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Arty Rambharush, présidente de l’aile féminine au n° 10 et institutrice de 46 ans a un doctorat en philosophie (Phd). Elle est en faveur de l’émancipation des femmes et c’est ainsi qu’elle s’est engagée comme travailleuse sociale et conférencière motivatrice afin d’encourager les femmes à mieux s’intégrer dans la politique sociale. Pour certains, Arty est l’idole de la femme moderne.

Une enfance difficile mais déterminée
La pauvreté n’a aucun secret pour elle et c’est pourquoi elle a voulu à tout prix l’atténuer. Son père était tailleur et sa mère était ouvrière. Élever cinq enfants n’était pas un fardeau pour ses parents, mais elle pouvait sentir et voir leur peine à faire de leur mieux pour subvenir à leurs besoins. Ses parents ne rêvaient pas d’une éducation supérieure pour leurs enfants car ils savaient qu’ils n’en avaient pas les moyens. En tant que troisième enfant, elle était déterminée à atteindre son objectif à tout prix. Elle voulait faire des études afin de pouvoir lutter contre la pauvreté. Elle a accompli des tâches ménagères chez le voisin pour gagner de quoi financer ses études. Durant les vacances scolaires, elle s’est également mise à la couture aux côtés de son père.

«Le désir d’étudier m’a toujours hantée et je me suis préparée à étudier à distance»
Elle n’a terminé que son examen du Higher School Certificate (HSC) et très vite, elle a obtenu un poste d’enseignante au New Educational College où elle avait terminé ses études secondaires. «Le désir d’étudier m’a toujours hantée et je me suis préparée à étudier à distance», a-t-elle ajouté. Elle a obtenu un degré en philosophie de la London University. En peu de temps, elle s’est mariée et est devenue mère de deux enfants. Voyant les résultats satisfaisants de son dur labeur, son mari l’a encouragée à poursuivre ses études et elle a obtenu deux masters ; un en « leadership en éducation » et l’autre en philosophie. Aujourd’hui, elle est fière d’être titulaire d’un doctorat en philosophie. Etre docteur en philosophie la conduit également à être assistante sociale. L’écriture, la lecture et la musique étaient ses passe-temps préférés et elle a même saisi l’opportunité d’acquérir un diplôme en Vocal Hindustani au MGI.

Le service social
Bien qu’elle soit mariée et mère de deux enfants, elle est prête à atténuer les souffrances des autres et à les aider à faire face à la vie, que ce soit socialement ou financièrement. «Aujourd’hui, je suis une femme heureuse car je tiens à cœur d’aider les autres de façon désintéressée.» Elle est socialement active dans sa circonscription et aide les plus démunis et les pauvres et s’engage même dans la communauté de l’aide sociale pour communiquer avec des femmes désespérées, en particulier des mères célibataires. Elle rend toujours visite aux orphelins de son entourage lors de leur anniversaire, pour les fêtes de Noël et le nouvel an. Pour elle, nous ne devrions pas laisser cette tâche uniquement à l’Etat et aux ONG, mais quiconque possédant un cœur, devrait aller de l’avant pour venir en aide aux démunis et aux déshérités, de façon désintéressée.

Une enseignante dévouée
En tant qu’éducatrice à NEC, elle avait été personnellement touchée par le quotidien des étudiants pauvres qui ne pouvaient même pas se permettre un bon repas. Avec la collaboration de ses collègues, elle leur donne un repas par jour et pourvoie à des besoins matériels. Pour elle, une telle culture devrait régner dans toutes les écoles. «Les enseignants doivent traiter tous les enfants comme leurs propres enfants s’ils veulent réussir dans la profession. C’est un grand pas vers la réussite contre la pauvreté si les enseignants et les élèves se serrent les coudes dans une atmosphère remplie d’amour ».

Ses accomplissements
Elle a été récompensée pour sa brillante performance dans les activités littéraires et culturelles aux niveaux local et national. Elle a un penchant pour l’écriture et la musique. Cela la conduit à être l’auteure de deux textes sur l’hindouisme pour les étudiants de SC et de HSC. En vue de partager ses sentiments avec le monde, elle a lancé un CD avec ses propres paroles, en hindoustani. En voyant ses efforts et sa contribution sociale, une ex-députée de sa circonscription et également une amie, l’a convaincue de se lancer en politique. Ainsi, en 2013, elle a été officiellement présentée au parti MSM. Depuis lors, elle est politiquement active dans sa circonscription. Elle a déclaré sans hésiter que la campagne de 2019 était très stimulante et enrichissante. Bien qu’elle ne soit pas candidate, elle a travaillé sans compter pour son parti et elle est vraiment fière de toute l’équipe élue.

En tant que femme de principes, elle a toujours eu une admiration pour la politique. Avant tout, le leader doit être un modèle. «Notre premier ministre, l’honorable Pravind Kumar Jugnauth, semble être le meilleur dirigeant que je puisse suivre et dont je puisse être fière. Il est à l’écoute et récompense toujours le travailleur acharné. J’espère qu’un jour, moi aussi, j’aurai ma récompense, celle de pouvoir être membre du parlement », déclare-t-elle en souriant.

La place de la femme en politique
Les femmes sont une puissante création de Dieu et elles sont capables de faire des merveilles si elles obtiennent le respect qu’elles méritent. Il convient d’avoir un nombre croissant de femmes au parlement. Qu’elles soient ministres, députées, présidentes ou oratrices, elles méritent une attention particulière peu importe le poste qu’elles occupent. Ce n’est pas une tâche impossible, mais plutôt difficile car elles occupent d’emblée deux rôles: à la maison et au travail. Elles font de leur mieux pour être à la hauteur auprès de leur famille et dans la société. «Je leur souhaite à toutes beaucoup de succès et d’être des modèles pour la génération moderne.» Pour elle, les femmes en politique ont besoin de beaucoup de soutien de la part de leur famille et de leurs proches. Pour s’épanouir, elles ont besoin de beaucoup d’amour, de soins et d’affection, ce qui devient finalement leur fil conducteur. Elles doivent sacrifier leurs engagements personnels pour servir toute la population et ce n’est vraiment pas chose facile.

Éradiquer la violence domestique et le crime
Le mariage est une lourde responsabilité pour chaque couple qui décide de s’unir pour le meilleur et pour le pire. Afin d’être guidé dans cette nouvelle phase de la vie, les couples peuvent trouver des réponses à leurs questions notamment auprès des chefs religieux, des fonctionnaires, entre autres…Il faut attaquer le problème à la racine en commençant par voir la vérité en face et enfin comprendre qu’il s’agit d’un manque d’éducation. Nous devons fournir une éducation holistique et adéquate aux enfants afin qu’ils soient informés depuis leur plus jeune âge sur les plans académique, physique, moral et spirituel. L’éducation de base commence par le respect de soi et des autres; une leçon fondamentale de la vie éducative. Nous n’avons pas le droit de blesser les autres physiquement ou moralement et la solution pour résoudre ce genre de problème réside dans une bonne communication. Les couples devraient donc apprendre à s’aimer et à se respecter afin de renforcer leurs liens et de cette façon, ils évitent des disputes qui pourraient se révéler fatales. Il faut qu’ils apprennent à se contrôler et à ne pas donner libre cours à la colère, l’arrogance, l’égoïsme, la haine et la jalousie. Le respect mutuel, la compréhension et la sincérité sont la clé d’une relation saine. Les couples déchirés qui souhaitent se reconstruire, devraient ne pas hésiter à approcher les professionnels et se faire aider. Les lois existent pour protéger les victimes, alors il faut les appliquer.

Yashmeeta Jugoo Rughoobur

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