December 5, 2022
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À COEUR OUVERT…

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C’est un Jean Michel Lee Shim humble et habité par un calme olympien que nous avons rencontré mardi soir, à son domicile, pour la rencontre qui suit. Il mène sa vie à un rythme effréné, mais sous le poids de la séparation de son épouse décédée en 2016. Issu d’une famille pauvre, il était orphelin de père dès l’âge de 11 ans. Ce grand homme d’affaires, devenu aujourd’hui un philanthrope, a connu une vie simple. Toutefois sa vie a pris une nouvelle dimension avec le décès de son épouse le 2 mars 2016 (St Marc Day) qui était atteint d’un cancer. Il avait compris dès lors que le futur n’est promis à personne et que le destin aura toujours son dernier mot.

Michel Lee Shim à Baie du Tombeau pour un constat de la situation prévalant sur le terrain

Ma toute première question : qui est Jean Michel Lee Shim ?
Je suis un citoyen ordinaire, issu comme la plupart d’une famille pauvre. Orphelin de père dès l’âge de 11 ans j’ai connu la dureté de la vie. Si ma mère n’avait pas travaillé à raison de Rs 2.00 par jour dans une usine, je ne serais pas à l’école. J’ai défini et réussi mon propre cheminement. Ce qui m’a permis de me rendre en Angleterre, pour décrocher un Bachelor/Master en Engineering pour devenir un Chartered Engineer. Je m’inscrivais aussi à temps partiel à un cours d’Institute of Cost and Management Accounting (CIMA aujourd’hui).

Je suis retourné à Maurice car ma mère était souffrante et je voudrais être auprès d’elle durant ses derniers jours. En effet elle nous a quitté deux ans après que je suis retourné à Maurice. Je la voyais chaque jour. Je me suis lancé dans le domaine de la manufacture, dont des sacs de farine et de fertilisant. J’étais le principal fabriquant. Je me suis aussi lancé dans la fabrication des produits en aluminium, ainsi que dans la fabrication des visses et des boulons. Dans le même souffle, durant le Week-end, j’aidais mes frères dans leur business de bookmakers au champ de mars. J’ai aussi été consultant d’une compagnie internationale dans le secteur des centres d’appels. En 2002, j’avais lancé le téléphone betting et en 2008 j’avais lancé le SMS betting (remote).

J’étais le président de la Parents Teachers Association (PTA) de Jules Koenig Government School, j’ai aussi exercé comme directeur de l’université de Technologie en 2006 a 2012 et j’ai été directeur du Board of Investment (BOI) en 2010 et 2011, et ces deux nominations étaient sous le régime du Dr Navinchandra Ramgoolam.

Au plan personnel, je suis père de trois enfants, dont deux fils et une fille. Marié à Jacqueline en 1978, je suis devenu veuf en 2016.

Comment s’est passé votre adolescence ?
J’avais ce désir de réussir dans la vie et je dois vous dire que ce n’était pas facile, surtout que l’éducation était payante. Si nous jetons un coup d’œil sur les statistiques, nous constaterons que peu de ma génération sont devenus des professionnels. Ce n’est pas parce qu’ils étaient moins capables, mais c’est pour dire que les facilités existantes aujourd’hui n’étaient pas les mêmes à cette époque. Ce qui était difficile surtout, c’était de grandir comme un ado en tant qu’orphelin de père. C’était vraiment difficile de faire une percée.

Autre phase pénible de ma vie : ma période universitaire. Je me suis marié très jeune et deux de mes enfants sont nés en Angleterre. Malgré toutes les difficultés et les dures réalités, c’était néanmoins une expérience enrichissante. Surtout mes trois années de training en ingénierie et supervisé par deux Chartered Engineers du Royaume Unie pour pouvoir être éligible comme chartered engineer ensuite après trois autres années d’expérience. Je suis aussi accrédité à FEANI…..

« EN TANT QU’ADO, GRANDIR ÉTANT ORPHELIN DE PÈRE, N’EST PAS FACILE »

C’est quoi la FEANI ?
C’est une Fédération des ingénieurs professionnels qui regroupe des associations d’ingénieurs de 33 European Higher Education Area (EHEA). Par voie de cette Fédération, j’ai ainsi été décerné le titre de EUR ING comme un ingénieur professionnel d’Europe. En tant que Chartered Engineer, j’ai eu la compétence théorique aussi bien le coté pratique avec une expérience.

Aider les autres est donc inné chez vous ?
Quand vous êtes grandi parmi les gens pauvres et des gens de différentes communautés dans une grande cour avec des toilettes communes, c’est normal que vous développiez chez vous une sensibilité pour venir en aide aux autres. Là ou j’habitais à la rue Dartois, durant le jeune observé par la communauté musulmane, on m’invitait à la rupture du jeûne. De même quand les hindous célébraient le Divali, j’avais droit à une variété de gâteaux. Et au temps de la fête de printemps, toutes les familles partageaient un seul repas. C’est tout cela qui m’a façonné pour faire face à une vie au plus bas de l’échelle.

