre mentor et ministre de la Défense) en se référant au rapport de la Police Complaints Division (PCD) de la Commission nationale des droits humains. Il note cependant, que la fouille corporelle a été menée « de façon humiliante ». Le ministre de la Défense le reconnaît : « La police a fait preuve d’abus » Répondant à la Private Notice Question, il explique que mettre à nu un suspect est devenu une pratique courante « à cause du problème de drogue ». Ajoutant qu’« il y a eu de nombreux cas » où des suspects dissimulent des substances illicites dans leurs parties intimes. »

L’avocat Anoup Goodary convoqué au CCID

L’avocat Anoup Goodary était attendu aux Casernes centrales le mardi 11 septembre matin. Il sera interrogé par les enquêteurs du CCID par rapport à l’affaire Gaïqui. Il était accompagné de son homme de loi, Me Yusouf Mohamed, Senior Counsel. David Gaïqui était en contact avec la famille de Caël Permés, ce jeune détenu de 29 ans retrouvé mort à La Bastille. C’était d’ailleurs lui-même qui avait obtenu les photos choquantes du corps de Permés en premier et c’est toujours lui qui avait fait parvenir ces photos aux proches de Caël Permes ainsi qu’à ses avocats. Selon les regroupements de l’affaire, tôt le matin du dimanche 10 mai 2020, David Gaïqui se plaignait de douleurs à l’abdomen. Il avait pris deux médicaments avant de se rendre à l’hôpital. Quelques heures plus tard, son épouse reçoit un appel d’un membre du personnel soignant de l’hôpital de Pailles, lui expliquant que son époux est mort. David Gaïqui est l’homme qui avait fait éclater la polémique des blessures portées à Caël Permés, après la mort de l’habitant de Ste Claire. Il avait fait parvenir des photos du prisonnier à l’avocat Anoop Goodary. Ce dernier les avait ensuite postées sur sa page Facebook. Ce sont des photos de l’autopsie de Caël Permes, lequel avait été retrouvé mort dans la Special Protection Cell No.1 de la prison de haute sécurité à La Bastille, à Phoenix. L’autre autopsie de David Gaïqui a été pratiquée, sur la demande de sa famille le 11 mai par le chef du département médico-légal, le Dr Sudesh Kumar Gungadin, assisté du Dr Satish Boolell, tous deux appelés par la famille. Il a fallu attendre la confirmation que les tests du Covid-19 soient négatifs, pour que l’autopsie puisse être pratiquée. Selon le rapport d’autopsie, David Gaïqui est décédé des suites d’une insuffisance cardiaque. Alors que la blessure qu’il portait au front serait due à une lourde chute qu’il aurait faite à son arrivée à l’hôpital. Ses proches soupçonnent quand même une négligence médicale. David Gaïqui est mort au même moment où la police enquêtait sur la provenance de ces photos. La grande question qui plane sur l’affaire: si les deux affaires étaient liées ?

Qui était Caël Permés?

Caël Permés était connu comme un homme toujours entouré par des gros bras. Il avait fait l’objet d’une enquête à la suite des menaces dirigées contre un « Deputy Commissioner » de la prison. Jean Caël Permés, qui était incarcéré pour une affaire de « Rogue and Vagabond », se trouvait depuis quelques mois à la New Wing Prison de Beau-Bassin et ce jusqu’à mardi après-midi où l’ordre de son transfert est donné. Les enquêteurs tentent de déterminer la raison « urgente » de ce transfert en cette période de confinement sanitaire. De plus, des traces de sang ont été prélevées dans le véhicule utilisé pour transférer le prisonnier. L’homme âgé de 29 ans, devait être retrouvé le mardi 5 mai 2020, gisant dans la cellule No 1 du bloc administratif de la prison de La Bastille à Phoenix, par un officier de la prison vers les 20 heures 50. Il était à moitié nu et avait des ecchymoses sur le haut du corps et des blessures au coude droit.

Il était déjà mort au moment de cette découverte macabre dans sa cellule. Les journaux parlent de « meurtre ». Des photos de son cadavre publiées sur le net montrent les atrocités qu’il a subies. Il a été transféré de la Prison de Beau-Bassin et conduit à La Bastille. Beaucoup de zones d’ombres entourent cette affaire tragique. Quatre gardiens de prison affectés au Correctional Emergency Response Team (CERT) ont été convoqués et arrêtés. Ils sont actuellement sous le coup d’une accusation. Plusieurs unités de la force policière, notamment le Central Criminal Investigation Department (CCID), la Major Crime Investigation Team (MCIT) et les différentes unités de Criminal Investigation Division (CID) de la Central Division travaillent en collaboration pour établir les causes exactes de la mort de Jean Caël Permés. De plus, l’autopsie, pratiquée par le numéro un du département médico-légal, le Dr Sudesh Kumar Gungadin, le mercredi 6 mai, a conclu que Jean Caël Permés est décédé suite à une hémorragie dû à de multiples blessures. Ce qui portait à croire que sa mort pourrait ne pas être de cause naturelle. La thèse du “Foul Play” est privilégiée.

