June 29, 2022
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La Russie promet une efficacité de 92 % de son vaccin Spoutnik V

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Après la publication des premiers résultats des essais cliniques de Pfizer, les autorités russes ont affirmé, mercredi, queleur vaccin Spoutnik V contre le Covid-19 possède une efficacité de 92 %, soit 2 % de plus que l’antidote américain.

Dans la course mondiale au vaccin contre le Covid-19, la Russie compte bien arriver en tête. Quelques jours après l’annonce du développement par l’américain Pfizer et l’allemand BioNTech d’un produit d’une efficacité à 90 %, le créateur d’un vaccin russe a assuré, mercredi 11 novembre, que celui-ci était efficace à 92 %.

Comme ses concurrents, c’est dans un communiqué que le Fonds souverain russe (RDIF) et l’institut de recherche Gamaleïa ont vanté l’efficacité du vaccin Spoutnik V, actuellement en phase 3 d’essais cliniques randomisés en double aveugle – une démarche expérimentale utilisée dans plusieurs disciplines – auprès de 40 000 volontaires.

“L’analyse statistique de 20 cas confirmés de nouveau coronavirus, cas répartis entre personnes vaccinées et celles ayant reçu le placebo, indique un taux d’efficacité de 92 % pour le vaccin Spoutnik V après une second dose”, selon ce document.

Un vaccin à “vecteur viral”

Alors que la Russie s’est montrée jusqu’ici avare concernant la documentation scientifique de ce vaccin vanté par le président Vladimir Poutine, les créateurs du Spoutnik V ont assuré, mercredi, que la recherche sera publiée sous peu “dans une des principales revues médicales au monde et évaluée par des pairs”.

Le RDIF a aussi assuré qu’il fournirait toutes les données nécessaires aux régulateurs nationaux des pays désireux d’acquérir le Spoutnik V.

Il s’agit d’un vaccin à “vecteur viral” utilisant comme vecteur en deux injections deux adénovirus (virus très courants, responsablesnotamment de rhumes), transformés pour y ajouter une partie de celui responsable du Covid-19.

Lorsque l’adénovirus modifié pénètre dans les cellules des personnes vaccinées, ces dernières vont fabriquer une protéine typique du Sars-Cov-2, apprenant ainsi à leur système immunitaire à le reconnaître et à le combattre, selon l’Institut Gamaleïa.

Un vent d’espoir

La concurrence fait rage pour développer un vaccin au virus responsable de la pandémie qui a paralysé des pays entiers depuis le début de l’année.

La Russie est déterminée à faire la course en tête et avait annoncé dès août, avant même des essais cliniques à grande échelle, l’efficacité de Spoutnik V, suscitant des doutes au sein de la communauté scientifique internationale.

L’annonce de mercredi intervient après que Pfizer et BioNTech ont suscité un vent d’espoir cette semaine, en annonçant un candidat-vaccin d’une efficacité à 90 %.

Mais de nombreuses questions subsistent aussi sur ce produit, sur la durabilité de la protection et les défis logistiques qu’il génère.

Vaccin Pfizer contre le Covid-19 : “Un cadeau de Noël?”

A la Une de la presse, ce mardi 10 novembre, les espoirs suscités par l’annonce du groupe américain Pfizer et du laboratoire allemand BioNTech, qui affirment avoir développé un vaccin contre le Covid-19 “efficace à 90%”. Avec les appels à la prudence et l’instrumentalisation politique qui s’ensuivent. Et une escapade sur les océans.

A la Une de la presse, l’annonce, hier, du groupe américain Pfizer et du laboratoire allemand BioNTech, qui affirment avoir développé un vaccin contre le Covid-19 «efficace à 90%».

