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Yoven J Daniel, jeune Mauricien de 28 ans ayant réalisé une carrière réussie en Malaisie depuis 2015, raconte-nous le début de votre passion pour l’équitation et comment vous y êtes arrivé…

Quand j’étais plus jeune, mon père et mon frère aîné m’emmenaient avec eux lorsqu’ils allaient assister à des journées de course les samedis. J’accompagnais souvent mon frère au centre de training à Floréal (Centre Guy Desmarais) pour suivre l’entrainement. Beaucoup de mes amis plaisantaient avec moi en me disant que j’avais le «look» d’un jockey et que je devais monter à cheval étant donné mon poids et ma taille, ce qui m’a amené à réfléchir sérieusement à cette option. Mon père était assez réticent au début quand j’ai partagé cette idée et ma mère est celle qui m’a vraiment soutenu.

J’ai commencé à pratiquer l’équitation à l’âge de 19 ans au Club Hippique de Maurice. J’y ai passé 2 ans à travailler avec les chevaux, j’ai beaucoup appris et gagné en connaissance jusqu’à ce qu’on me propose un emploi comme ‘’trackrider’’ pour l’écurie Hughes Maigrot. Deux ans après j’ai eu l’opportunité de rejoindre l’académie en Malaisie. Je dois dire que le Mauritius Turf Club et M. Samraj Mahadia ont tout organisé pour que je rejoigne l’académie à mes frais. Cinq ans après avoir terminé mon apprentissage, j’ai enfin débuté ma carrière comme jockey en Malaisie.

Encouragez-vous d'autres jeunes à poursuivre leur rêve de devenir jockeys?

Beaucoup de jeunes pensent que devenir un jockey est une chose facile, mais en réalité, c’est beaucoup de travail acharné et beaucoup de dévouement. Mais la clé dans ce travail est de travailler dur et de rester humble lors d’une victoire. Le travail comporte également des risques; tout peut arriver pendant une course et vous pouvez perdre contrôle de votre monture. Si une personne est vraiment prête à donner son 100% et à accepter ce métier avec tous les défis elle peut le faire.

 Quelle est la partie la plus stressante en tant que jockey?

Pour moi, ce sont les blessures. Je ne gère pas bien ces situations et c’est très frustrant. J’ai eu 2 mauvaises chutes; celui qui m’a laissé une clavicule cassée et j’ai dû me faire opérer et l’année dernière j’ai eu de graves blessures à l’épaule. Cela m’a empêché monter à cheval pendant 6 mois et je souffre toujours. Il y a aussi les hauts et les bas où parfois vous donnez le meilleur de vous-même et vous ne ramenez pas des victoires pour les propriétaires.

‘’J'ai été attaché à l'écurie KL Chong pendant tout mon apprentissage jusqu'à sa fermeture l'année dernière. Ma licence a été renouvelé et je monte désormais en freelance ’’

Votre expérience en Malaisie ?

Les courses ont lieu ici les week-ends. Nous avons 3 hippodromes (Selangor Turf Club à Kuala Lampur, Perak Turf Club à Ipoh et Penang Turf Club sur l’île de Penang) et la venue des courses change toutes les 2 semaines et vu que je vis à Perak, je dois beaucoup voyager. Il y a environ 60+ jockeys et apprentis et ceux attachés à différentes écuries reçoivent le premier appel. Tant que vous avez une bonne relation avec les entraîneurs et les propriétaires, vous obtenez définitivement des bonnes montes.


‘’ Pour l’instant, j’ai remporté 56 victoires. J'ai eu beaucoup de soutien des propriétaires. Mon ancien patron, M. Chong, a été formidable et m'a donné de nombreuses opportunités. J'ai eu la chance de monter beaucoup de bons chevaux et certains courses de groupe.’’
Mentionnez un cheval que vous chérissez beaucoup

Je dois dire Platinum Life puisque nous avons gagné 3 courses ensemble ainsi qu’une course dans le championnat de 3 ans. C’est l’un de ces chevaux que tous les jockeys aimeraient monter. De plus c’est très encourageant d’avoir obtenu deux victoires depuis le début de 2020 où j’ai été en tête de liste lors de la première course au Perak Turf Club avec un cheval appelé Mat Smart. Dimanche dernier sur le circuit de Selangor (Kuala Lampur), j’ai doublé la mise avec Platinum Life, un incroyable cheval qui ne m’a jamais déçu.

Jusqu'à présent, vous avez réalisé un bel exploit, qu'attendez-vous de plus? 

J’aurai aimé avoir plus de montes et de ramener encore plus de victoires.

Avez-vous déjà pensé à monter à Maurice? 

Cela aurait dû être le cas l’année dernière, mais je me suis blessé et j’ai dû revoir mes plans. Mais j’espère que ce sera pour bientôt.

«J'ai la chance d'avoir des membres de la famille et des amis qui m'ont toujours soutenu et aidé pendant les bons et les mauvais moments. Sans oublier les entraineurs et les propriétaires qui m'ont soutenu. Je les remercie tous.»
 

Urvashi.K

 
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