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Il est grand temps que la Justice du pays procède à des réformes pour contrer et par extension sanctionner sévèrement les braconniers du droit qui sévissent. D’emblée, nous devons préciser que ce n’est pas cette Justice qui est mauvaise, bancale, mais l’usage dénaturé que certains en font. Comme Rama Valayden.

Rama Valayden, nous le nommons sans détour, agit, se comporte depuis des années, encore plus ces derniers temps, comme s’il détenait l’apanage de la vérité, de la raison. Il transgresse les contours sacro-saints de notre système judiciaire, au point où le feeling qui se dégage publiquement est qu’une mafia judiciaire opère selon son bon vouloir. Ce qui est nécessairement immoral devient moralement nécessaire. Se demander s’il est encore crédible, c’est autant se demander si la tenancière d’un bordel est encore vierge.

Déjà quelques années de cela, l’avocat s’était découvert le don de « devire l’enquête », pour reprendre une expression locale définissant l’un des traits de caractère et d’agissement d’un homme en noir véreux.

Rama Valayden s’emploie à faire imposer l’impression suivante: Quand il parle, il veut faire croire que c’est la lumière qui descend dans la salle d’audience. L’évangile selon RV, c’est le nouveau livre de chevet du Parquet mauricien, selon la volonté de Rama. Pour faire acquitter ses clients, il suffit de s’y référer. La manière dont son dossier est construit, même dans les accusations les plus graves, fait que nécessairement vous devrez les relaxer, ce n’est pas un trafiquant de stupéfiant, ce n’est pas un criminel ou ce n’est pas une perverse narcissique (pour ne pas dire une personne aux mœurs exécrables).

Tout s’apparente chez lui à des entorses à la déontologie. Pour citer Lafontaine, mais en version modifiée: d’un avocat véreux, c’est la robe qu’on doit saluer. L’écrivain français évoquait lui un magistrat ignorant. Rompu aux dérives de « dévire l’enquête », il faut se remettre en mémoire ce mot d’ordre frelaté, dangereux en démocratie, lancé au visage de la pauvre dame Beekajee. Clairement, il n’était pas dans une honte terrible de ce qu’il faisait, profitant de la faiblesse de la dame. Une plainte fut même logée contre lui pour une infraction à l’éthique.

Dans son entêtement insidieux à atteindre JMLS, R. Valayden s’enfonce davantage dans la spirale des allégations, de la calomnie et du mensonge. Sa démarche est essentiellement caractérisée par la volonté d’imposer aux autres, avec connaissance et avec desseins des actes dont il sait que JM Lee Shim est innocent.

N’ayant pas des arguments pour contrer les charges véridiques portées au détriment de Béatrice, Rama cherche à dévier les esprits en discréditant JMLS avec des allégations de harcèlement, de tricherie et débordant même sur une histoire inventée de toutes pièces sur l’implication de M. Lee Shim dans les élections de 2019. En un tour de main, JMLS est en train de tordre le cou à ses basses manœuvres.

Aujourd’hui, monsieur irrespectueux de sa toge remet une autre couche dans le cas de Béatrice Kwan Tat. Il utilise cette affaire pour régler ses comptes personnels. Comme par enchantement, il oublie qu’il doit au prime abord défendre les intérêts de sa cliente, accusée de fraude. Soudain ce qui a abouti et a fait valoir l’arrestation de BK n’est plus le souci de Rama. Au contraire, il ne voit pas plus loin que de tirer la quintessence de l’affaire. En ce sens, il impose sa règle du jeu immorale contre la loi et la jurisprudence bien établie. L’indépendance de la Justice pour le maître, c’est comme la religion, il y croit mais ne la pratique pas. Cette utilisation des moyens déloyaux pour obtenir gain de cause ou en tirer bénéfice, alors que son dossier ne le permettrait pas, si justice était rendue, ne peut pas rester impunie. Il convient d’y trouver une connotation d’ordre moral: vénal, corrompu, ce qui explique son ambivalence.

L’élément exclusif dans cette affaire est que Mme Béatrice K, son mari et ses acolytes ont détourné d’importantes sommes d’argent et que le commun des mortels s’attend à ce que cette bande de malfrats soit jugée comme il se doit. Or, en faisant du surplace pour une allégation d’attouchements et de harcèlement dont le dossier est construit sur des rumeurs et des allégations, à partir d’une manipulation d’une personne qui est tout sauf fiable et n’articule pas une accusation de manière circonstanciée, Rama Valayden doit en assumer les conséquences. Il n’y aura aucune place au monde où il pourra se cacher de sa conscience.

Nous avons le droit d’avoir une suspicion légitime que Rama Valayden tente de couvrir des fautes lourdes de fraude, au point de s’en rendre complice. Heureusement que l e magistrat, le Juge est le dernier rempart contre les coups de canif portés à notre démocratie.

Nous restons confus par l’ampleur des manipulations mentales. L’abus de faiblesse est un délit défini par la loi comme étant « l’exploitation de la vulnérabilité ou de l’ignorance d’une personne pour en tirer un avantage contraire à ses intérêts ». Quels témoignages a-t-il recueillis ? Aucun. « Is it a kind of a joke », dirait l’anglais.