Caël Permés laisse derrière lui quatre enfants âgés entre 3 mois et 12 ans. Ouvrons une parenthèse pour dire que, en dépit des manœuvres occultes et sombres de Caël, le drame qui en ressort de la situation de ses quatre enfants doit toucher et concerner et les gens et les organisations non-gouvernementales, sans mentionner les autorités. Ailleurs, l’encadrement psychologique de ces gosses est rapidement assuré, parmi d’autres secours. Pour revenir aux étapes liées à la mort de CP, le véhicule qui a été utilisé pour son transfert a été placé sous scellé au poste de police de Vacoas. Les éléments de la police scientifique devraient passer au crible le 4×4. Selon les premières investigations, des traces de sang ont été retrouvées dans la cellule, occupée par le suspect à La Bastille, peu après son arrivée. L’endroit semble avoir été lavé à l’eau. Cela dans une évidente tentative d’enlever des traces de sang, selon les présomptions des enquêteurs. Un matelas et un sol humides tendent à le confirmer. Les éléments du SOCO sont cependant parvenus à prélever des échantillons de sang dans la cellule du défunt. Caël Permes avait été retrouvé mort dans la Special Protection Cell No.1 de la prison de haute sécurité à La Bastille, à Phoenix. Les funérailles de ce dernier étaient hors normes, car dans la nuit qui précédait son enterrement, il y a eu un défilé de plusieurs véhicules, ponctué par la diffusion de musique à haut débit; et le lancement de coupures d’argent dans la foule, pour un dernier adieu. Des images qui ont choqué plus d’un à la Résidence Ste-Claire dans la soirée du jeudi 7 mai. Ces images pouvaient être vues sur tous les réseaux sociaux et la scène avait été baptisée sur la toile comme « Opération arrose cass ». Selon des regroupements d’informations, des personnes ayant pris place dans un camion aurait commencé à lancer des billets aux personnes présentes dans les rues de Résidence Ste-Claire.

ENTER SIDDICK ISLAM

Trois détenus ont été interrogés par la Major Crime Investigation Team (MCIT) dans le cadre de l’enquête sur le décès de Jean Caël Permes (29 ans). Tout comme Kusraj Lutchigadoo, Siddick Islam, a confirmé avoir entendu des cris en provenance de la cellule du défunt. Une équipe de l’ASP Seebaruth s’intéresse à la relation qu’entretenait Siddick Islam avec Jean Caël Permés suite à une enquête pour blanchiment d’argent entreprise par l’Independent Commission Against Corruption (ICAC) en lien avec Ricardo Agathe. L’épouse de Jean Caël Permes, Chianah Permes, a pour rappel, acquis une Audi décapotable, qui avait appartenu à Naserah Vavra, la compagne de Siddick Islam. Le véhicule avait été repeint et sa plaque d’immatriculation changée sans l’aval de la National Transport Authority. La voiture se trouvait chez Khalil Ramoly, beau-frère de Naserah Vavra, à St FrancoisXavier. La MCIT tentera ainsi d’établir si Siddick Islam n’utilise pas la mort de Jean Caël Permes pour régler ses comptes personnels. Idem pour Kusraj Lutchigadoo, qui s’est plaint de sa détention à La-Bastille depuis longtemps et avait demandé à être transféré. Quoiqu’il reste à savoir de quoi il retournera dans toutes ces affaires noires, les autorités sont appelées à apporter des réformes carcérales, à intensifier la lutte contre le trafic grandissant de la drogue (malgré les nombreuses réussites dans les opérations de l’ADSU), à adopter une nouvelle approche méthodique de la délinquance, à procéder à une utilisation optimale des vidéos de surveillance et à l’acquisition des derniers accessoires relatifs aux technologies de pointe. Ce temps de saupoudrer des mesures artificielles est révolu. Plus on tergiversera, plus les dégâts feront des ravages ; et c’est toute la sécurité de la société qui se fragilisera davantage. « L’autre, c’est pas moi », cette mentalité égoïste qui prévaut dans le public devra faire place à une prise de conscience collective, à l’effet que tout ce qui se dégrade ailleurs atteindra un jour nos portes, notre cellule familiale, menaçant notre quiétude, notre sécurité, notre environnement et nos enfants, à nous. Tout cela doit remettre en mémoire tous ceux qui entendu l’ancien Président Cassam Uteem, un de ses discours publics. Alors qu’il insistait auprès des habitants d’une des localités de sa circonscription, sur le fait que les problèmes rongeant les autres dans les régions avoisinantes devraient les concerner, un membre du public dans la salle devait lui répliquer : « pourquoi devrais-je me soucier de la situation dégradante qui ne me concerne pas et dont je ne suis en aucune façon responsable; et qui n’affecte pas ma localité ? » C. Uteem lui répondra d’une manière si convaincante, si réaliste que toute la salle devait acquiescer et applaudir: « quand ces endroits proches du vôtre sont la proie des maux de la société et qu’on n’arrive pas à les contenir, le résultat sera que les ratés qui se transformeront en voleurs, violeurs, drogués, délinquants, criminels (qui mettront votre vie en danger et s’attaqueront à votre sécurité), sortiront de ces localités, livrées à ellesmêmes, abandonnées. Quelle réflexion lancinante ! ses comptes personnels. Idem pour Kusraj Lutchigadoo, qui s’est plaint de sa détention à La-Bastille depuis longtemps et avait demandé à être transféré.

Rassemblement de masse durant le confinement

Il semblerait que la police soit sur toutes les pistes possible autour des différents mobiles qui auraient pu résulter de ce drame, mais la piste qui pourrait expliquer comment est-ce qu’un détenu peut-il être retrouvé mort dans sa cellule sans qu’un gardien peut expliquer ce qui s’est réellement passé ou qui a essayé de nettoyer la scène de crime ! Deux hommes, deux funérailles hors normes durant la période de couvre-feu sanitaire. L’un se voit célébrer avec des hommes debout sur un camion qui faisaient pleuvoir des billets en sa mémoire et sur de la musique et l’autre reçoit un hommage avec une foule qui bravent le couvre-feu sanitaire et défilent pour suivre le cortège funèbre. Est-ce que cela peut-il dire qu’il y a des cas exceptionnels où les rassemblements sont autorisés ? Car n’oublions pas de rappeler que durant le couvre-feu sanitaire, le nombre de personnes pour une veillée funèbre et un enterrement est « limité ».

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