Malgré toutes ces épreuves, je menais une vie satisfaisante. J’ai connu un succès au plan professionnel et dans mes engagements personnels. Mais finalement, le sort a eu le dessus sur toute chose. C’était un vendredi 25 avril 2014, quand j’apprenais que mon épouse était diagnostiquée d’un cancer de stage 4. Tout s’écroula. À partir de là, c’était comme si le monde s’écroulait sur moi. Là, c’était vraiment dur. Mon épouse était brave ; elle avait mené un long et dur combat contre la maladie. Finalement le 2 mars 2016, elle nous quittait. Dès ce moment, mes enfants et moi réalisions que, malgré tous les sacrifices, le destin pouvait tout changer, tout faire basculer. Avec le stress que j’ai vécu, j’ai eu le cœur calcifié et j’ai dû subir un double pontage cardiaque à Wellington Hospital à Londres et mon était très critique car mes poumons accumulaient de l’eau. C’était un vrai traumatisme pour mes enfants, qui venaient de perdre leur maman. Grâce à Dieu et notre Foi endurcie en tant que catholique, nous avions pu surmonter cette douloureuse épreuve. Cela nous a fait réaliser que le futur n’est promis à personne. Tout peut arriver dans la vie. Donc, c’est bête de courir après l’argent, la position sociale et la gloire, faire du tort à ses semblables. Tout cela est futile. La meilleure recette de la vie est de pardonner et d’aimer les uns et les autres. « Do it for yourself first and then for others ».

A qui vous attachez-vous ?
Aujourd’hui en termes de finance je suis relativement riche. Au niveau académique et professionnel, sans fausse modestie, je suis au-dessus de la moyenne. J’ai trois bons enfants qui sont des professionnels. J’ai eu le bonheur de vivre comme un père et comme un mari pendant 38 ans de mariage. Aujourd’hui qui est ma famille ? Ma famille est constituée de mes collègues, de mon chauffeur ainsi que de ma bonne. C’est cela ma vie au quotidien. Vivre simple et tranquille.

Vous dîtes toujours que le social est avant tout un acte d’amour….

Oui, en effet le social est avant tout un acte d’amour. Pendant la période difficile quand mon épouse était encore là, nous avions dit que nous devions venir en aide aux patients atteints du cancer. D’où notre démarche de mettre en place en 2017, le JMLS Cancer Support. Le financement de ce centre de support émane au préalable d’un fonds de Rs 10 M, que mon épouse a laissé sur son compte et que ni mes enfants ni moi n’avons touchés. Nous œuvrons pour renflouer davantage ce fonds pour venir en aide aux patients du cancer.

Parallèlement, nous œuvrons également pour les mères célibataires. Moi-même en tant qu’un orphelin de père je sais qu’il y a beaucoup d’enfants qui sont comme moi et je ne veux pas qu’ils soient privés de moyens pour s’avancer dans la vie. Donc, nous avons mis en place le mouvement Solidarite Marye Pike (SMP) pour justement venir en aide aux mères célibataires.

Vous étiez dans le bon carnet de Navin Ramgoolam pendant plusieures années. Pourtant, aujourd’hui, à chaque fois que l’occasion se présente, il ne rate pas une occasion pour vous critiquer sur votre argent. Vos commentaires…
La leçon que j’ai retenue est la suivante : en politique, c’est facile pour que vous ne voyiez aucune raison valable pour qu’un politicien vous juge et vous sanctionne sans même que vous ayez la chance pour vous expliquer ou vous défendre de ce qu’on vous reproche. Après 2005, Navin Ramgoolam me nomme comme directeur de l’université de Technologie pour trois ans. Après ces trois ans, satisfait de ma performance, il renouvèle mon contrat pour une deuxième période de trois ans et comme pour démontrer sa confiance renouvelée, il me nomma directeur du Board of Investment (BOI).

Qu’est-ce qui s’est passé pour qu’il tire à boulets rouges contre moi sans me donner l’occasion de me défendre sur ce qu’il me reproche, qu’il me persécute. Là je demande à vos lecteurs de faire bien attention quand ils côtoient des politiciens, car ils sont des couteaux à double tranchants (couteau moussana dans le jargon créole). Donc personnellement, je n’attends aucun brin de sincérité et de loyauté de la part d’un politicien de quelque bord qu’il soit. Je souhaite que ce précieux conseil soit retenu par tout un chacun.

Que cela soit dit au passage : à la veillée mortuaire de mon épouse et le jour de son enterrement, ce n’est que mes camarades rouges qui étaient venus me présenter leurs condoléances et non pas ceux du gouvernement ce jour-là.