L’avocat est tenu à une obligation d’information et de conseil. En ce sens, R. Valayden doit obligatoirement, après avoir pris connaissance de la situation, d’informer sa cliente des chances d’acquittement ou de condamnation. R. Valayden n’est pas totalement transparent avec sa cliente; de ce fait sa responsabilité professionnelle est engagée. Dans les grandes démocraties, si cette responsa- bilité professionnelle est établie, R. Valayden se serait vu condamné à une somme au titre de dommages et intérêts.

RV ne tient pas sa légitimité d’une élection, mais bien plutôt de la responsabilité qui découle de ses fonctions, de sa déontologie, de sa formation et de ses méthodes de travail. S’il fait semblant de ne pas savoir les intrigues et les ravages provoqués par cette femme que l’on désigne sous le nom de «Sainte-Nitouche», il retarde l’échéance. L’autre, c’est la prude. Ou du moins, la pudibonde qui sous des airs angéliques, cache des mœurs légères.

Est-ce que RV saurait-il que sa cliente lui aurait révélé des messages incomplets, mais à son avantage et l’un d’eux qui évoquent une soi-disant fidélité et un amour inébranlable envers son mari ? Si l’avocat lisait la suite de ces sms, il devrait faire bien attention, au risque de lui couper dangereusement le souffle. Lui dont l’essoufflement est intense et très visible lors de ses points de presse.

Avant de brandir naïvement la solidarité des femmes avec sa cliente, l’ancien ministre de la Justice aurait dû savoir que madame avait fait l’objet de réprimande sous la forme d’une lettre des Ressources Humaines, pour des tenues vestimentaires dissolues, frisant l’indécence extrême. (Voir en encadré les documents et autres captures d’écran).

Sa cliente a sombré dans une dépravation incroyable et une hystérie aveuglante. Nous reproduisons les échanges sms qui démontrent un état mental délabré. Et, nul autre que le mari qui raconte ses misères à des collègues du bureau, en expédiant les messages de sa femme Béatrice qui se répand en imprécations, viles menaces et basses insinuations. L’horreur à son comble quand elle lâche ses menaces dans un langage châtié. L’une d’elles sous la forme d’un c h a n t a g e odieux et qui anéantit le mari, en lui disant qu’elle ferait une déposition à la police, à l’effet que Ah Chin aurait sodomisé ses propres enfants. Il n’y a pas de qualificatif pour décrire une telle perversité.

Monsieur Valayden, allez-y avec le déclenchement de solidarité féminine à l’égard d’un tel personnage. C’est sûr que les femmes mauriciennes sont assez clairvoyantes et lucides pour reconnaître la dame à son odeur. Personne ne voudrait être atteint par sa puanteur.

Pour revenir aux fraudes massives, l’esprit démoniaque qui rend possible le mécanisme de détournement est hilarant. Béatrice avait acheté 35 cartes SIM sous des noms fictifs, par exemple attribuant le nom de Jean-Michel Figaro à son époux. La liste est éloquente et la machination mise au point et réglée comme du papier à musique. Le pire est qu’elle se procurait les anciennes cartes SIM délaissées par des clients, pour éviter des nouveaux abonnements, lesquels auraient fait éclater au grand jour l’imposante tricherie. L’argent volé lui permit de faire l’acquisition d’une Mazda.

Une ignominie chassant l’autre, elle eut le culot d’inviter son amant et les proches de ce dernier à la célébration de l’anniversaire de sa belle-mère [la mère de son propre mari]. Ignoble direz-vous ! Les séries de soap-opera pâlissent devant l’ingéniosité de diable de Béatrice. Nous estimons tant les femmes en général et si aujourd’hui nos jugements et nos dénonciations se rapportent exceptionnellement à une femme, ce n’est certes pas une atteinte à leur valeur. À la vérité, il convient de singulariser le comportement exécrable pour rendre ses lettres de noblesse à la gent féminine. En parcourant ce texte et en lisant les encadrés de SMS, les mauriciennes en seront encore révoltées, indignées.

Sachez quand même que ce pétard mouillé classique d’attouchements et d’harcèlement sexuel s’explique par le fait que le désespoir d’un côté et le sensationnalisme érodé, à l’usure de l’autre côté poussent à des réactions de panique. Entre la démission de Béatrice et les fraudes exposées, des mois s’étaient écoulés. Pourquoi attendre tout ce temps pour user de cet artifice périmé lié à la chose sexuelle?. L’avocat prend les mauriciens pour des cons. C’est d’évidence toute une histoire à l’eau de rose qui a germé d’un esprit qui se dérobe. D’ailleurs, sa cliente se résigna à ne pas revenir au bureau, pour la simple raison qu’elle se trouvait incapable de faire face à ses collègues.

Le côté dramatique de cette sombre association entre Rama et Béatrice est que c’est une insulte qui est faite à la femme mauricienne. Ce qui est bien est que tout finit par être sanctionné dans la vie.

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