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Dans un message, la ministre de l’Égalité des Genres et du Bien-être de la Famille, Kalpana Koonjoo-Shah, a souligné que, malgré la pandémie de COVID-19, son ministère n’a jamais dévié de ses préoccupations premières, à savoir l’égalité des genres, le bien-être familial, la protection de l’enfance et le bien-être communautaire. « Mon ministère a fait preuve de résilience face à la situation sans précédent engendrée par le COVID-19 car les services destinés aux enfants victimes de négligence et d’abus, ainsi qu’aux survivants de la violence sexiste, ont été maintenus de manière efficace 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. »

Par la même occasion, elle a rappelé qu’un comité de haut niveau sur l’élimination de la violence fondée sur le genre a été créé sous la présidence du Premier ministre afin de combler les lacunes existantes aux niveaux législatif, institutionnel et opérationnel. «Dans l’intérêt supérieur des enfants, la loi sur les enfants et deux autres lois associées, notamment celle sur le tribunal pour enfants et celle qui concerne le registre des délinquants sexuels pour enfants, ont été adoptées à l’Assemblée nationale en décembre 2020. » Ces lois visent à fournir un cadre législatif plus complet et moderne en vue de remédier aux lacunes de l’actuelle loi sur la protection de l’enfance et de donner un meilleur effet à la Convention des Nations unies relative aux droits de l’enfant et à la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant.

Le rapport souligne que le ministère reconnaît le rôle vital des femmes en tant qu’agents de développement, et croit fermement que l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes doivent être réalisées dans le développement national afin de renforcer la participation des femmes et des hommes, des garçons et des filles, des groupes vulnérables et marginalisés pour la réalisation du développement durable. Depuis l’adoption des Objectifs de développement durable en 2015, le ministère de l’Égalité des Genres et du Bien-être de la Famille a retenu le slogan ‘Champion de l’objectif 5 de l’Objectif de développement durable’ qui parle de ‘Réaliser l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles’.

Dans ce contexte, le ministère a aligné ses politiques, ses interventions et ses programmes sur les traités internationaux et régionaux relatifs à l’égalité des sexes, tels que la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW), le Protocole de Maputo à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des femmes en Afrique, le Programme d’action de Pékin et les Objectifs de développement durable, en particulier l’Objectif 5 (Réaliser l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles).

Le ministère de l’Égalité des Genres et du Bien-être de la Famille, en tant que mécanisme national de promotion de l’égalité entre les sexes, a plaidé avec succès, par l’intermédiaire de son Comité directeur national sur l’intégration de la dimension de genre créé en 2010, pour l’allocation d’un poste de crédit sur l’intégration de la dimension de genre et, depuis 2018, chaque ministère reçoit Rs 200 000 pour la mise en œuvre de stratégies d’intégration de la dimension de genre.

Afin d’aborder les questions d’égalité des sexes à différents niveaux, l’Unité pour l’égalité des sexes a pris certaines mesures telles que la préparation d’un projet d’instructions pour le projet de loi sur l’égalité des sexes qui vise à éliminer la discrimination fondée sur le sexe dans la République de Maurice, ce qui exige une bonne gouvernance par le biais d’un mécanisme de responsabilisation pour réaliser la justice entre les sexes et obtenir des résultats concrets en matière d’égalité. Il est aussi question de formulation d’une politique nationale en matière d’égalité des sexes (2021- 2030) afin de disposer de lignes directrices principales qui soutiendront et traduiront l’engagement du gouvernement en mesures et actions concrètes en matière d’égalité des sexes.

Par ailleurs, on a noté la mise en œuvre de stratégies d’intégration de la dimension de genre afin d’autonomiser les femmes sur le plan social, économique et politique dans le but de combler les inégalités entre les sexes.

Principales réalisations du ministère de juin 2020 à juillet 2021

Trois législations ont été adoptées par l’Assemblée nationale en décembre 2020. A savoir la loi de 2020 sur les enfants, la loi de 2020 sur les tribunaux pour enfants et la loi de 2020 sur le registre sexuel des enfants. Au cours de l’exercice de juillet 2020 à juin 2021, 72 garderies d’enfants ont été enregistrées et neuf institutions de soins résidentiels ont obtenu des licences en tant que lieux de sécurité.

En mars 2021, une assistance technique a été obtenue de l’Union européenne par le biais du mécanisme d’échange d’informations sur l’assistance technique (TAIEX) notamment sur les amendements à la loi sur la protection contre la violence domestique ; sur la mise en place d’un service d’aide aux victimes/témoins et d’un programme de tuteur ad litem et sur la mise en place d’un tribunal pour enfants.

Le rapport fait également mention du lancement du projet «50 millions de femmes africaines s’expriment» au niveau national ainsi que l’unité chargée de l’égalité entre les sexes, qui a poursuivi ses campagnes d’information, d’éducation et de communication dans des domaines tels que la santé sexuelle et reproductive, les objectifs de développement durable, le concept d’égalité entre les sexes, le changement climatique et l’émancipation économique, en organisant des ateliers, des campagnes de sensibilisation et des sessions d’information.

Par ailleurs, environ 1 500 personnes ont été formées dans 55 centres répartis dans tout le pays et 16 mini-salons ont été organisés pour aider environ 200 stagiaires (femmes entrepreneures potentielles) à vendre leurs produits et donc à avoir un revenu pour leur famille. De plus et en vue de renforcer la sécurité alimentaire, en particulier pendant la période COVID – 19, 14 clubs de femmes agricoles ont été créés et 200 femmes ont été formées à la culture de légumes et de fruits ainsi qu’à l’élevage de petits animaux. L’application mobile «Lespwar» a aussi été lancée. Il s’agit d’un bouton de panique destiné aux victimes de violence sexiste. Cette application mobile permet à une victime de violence sexiste d’entrer rapidement en contact avec le centre principal de commandement et de contrôle de la police.

Défis et perspectives d’avenir

Le rapport indique que concernant l’égalité des sexes, Maurice était classée 115 sur 153 pays dans le monde en 2020. Par conséquent, les femmes continuent d’être sous-représentées dans les postes de décision – la part des femmes dans les ministères est de 14,3 % (3 ministres sur 21). Toutefois, on constate une augmentation de la proportion de femmes occupant des postes à responsabilité dans les services gouvernementaux, qui passe de 19,2 % en 1999 à 39,7 % en 2020.

En 2020, 6 039 cas de violence domestique ont été signalés au ministère de l›Égalité des Genres et du Bien-être de la Famille et à l’unité de protection familiale de la police.

Les défis à relever sont principalement basés sur les contraintes financières et des ressources humaines pour la mise en œuvre des programmes, plans d’action et projets ; une approche fragmentée dans la prestation de services et des dépassements de temps et de coûts dans la mise en œuvre des projets ; les stratégies d’intégration de la dimension de genre ne sont pas suffisamment prises en compte par les autres ministères/ départements ainsi que le manque d’expertise dans les domaines du genre, de la famille et de l’enfance au niveau national. La complexité et l’ampleur des actes de violence domestique et de maltraitance des enfants, a été mise en exergue.

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