October 6, 2022
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Politique

Reza Issack (ancien PPS et député travailliste)

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L’ancien pps et député Reza Issack rend son tablier, celui de membre du ptr. Avec le verbe facile et l’art de manier le bâton et la carotte, il dit les choses avec une adresse d’esprit remarquable. On peut dire de lui n’importe quoi, mais il est difficile de le montrer du doigt, quant à son intégrité. Malgré quelques soucis de santé, Il s’est acquitté de sa mission publique de parlementaire avec beaucoup de sérieux et de sacrifices. Sans nul doute, le ptr perd un politique de grande dimension. Il s’expliquer sur les raisons de sa démission.
À chaque fois qu’il y a une démission à la veille des élections générales, les gens pensent que le concerné part, parce qu’il n’a pas eu de ticket. Peut-on savoir le motif réel de votre démission au sein de toutes les instances du Ptr?L’esprit d’autrui est hors de notre contrôle. Laissons les gens penser ce qu’ils veulent. C’est leur droit, d’ailleurs. D’habitude c’est quand on est frustré parce qu’on n’a pas eu d’investiture qu’on claque la porte, et ce, APRES le choix des candidats. Moi, AVANT même qu’on annonce la date des élections j’ai envoyé ma lettre de démission au leader du Parti travailliste.
Je me souviens encore qu’une décennie de cela, dans une interview accordée, à Week-End, j’avais dit : « Il faut savoir s’arrêter . Sinon on risque de finir comme Mugabe ou, pire, Saddam Hussein ». L’ambition devient monstre et dévore votre vie et entourage si vous ne la jugulez pas. On vit mieux quand on a le sens de la mesure.
Je suis parti dans le respect et la gratitude. Pas de frustration ou de colère ! Je n’ai pas claqué la porte. Personne ne m’a insulté ou provoqué. Et j’ai dit ce que j’avais à dire à Navin Ramgoolam. Les flagorneurs et profiteurs n’oseront jamais lui dire leurs vraies opinions, aussi salutaires soient-elles.
Je dois cependant vous avouer que le traitement accordé à la circonscription No 19 alors que nous avions l’occasion de réaliser pas mal de projets a pesé dans la balance. Comment voyez-vous votre avenir politique ?Mon avenir politique, il est derrière moi ! L’avenir, c’est le temps qui le dira … Votre lettre de démission est en date du 18 septembre. Entre cette date et aujourd’hui Navin Ramgoolam ne vous a-t-il pas contacté ?
Non. A ce qu’il paraît vous lui avez accordé du temps pour réagir. Or, ce n’est qu’hier que cette lettre a été rendue publique dans le journal l’Express. Était-ce dû au silence de Navin Ramgoolam que vous avez rendu public le contenu de la lettre ?Pas du tout ! La vérité, elle est toute simple. J’avais envoyé un article pour publication au rédacteur de l’express lundi après-midi. Pour contextualiser ma démarche, je lui ai soumis une copie de la lettre que j’ai envoyée à Navin Ramgoolam. Hier, dans un courriel, il m’a demandé s’il pouvait la publier. J’ai dit oui. Il n’y avait rien de calculé.

Le fait que vous avez quitté le Ptr, est-ce que cela pré-suppose un changement de cap vers un autre parti national, le MSM ou le MMM ?
Cela ne présuppose rien. Est-ce que vous avez été approché par l’un des deux partis ?Oui, j’ai été approché par des émissaires. Des politiciens de différents partis m’ont contacté. Vous insistez sur votre transparence et probité. Bref, une politique sans reproche. Pourquoi ce rappel ? Pour que le leader du Parti travailliste se détrompe à mon sujet, car il me croyait sans doute déloyal parce que j’avais rencontré Bérenger qui me jetait du grain pour m’attirer au MMM, et aussi parce qu’un soir, à la sortie de l’Assemblée nationale, j’avais accompagné Mahen Seeruttun chez Pravind Jugnauth à Vacoas.

Le Ptr connaîtra-t-il un départ de taille dans les jours à venir ?

Info ou intox, c’est aux travaillistes de se mettre au travail et d’essayer de parer à toute éventualité. D’une source sûre sans mettre la main sur le feu, il nous revient qu’un gros morceau serait sur le point de claquer la porte des Rouges pour se joindre à l’équipe conquérante de Pravind jugnauth.

Cette nouvelle n’émane pas d’un esprit machiavel. C’est en effet une confidence lancée par une proche de « l’évadé » concerné. La confidente aurait en effet, fait état de cette onde de choc à ses pairs sur son lieu de travail. Elle a laissé entendre que son autre moitié plaquerait Navin Ramgoolam et son Ptr pour se refaire une place au soleil et ainsi continuer à jouir des largesses qui comprennent le quotidien d’un honorable de notre auguste Assemblée nationale. Le coup fatal serait administré à son leader du jour à quelques jours de celui des dépôts de candidatures. Libre de tout ancrage rouge, il serait devenu un « vierge blanc comme la neige » et il se porterait candidat pour barrer la route à un retour de Navin Ramgoolam au pouvoir.

La personne en question a eu une carrière politique très agitée. Il a fait plusieurs sauts de parti en partie. Il s’était permis le luxe de créer le sien pour augmenter son pouvoir de marchandage sur l’échiquier politique. Il aurait eu un certain succès à ce niveau. Après s’être bâti une réputation de régner sur un royaume dans une partie de l’île, il se serait ’est même octroyé un titre de « terreur de la région ». Cependant, lors des dernières consultations populaires, armé de tous ses tours dans son sac, il avait connu une amère défaite que l’on réserve d’ordinairement à un néophyte ou un débutant.

De ce fait, avec cette nouvelle tournure, il va sans dire que des secousses attendent le Ptr. Il n’est pas à écarter que ses acolytes seraient près de le suivre, ceux-là mêmes qui avaient envahi le Ptr plus d’une décennie de cela.

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