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L’ancien ministre des services financiers, Sudhir Seesungkur fait partie d’un ensemble de ministres et députés n’ayant pas été retenus pour les élections du 7 novembre. Son itinéraire de ministre a été jalonné d’une série de déboires et de controverses et aggravée par les excès de son fils et de son conseiller. L’homme qui se targuait d’être un économiste de renom s’était arrogé (avec raison ou pas) de la réussite d’avoir pu surmonté les obstacles que son prédécesseur Roshi Bhadain avait accumulés dans l’affaire du Super cash back Gold. On le savait sur le fil du rasoir en ce qu’il s’agissait de l’obtention d’un ticket. Et, ce qui devait arriver arriva : il est privé d’une investiture.

Au contraire de Navin Ramgoolam, qui évite toujours de faire face à ceux qui sont écartés de la liste des candidats (laissant cette mission ingrate à sa secrétaire personnelle), Pravind Jugnauth a consacré tout un jour pour annoncer lui-même la nouvelle peu reluisante à chaque personne, mais prenant le soin de donner la garantie d’une forme de compensation.

Malgré tout, l’ancien ministre n’a pas attendu longtemps pour exprimer sa colère, faisant une comparaison pour le moins sarcastique et enrobée d’une pique : «Gouvernema bizin gete apre eleksion ki dimounn ki pou solider. Bizin roul enn pei modernize, ti bizin met laksan lor konpetans. Ti marsan pe passe lor nou isi…» C’était lors d’une réunion vendredi dernier, au nº 10, à Caroline.

Il a aussi, dit-il, voulu faire comprendre qu’il a fait un excellent travail au sein de son ministère et que «c’est le seul qui a démontré beaucoup de résultats positifs». Il est d’avis que les frasques de son fils ainsi que de son agent Ganesh Niko ne sont pas une raison valable pour l’expulser. «Je ne suis pas un novice en politique. J’y suis depuis 1983, depuis la création du MSM.»

Toutefois, Pravind Jugnauth n’a pas fait de détour, à la sortie d’une réunion du comité central du MSM samedi dernier, en qualifiant les propos de Sudhir Sesungkur «inacceptables», estimant que ce dernier doit «assumer ses responsabilités».

Pour cerner le cas Seesungkur, il faut revenir sur les casseroles qu’il a accumulées. Nous en avons retenu au moins cinq.
En 2012, son chien a mordu un enfant. Heureusement pour lui, les parents ont décidé de ne pas l’attaquer en justice. D’abord, Udaysingh Taukoordass un ancien partenaire en affaires avec lequel il a fondé la frme Mazars accuse le ministre de la Bonne gouvernance d’avoir détourné des fonds de la compagnie et lui réclame, ainsi qu’à son épouse, Rs 32 millions de dommages.

Ensuite, le fls fait, lui aussi, souvent parler de lui. Sohail Sesungkur était au volant d’une BMW qui est entrée en collision avec un taxi, le samedi le 3 juin. De plus, le chauffeur du taxi, Yaseer Kardaree, avait accusé le jeune de l’avoir agressé après l’accident. Le 24 février, toujours aux petites heures du matin, le même Sohail Sesungkur est à bord d’une Audi grise lorsque celle-ci fait une sortie de route pour heurter un poteau en bois, sur la route principale à Belle-Rose, en direction de St-Jean. Il est testé positif à l’alcootest. Enfin, le ministre de la Bonne gouvernance est aussi accusé d’avoir gilé un cameraman dans un mariage à Sébastopol, en juillet.

Depuis juin, Sudhir Sesungkur se sentirait menacé par la présence de Vikram Hurdoyal, nouvel adhérent au MSM, dans cette même circonscription. Dans cette optique, il tente, avec ses agents, de définir une stratégie pour décrocher l’investiture. Sudhir Sesungkur et l’autre ministre Sunil Bholah sont à couteaux tirés dans leur circonscription. Depuis ces trois dernières années, les relations entre le ministre des Services fnanciers et celui de l’Activité économique à Grande-Rivière-Sud-Est–Montagne-Blanche (n°10) empirent. Rarement voit-on ces deux élus côte à côte dans une cérémonie, un mariage ou des funérailles.

Il y a des gens qui n’ont pas « the face of sweet people » et S. Seesungkur fait partie de ceux-là. IL peut être un économiste, mais une telle stature ne justifie pas qu’on puisse « look down upon others ». La référence péjorative à des animatrices et ‘ségatières’ ne fait pas honneur à quelqu’un qui a été un ancien ministre et pas des moindres. On ne mâchera pas ses mots pour dire qu’il vaut mieux d’avoir 60 animatrices et ‘ségatières’ qu’un Seesungkur. On ne sait pas de quoi demain sera fait ; donc la retenue doit toujours habiter n’importe qui, fût-il un ministre ou pas.

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