Quelle est votre relation avec votre voisin Patrick Assirvaden ?
Je ne comprends pas Patrick Assirvaden. Lui qui est un ami et voisin de surcroît vient dire publiquement qu’il ne me connaît pas, cela relève d’une amnésie accommodante pour lui. Pourtant, au décès de mon épouse, il était là chez moi tôt le matin pour me présenter ses sympathies. Je pense qu’une personne ordinaire comme moi ne pourra pas comprendre des politiciens. C’est pour cela, voyez-vous, je ne fais pas de la politique. Toutefois je ne le blâme pas. Car peut-être c’est ainsi qu’on dégénère en devenant un politique. On est ainsi amené à renier nos proches pour des raisons politiques-politicailles.

Certainement je ne suis pas si surpris quand je pense que St Pierre était proche de Jésus, mais que celui-ci l’avait renié à trois reprises en une seule nuit quand ce même était interpellé par les soldats Romains. Et moi, qui suis-je à coté de Jésus ?

Vos permis d’opérations pour les maisons des jeux, vous les avez eus comment et dans quelle circonstance ? Serait-ce par amitié à Navin Ramgoolam ou pour service rendu au PTr ?
Je dois révéler que j’étais actionnaire et directeur de SMS Pariaz depuis 2008. Le permis d’opération était délivré à la société, quand Navin Ramgoolam était Premier ministre. Suite à ma période d’émigration en 2012, après avoir subi de persécution politique, j’ai cédé toutes mes actions dans SMS Pariaz en me retirant comme directeur, ne me demeurant que consultant de la boîte. Toutes les autres entités de betting que la presse m’y associe en tant que propriétaire, la vérité est autre : je ne suis qu’un consultant jusqu’à présent. Tout ce que je dis est vérifiable auprès du Registrar of Companies.

Autant que je sache, depuis le select committee institué sur l’industrie du betting sous Navin Ramgoolam qui avait recommandé de n’accorder aucune nouvelle licences sur les courses mauriciennes, la Gambling Regulatory Authority (GRA) n’a en effet accordé aucune licence depuis 2014. Je me base sur une question parlementaire dont la réponse peut être vérifiée dans le Hansard de l’Assemblée Nationale. Je n’ai eu aucune patente de quelque nature-jeu ou autre- sous le présent régime.

On vous qualifie de tous les noms, Big Boss entre autres, alors que votre nom ne figure nullement dans des rapports des jeux. Pour quoi donc ce jugement erroné à votre égard ?
Certaines sections de la presse s’adonnent à une désinformation quand elles font accroire que les compagnies de betting m’appartiennent; et que tous les permis sont délivrés par le présent régime. Il n’y a aucune de ces compagnies (contrairement à ce que répand cette section de la presse) dont leur permis a été délivré après 2014. À mon humble avis, la presse martyrise le gouvernement et c’est pourquoi que toute chose qui peut embarrasser le gouvernement est bonne à dire. Moi je ne suis qu’une victime de cette pratique. Imaginons que la perception serait que j’étais proche de Navin Ramgoolam, croyez-vous que la presse aurait tapé sur moi ?

Autre point ridicule : ces mêmes titres de presse font accroire que c’est moi qui empêcherais l’organisation de journées de courses additionnelles. Or, c’est aberrant, car je travaille pour une compagnie de betting et des journées additionnelles les rendraient plus profitables.

« QUAND VOUS AVEZ GRANDI DANS LA PAUVRETÉ, ET CÔTOYÉ DES GENS DE DIFFÉRENTES COMMUNAUTÉS… C’EST NORMAL QUE VOUS DÉVELOPPIEZ UNE SENSIBILITÉ POUR AIDER LES AUTRES »

Michel encadré des CSO du centre Solidarite Marye Pike à Roche -Bois

On dit que vous êtes le bailleur de fonds du MSM. Est-ce vrai ou faux ?
Moi, bailleur de fonds du MSM? Totalement faux. Cependant, dès le ‘nomination day’, la population commence à réfléchir pour qui voter. Il s’agit là du jeu de la démocratie. En tant que citoyen, chaque personne a le devoir d’analyser en profondeur, ce qui est mieux pour lui et pour le pays pour les cinq prochaines années. Quel bloc politique serait selon sa conscience plus apte à diriger le pays. Dès cet instant, chaque citoyen doit se donner le temps à la réflexion pour son pays mais non se croiser les bras, comme s’il s’agissait d’un évènement banal. Certains ne vont même pas voter, ce qui fausse les enjeux.