Cette annonce suscite de tels espoirs à-travers la planète, que certains en viendraient presque à croire au Père Noël – d’où le dessin de Morten Morland, pour The Times, qui le montre s’affairant, avec ses petits lutins, à la préparation du vaccin. Ce ne sont pourtant ni le Père Noël, ni ses lutins qui l’ont développé, mais un couple de chercheurs allemands, d’origine turque – une «dream team» formée par les deux fondateurs de l’entreprise allemande de biotechnologie BioNTech, Ughur Sahin et sa femme, Ozlem Türeci. Lui est issu d’une famille modeste, fils d’un immigré turc, ouvrier dans une usine Ford de Cologne, elle, est la fille d’un médecin immigré en Allemagne, d’après le journal anglophone turc Daily Sabah. Le couple, tout sourire dans son laboratoire, se retrouve propulsé à la Une du Times. D’après le quotidien britannique, en cas de succès, la fortune d’Ughur Sahin et Ozlem Türeci pourrait dépasser les 3 milliards d’euros.

Si l’annonce de leur découverte suscite l’enthousiasme, elle doit aussi être accueillie avec prudence. 20 minutes prévient que la communauté scientifique «attend encore des données complémentaires sur les essais menés», «d’avoir des chiffres précis et des données détaillées». L’Humanité, de son côté, rappelle qu’il y a quelques mois, le groupe Moderna, l’autre gros laboratoire américain en piste pour un vaccin avait lui aussi fait des annonces parcellaires, «restées sans lendemain» – on précise toutefois que Moderna doit encore publier de nouveaux résultats dans les semaines qui viennent. Cette fois-ci, les choses seront peut-être différentes, mais L’Huma fait également état des difficultés qui risquent de se poser ensuite pour «l’accès universel à ce potentiel vaccin».

En attendant, l’annonce de Pfizer et BioNTech arrive à point nommé pour le nouveau président des Etats-Unis, Joe Biden. Dans les colonnes de L’Opinion, l’expert financier Gregori Volokhine affirme même que c’est «un cadeau du ciel» pour le nouveau président américain. «Si Pfizer avait publié ses résultats il y a une semaine, Donald Trump aurait-il gagné? On peut se poser la question», doute-t-il. L’annonce de Pfizer a-t-elle été différée pour porter préjudice au président sortant? L’hypothèse a été évoquée par son camp et presque aussitôt réfutée par le patron du groupe pharmaceutique, selon The Independent. The Washington Post regrette, lui que l’annonce de Pfizer ait été immédiatement «engloutie dans une bataille politique – comme d’ailleurs tout ce qui semble se produire dans l’Amérique actuelle». Le journal demande à ce que le vaccin Pfizer ne soit pas l’objet d’une instrumentalisation politique, comme l’a été, et l’est toujours, le nouveau coronavirus.

Confirmés ou non, les espoirs suscités par un vaccin potentiel ne doivent pas faire oublier que le coronavirus, lui, est toujours bien là. Et il le sera sans doute encore pour un bon moment. Le dessi- nateur Hic vous recommande de ne PAS faire comme toutes celles et ceux qui s’empressent – déjà – de jeter leur masque à la poubelle. Un dessin trouvé sur Twitter. En France, où l’épidémie a fait 551 morts dans les dernières 24 heures, les enseignants demandent un renforcement des mesures sanitaires dans les écoles. «Protocole à l’école, les profs toussent» : d’après le Courrier Picard, certains syndicats appellent à la grève aujourd’hui, notamment pour obtenir le recrutement de personnel supplémentaire.

Enfin, je vous invite à jeter un cil au «Libé des océans», l’édition que Libération consacre aux océans de la planète, et à leurs sons, du claquement de pince de la crevette-pistolet au craquement de la banquise, en passant par le chant des baleines à bosse et celui des albatros. A lire avec la contribution, notamment, de l’ancienne navigatrice Isabelle Autissier, qui propose de partager sa rencontre avec «un iceberg, gigantesque masse plus sombre dans le brouillard, charriant sa glace vieille de milliers d’années», ou encore cette «nuit d’alizé aux nuages sagement inclinés, quand l’océan brille sous la lune et luit de plancton phosphorescent». Belle journée à tous !

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