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Les criminels, tricheurs et voleurs en cravate sontils plus nombreux qu’auparavant? Chose certaine, les crimes, tricheries et vols retiennent l’attention et le dégoût du public plus que jamais, parce que les faits et chiffres dévoilent des détails troublants sur la psychologie de ces fraudeurs et hors-la-loi se mettant sur leur trente et un ces temps-çi.

Tiré à quatre épingles, très soigneusement vêtu, comme pour mieux berner son beau monde, Roshi Bhadain est celui qui dépasse et surpasse ses pairs dans ce rôle de détourner les esprits, de dénaturer et de dérober. Au point où il correspond parfaitement à la description dont l’écrivain Victor Hugo fait de ces personnages qui se mettent dans la tenue un peu trop soigné pour cacher leurs actes morbides: « on soigne et on vernit sa surface (…) on est tiré à quatre êpingles, lavé, savonné, ratissé, rasé, peigné, ciré, lissé, frotté, brossé, nettoyé au dehors, irréprochable, poli comme un caillou (…) »

Grâce à Bhadain, on peut cerner le profil type de ces malfaiteurs, lesquels sous des dehors d’hommes en robe noir orchestrent, manipulent et violent les lois: Un certain égoïsme, un souci de son propre bien-être au détriment de celui des autres, un sentiment qu’on mérite les choses, le fraudeur en cravate a le sentiment qu’il est correct d’enfreindre la loi pour satisfaire ses propres besoins.

Qu’est-ce qui pousse un homme aisé tel Bhadain à commettre ce genre de méfaits? Il est poussé à l’acte par un concours de circonstances. Dans le cas d’individus psychopathes comme R. Bhadain, il s’agit du type le plus dangereux et le plus problématique pour la société parce que, pour lui, ça fait partie de sa personnalité d’utiliser et de manipuler les autres pour atteindre ses fins.

Si l’actualité regorge de criminels en cravate, par les temps qui courent il ne s’agit pas de criminels «ordinaires». Pour déterminer s’ils sont psychopathes ou pas, il faut une évaluation scientifique détaillée dont l’expertise n’est pas de notre ressort. Chose certaine, toutefois, pour manipuler, frauder, détruire sans la moindre apparence de remords ou de souci, cela est caractéristique des psychopathes.

Dans son livre intitulé « Des serpents en cravate: quand les psychopathes vont au travail.», le psychiatre Robert Hare donne des précisions ahurissantes. Il compare ces individus [comme Bhadain] aux criminels plus «conventionnels», par exemple des braqueurs de banque: « Pour plusieurs criminels ordinaires, le crime est un travail. Ce sont des professionnels qui comprennent les risques, mais qui choisissent de les courir pour profiter d’une manne au bout du compte. Les psychopathes, eux, sont différents. Ce ne sont pas des gens qui vont calculer les risques et les récompenses. Ils croient qu’ils ont droit à l’argent qu’ils pillent. Que les autres humains sont des objets qui n’ont ni sentiments ni droits. Un criminel professionnel peut avoir une conscience, une loyauté face aux autres, par exemple envers sa famille. Un psychopathe n’a de loyauté envers personne sauf lui-même. Le psychopathe ne commet pas des crimes parce qu’il vit un problème. Il le fait parce que c’est dans sa nature. Et sa nature, essentiellement, est d’utiliser les autres pour son propre avantage. Vous pouvez avoir un criminel en cravate qui pille l’épargne de ses investisseurs. Pour lui, peu importe si ses victimes sont des membres de sa famille, des amis ou de parfaits étrangers. Il peut faire cela sans éprouver le moindre trouble de conscience. Le seul moment où il ressent du remords, c’est lorsqu’il se fait arrêter.».

Dans votre vie ordinaire, vous pouvez commettre des méfaits qui sont, disons, un peu «à la limite», sans nécessairement être illégaux. Vous pouvez faire des choses que vous ne voulez pas que votre femme sache, vous pouvez acheter une bouteille de whisky même si votre médecin vous l’interdit. Normalement, on évalue le risque pour déterminer s’il y a des chances d’être découvert.

Ainsi, dans le cas de Roshi Bhadain, des choses qui pourraient arriver dans le futur ne comptent pas vraiment, c’est une abstraction. Il se dit: «De toute façon, je suis brillant, je peux m’en tirer.» Il pense aux récompenses et non au risque qu’il soit démasqués. Cette foisçi, il a sous-estimé la force de frappe en face de lui. Il ne s’agit point de ces insignifiants qu’il a rencontré jusqu’ici. Le Monsieur s’appelle JeanMichel Lee Shim. Voilà dans quel pétrin il se retrouve maintenant.

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