Je vous dirai ceci : ayant vécu en Angleterre, j’ai vu comment les anglais jouent pleinement leur rôle durant une campagne électorale. Ils s’organisent au niveau des voisins et ils partagent des tracts ainsi que des bulletins pour convaincre quel bloc politique est bénéfique pour leur pays. Or, lors des dernières élections générales, j’étais comme beaucoup d’autres Mauriciens, convaincu que l’Alliance Le Pep serait bénéfique pour le pays. J’avais ainsi jeté légalement tout mon support pour que cette alliance soit élue. Je mets au défi tout candidat pour venir prouver que je leur ai remis de l’argent.

Je peux vous affirmer que cette histoire de donner de l’argent à un candidat dans le cadre d’une élection n’est ni dans mes habitudes ni de mon principe. Seuls les cons peuvent faire une pareille chose. Le candidat prend de l’argent et en fait une petite fortune, puisqu’il ne consacre presque rien à sa campagne.

Vous qui êtes dans le social de plein pied, quelle est votre lecture sur la situation après avoir rendu visite à ces personnes sans ressources ?
Vous nous avez accompagné ce matin (Ndlr : parlant de mardi matin) et vous avez constaté comme nous, qu’à coté de la nouvelle route à Roche-Bois, il y a la misère noire. Le progrès infrastructurel défiant les chaumières en piteux état. Vous avez été témoin dans quelle pauvreté vivent les gens de cette partie de la capitale. Quand nous voyons des gens, plus particulièrement des enfants, qui dorment à la belle étoile, cela nous blesse au plus profond de notre cœur. C’est l’ironie du sort que ces gens vivent un tel quotidien. Ces petits anges qui, lorsque vous les prenez dans vos bras, vous ressentez cette vibration humaine. Ã cette situation désolante, vous vous blâmez vous mêmes, vous blâmez la société et surtout les politiciens. Je me demande où vont les Rs 23 Mds alloués par la sécurité sociale pour dispenser de l’aide à ces gens-là ? Ce qui me touche le plus, c’est le sort de ces enfants. J’aime les enfants. Je souhaite que pour la Noel nous pourrons passer une bonne fête de Noel avec eux.

Autre problème aigu : celui du logement. Vous vous souviendrez sans doute de ce séga typique « aménagement déménagement faire en même temps ». Aujourd’hui c’est pire, car il n’y a que l’aménagement. Le déménagement ne fait plus partie du paysage de l’habitat. Ce que nous devons comprendre, c’est que nous sommes assis sur un volcan, une bombe à retardement. Si les autorités n’accorde pas leur attention, à temps, à ce problème de logement, nous ferons face à coup sur à des déséquilibres sociaux irréparables. C’est pour cela, qu’au niveau de SMP, nous avons évoqué avec force cette problématique et nous avons préparé un dossier complet, qui sera soumis au prochain gouvernement dans le cadre de la présentation du budget.

Et dire qu’après, on viendra parler de productivité. De quelle productivité parle-t-on ; alors que la personne n’a pas dormi la veille. C’est dans cet esprit que je tiens à féliciter SE le Cardinal Maurice Piat, qui a dit que le citoyen a le droit de voter selon sa conscience. Moi, j’ajouterai que le citoyen a aussi le DEVOIR de voter selon sa conscience.

Et le mot de la fin ?
Je ne prône pas un État Providence. Je ne crois pas dans cette politique de donner un poisson, mais plutôt dans celle d’enseigner à pêcher. D’où l’accent mis sur la formation et sur l’empowerment. Pas seulement en théorie et dans les discours, mais dans le concret, comme nous faisons sur le terrain.

Je voudrai dire aussi quelques mots sur les jeux. Les jeux où l’argent est investi cause de dommages sociaux. Personnellement, je ne conseille pas les gens de jouer à n’importe quel type de paris, car en jeu il n’y pas de gain. À ceux qui croient que le jeu résoudrait leur problème financier, je leur dirai de cesser de rêver. Laissez à ceux qui ont le moyen de jouer par plaisir, sans que leur budget ne soit affecté, de jouer. Eux aussi, ils doivent savoir qu’il y a un prix à payer pour ce loisir. Le prix c’est l’argent perdu quand ils jouent. Le banker que je puisse donner à ceux qui s’adonnent au jeu est qu’ils perdront toujours. Néanmoins je dirai si les jeux n’étaient pas légalisés, cela aurait été difficile de contrôler la situation.

Dans mon cas, il y a des centaines de gens qui vivent de tous les business. Et, une bonne partie de l’argent revient dans le circuit pour subvenir aux plus démunis. Croyez-vous que d’autres, à ma place, auraient généreusement consacré ne serait-ce qu’une partie de ce qu’ils gagnent, à soulager les nécessiteux ? Savez-vous que dans les Gaming Houses des milliards que les Mauriciens perdent vont aux étrangers qui sont les propriétaires alors que les Sud-Africains encaissent 35% du profit du TOTE. Tandis que notre groupe, tout l’argent reste pour les Mauriciens et une très bonne partie vont aux compatriotes les plus démunis et les pauvres qui sont atteint du cancer.

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