July 12, 2024
Hennessy Court 3rd floor Sir John Pope Hennessy street Port-Louis
Local Sports

Jeux Olympiques – Le Club Maurice en route pour Tokyo depuis dimanche

Le Club Maurice pour les Jeux Olympiques a pris l’avion pour Tokyo dimanche avec un passage à Dubaï. L’équipe de Maurice comprendre 8 athlètes, à savoir deux boxeurs, Richarno Colin et Mervin Clair, un judoka, Rémi Feuillet, une athlète, Jeremy Laraboudeuse, deux nageurs, Alicia Koo Cheong et Mathieu Marquet, une haltérophilie, Roilya Ranaivosoa et le badiste, Julien Paul.

Ils se sont rencontrés à Dubaï avant de mettre le cap sur la capitale japonaise où les attend le Chef de Mission, Hedley Han, qui se trouve sur place depuis une semaine. A priori, les objectifs des uns et des autres est de donner le meilleur d’eux-mêmes tout en gardant la sécurité sanitaire en tête. Si en raison de la pandémie, la préparation habituelle n’a pu être faite dans les conditions optimums, il est beaucoup question au sein de cette équipe mauricienne de bien se comporter et particulièrement dans le contexte de la Covid-19 qui sévit toujours au Japon. Les consignes ont été données et il s’agit maintenant de faire avec afin de rentrer sains et saufs et surtout sans contamination.

A trois jours de l’ouverture des Jeux, le CIO oubliera un instant les péripéties de cette édition pour préparer, mardi et mercredi, l’avenir de l’olympisme. Après deux Assemblées générales virtuelles, en juillet 2020 et mars 2021, les retrouvailles des 102 membres de l’instance dans un palace de la capitale japonaise, marqueront leur optimisme retrouvé face à la crise sanitaire, les Jeux étant maintenus malgré la pandémie (23 juillet-8 août). Officiellement, ces Jeux déjà reportés d’un an et confrontés à des défis inédits – cascade de restrictions, quinzaine de cas positifs au Covid-19 et atmosphère assombrie par le quasi-huis clos – ne sont pas au menu de la 138e session.

En revanche, les membres du CIO devront prendre deux décisions typiques des préoccupations du mouvement olympique : sécuriser les villes-hôtes des JO malgré la crise des candidatures, et moderniser son programme sportif. Comme annoncé mi-juin par la commission exécutive de l’organisation, la session devrait entériner l’attribution des Jeux olympiques d’été de 2032 à la ville australienne de Brisbane et sa région du Queensland (nordest), bordée par la Mer de Corail.

Brisbane en catimini

Cette désignation sans concurrence peut surprendre, tant le cérémonial du vote départageant les villes candidates à l’accueil des Jeux a rythmé des décennies de vie olympique avec son coûteux lobbying en coulisses puis son ouverture d’enveloppe suivie d’embrassades ou de larmes. Mais la réforme adoptée en 2019 permet au CIO d’entamer à tout moment un « dialogue ciblé » avec une candidate « préférentielle » dans le but de désamorcer la réticence croissante des villes.

Or Brisbane, bien aidée par l’influence du vice-président australien du CIO, John Coates, bénéficie de ce statut depuis février. En juin, le patron de l’instance, Thomas Bach, avait de surcroît vanté son dossier « irrésistible » et « l’amour » des Australiens pour le sport. La capitale du Queensland, déjà candidate aux JO-1992 attribués à Barcelone et organisatrice en 2018 des Jeux du Commonwealth, promet également « 84% de sites existants et temporaires », un critère clé depuis que l’instance olympique a entrepris sa chasse aux éléphants blancs. Cette quasi-élection, avec plus de onze ans d’avance, a déjà mécontenté le Qatar, lui aussi en lice pour 2032, alors que Séoul et Pyongyang avaient officialisé en avril leur candidature commune après deux éditions prévues en Europe puis aux Etats-Unis – Paris2024 et Los Angeles-2028.

Hors-piste olympique

Avant ce vote attendu mercredi et dépourvu de suspense, les membres du CIO se prononceront sur l’entrée du ski-alpinisme aux JO d’hiver de 2026 de Milan-Cortina, comme « sport additionnel ». Soucieuse de renouveler son audience, garante de ses futurs revenus TV, l’instance teste en effet régulièrement de nouvelles disciplines jugées plus spectaculaires, comme le ski cross introduit lors des JO-2010 de Vancouver.

Il s’agirait cette fois de donner aux Jeux d’hiver un air d’aventure jusque-là absent de son programme. Exposé aux avalanches, ce sport pour montagnards aguerris propose des ascensions hors-piste sur des skis légers équipés de peaux de phoque, ou à pied quand la pente est trop raide, suivies de descentes sur terrain périlleux. L’accueil du ski-alpinisme dans le giron olympique évoque donc plutôt l’arrivée du surf ou de l’escalade aux JO d’été, cette année à Tokyo, ou les réflexions sur la course au large pour Paris-2024, à laquelle le CIO vient de renoncer.

A l’épreuve du Covid-19 4 jours avant l’ouverture

Les organisateurs des Jeux sont confrontés à la gestion d’un premier foyer de contamination au village olympique avec trois cas positifs au SARS-CoV-2 au sein de l’équipe sud-africaine de football et un cas chez un volleyeur tchèque. L’équipe sud-africaine de football pourrait ne pas être au complet pour son match du 21 juillet contre le Japon en ouverture du tournoi olympique. Le comité d’organisation des Jeux olympiques (JO) de Tokyo a identifié, hier lundi 19 juillet, 21 personnes ayant été en contact avec les joueurs de cette formation, Thabiso Monyane et Kamohelo Mahlatsi et son analyste vidéo, Mario Masha, testés positifs la veille au Covid-19.

Les trois ont été placés à l’isolement dans un hôtel. Les cas contact, qui incluent d’autres membres de l’équipe, ont subi des tests et devront « manger dans leur chambre, s’entraîner à part et prendre des transports séparés », a expliqué Pierre Ducrey, directeur adjoint des JO au sein du Comité international olympique (CIO). Les joueurs effectueront un test six heures avant la rencontre contre le Japon, dont le résultat déterminera leur présence sur le terrain.

A quatre jours de la cérémonie d’ouverture, ces annonces, auxquelles s’ajoute celle d’un joueur tchèque de beach-volley, lundi, soulèvent des interrogations sur l’efficacité des mesures de prévention mises en place pour éviter l’apparition d’un foyer de contamination. Le CIO a déjà enregistré, depuis le 1er juillet, 58 cas parmi 18 000 sportifs, personnels d’encadrement, officiels, techniciens ou journalistes. Ce total n’inclut pas les personnes testées positives au cours des camps d’entraînement, car elles ne sont pas sous la « juridiction » du comité d’organisation.

Le comité olympique sud-africain a annoncé que l’entraîneur de son équipe de rugby à VII, Neil Powell – pourtant vacciné en mai et arrivé au Japon avec un résultat de test négatif – avait été contrôlé positif alors qu’il se trouvait en camp d’entraînement à Kagoshima dans le sud-ouest du pays. Placé à l’isolement, il manquera l’ensemble du tournoi. En juin, plusieurs athlètes ougandais avaient été testés positifs au moment de débarquer au Japon.