November 30, 2022
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Covid-19; Pourquoi je me suis fait vacciner

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Depuis le lancement de la campagne de vaccination à Maurice, jeunes et moins jeunes se sont fait vacciner de leur plein gré. Un choix stratégique pour limiter la propagation du virus. C’est, font-ils comprendre, un acte de solidarité. Témoignages.

Se faire vacciner ou pas contre la Covid-19 ? A ce jour, la vaccination n’est pas obligatoire. Le ministre de la Santé, Kailesh Jagutpal, l’a de nouveau répété en répondant à la Private Notice Question du leader de l’opposition, mardi 20 avril. A ce jour, plus de 200 000 Mauriciens ont reçu leur première dose de vaccin et la campagne pour l’injection de la deuxième dose est déjà entamée.

Pour des raisons personnelles ou professionnelles, ils font partie de ceux qui ont reçu leur première dose de vaccin. Mazavaroo donne la parole à ces Mauriciens. «C’est un geste volontaire, important et de solidarité vis-à-vis des autres», disent-ils tous.

Yudish Ramrecha, 42 ans : «Je veux me protéger»

Il n’a pas hésité à se faire vacciner. Et Yudish Ramrecha, 42 ans, n’a aucun regret. «Déjà, c’est intéressant de se rappeler c’est quoi un vaccin. A ce jour, les vaccins nous ont permis de maîtriser les maladies à travers le monde. La situation est critique, la vie est précieuse, j’aime mon travail et ma famille et je veux me protéger», fait-il ressortir.

Karine Lapierre, 18 ans : «Un acte de solidarité»

Lorsque Maurice a lancé sa campagne nationale de vaccination contre la Covid-19, avec pour objectif d’immuniser la population, Karine Lapierre n’a pas hésité une seconde. «Il fallait que je me mobilise et que je mobilise mes proches. Cet acte de solidarité, je l’ai fait pour moi et pour ma famille.»

Vinessen Ballah, 25 ans : «Pourquoi attendre ?»

Ce jeune de 25 ans a reçu sa première dose du vaccin AstraZeneca le 18 mars dernier. Il dit l’avoir fait pour se protéger et protéger sa famille. «On doit vivre avec ce virus quoi qu’il advienne. On n’a vraiment pas le choix. Avec le temps, je pense que la vaccination sera un ‘must’, pourquoi attendre ?» fait valoir Vinessen Ballah. La vaccination lui a aussi permis de reprendre le travail. «Je n’ai aucune maladie particulière qui ferait de moi une personne prioritaire pour recevoir le vaccin.»

Yan Beesoondoyal, 33 ans : «Un acte pour sensibiliser les gens»

Il a reçu sa première dose d’AstraZeneca le 14 mars dernier. La seconde lui sera administrée le 25 mai. Vu qu’il travaille au port, il est considéré comme un frontliner. Ce vaccin, soutient Yan Beesoondoyal, il l’a fait de son propre gré. «Je n’étais pas obligé mais c’est un choix que j’ai fait pour que je puisse me déplacer pour pouvoir travailler. C’est en même temps un acte pour sensibiliser les gens», fait valoir l’homme de 33 ans. Même s’il a souffert d’effets secondaires, Yan Beesoondoyal n’a aucun regret. Et il estime qu’à l’avenir tout le monde doit se faire vacciner.

Rubin Louise, 67 ans : «Mieux vaut prévenir que guérir»

«Jai reçu ma première dose de Covaxin le 23 mars. Je l’ai fait car je suis âgé et que j’ai des complications de santé.» Rubin Louis explique avoir profité du fait que la vaccination est gratuite. Il a surtout voulu prendre les devants,«avant que la situation ne se dégrade. Ça passe ou ça casse !». Le sexagénaire est, en effet, d’avis que «mieux vaut prévenir que guérir».

Rose Bijoux, 73 ans : «Tout s’est bien passé»

C’est en mars dernier que Rose Bijoux, 73 ans, et son époux, Gérard, 78 ans, se sont fait vacciner. La première dose du vaccin Covaxin leur a été injectée. La septuagénaire, qui a subi deux attaques cérébrales il y a sept ans et qui peine à prononcer ses mots, souligne que «tout s’est bien passé». Elle affirme que son époux et elle ont pris l’initiative de se faire vacciner ensemble. «Nous sommes très vulnérables. La vie est tellement courte et nous voulons profiter de notre vieillesse.»

Robert Alexandre, 94 ans : «Mo enn solda»

Robert Alexandre dit avoir connu deux guerres. A 94 ans, il garde toujours en mémoire la Seconde Guerre mondiale ; il a été, pendant trois ans, en première ligne en Egypte. La seconde guerre, elle, est invisible et plus sournoise. Il s’agit de la bataille mondiale contre la Covid-19. «Si monn kapav manz ar li depi 2e Guerre Mondiale, mo pou kapav manz ar sa pandemi-la. Mo enn solda ek mo pou menn sa batay-la osi lontan ki mo kapav. Mo’nn vie wi, me mo ankor krint», avance l’ancien combattant. Il a reçu sa première dose d’AstraZeneca au début du mois d’avril et recevra la seconde en juin.

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