May 17, 2022
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News Opinion

Cessez de diaboliser Jean Michel Lee Shim !

Dans l’imbroglio qui oppose le Mauritius Turf Club au Gambling Regulatory Authority et la Horse Racing Division, une section de la presse [soumise au «mal vouloir» du répugnant Bernard Delaitre et des politiques en mal de réputation refaite se sont fait un malin plaisir de citer à chaque fois le nom de Jean Michel Lee Shim. Des paroles acerbes, démesurées et dont la puanteur est plus forte que l’odeur émanant des bas-fonds du tout-à-l’égout. Ici, il faut saluer la hauteur du leader de l’opposition Xavier Duval, qui a su résister à se mêler à cette campagne d’imprécations. Et, Dieu sait combien de tentatives ont été faites à son égard pour qu’il vienne avec un Private Notice Question au Premier ministre.

Le drame est que cette presse ne lui a jamais lui donné l’occasion de s’expliquer. Mais ce qui est encore plus pire, c’est que tous ces articles et ces attaques politiques diabolisent l’homme d’affaires, censé être celui qui est à la base de tous les problèmes du MTC et de Jean-Michel Giraud.

Dans ce charivari de rebondissements et de mensonges qu’on élève au rang de semi-vérités et vérités, il y a un fait implacable : Celui qui a tout à perdre si les courses sont repoussées aux calendes grecques, c’est Jean Michel Lee Shim. Ses recettes majeures proviennent de l’activité des paris et de son intensité. Il faudrait donc qu’il soit un vrai masochiste de la pire espèce pour qu’il œuvre pour le blocus au Champ de Mars !

S’il est vrai que son souhait est que les courses ne soient plus confisquées par une bande d’égoïstes et de personnages hautains, il est aussi vrai que Jean Michel Lee Shim doit s’assurer que son business ne tombe pas à l’eau. Car, il y a quand même un demi-millier de personnes qui dépendent de lui pour faire vivre leurs familles. Il y a donc quelque chose de méchant, de perfide, de démoniaque dans ces campagnes infectes contre sa personne. On s’en prend ouvertement à lui, alors qu’on s’est muré dans un silence absolu quand les autres étaient coupables de mauvaise gestion, de dilapidation de fonds, de détournements et de piètres jouissances pendant des décennies.

D’ailleurs, il est quand même éloquent que cette presse qui diabolise Jean Michel Lee Shim n’ait jamais trouvé le temps de demander au MTC pourquoi il n’a jamais pensé à acheter le terrain où sont organisées les courses à Maurice ? Ce club privé avait 210 ans pour le faire et maintenant que la mairie de Port-Louis lui rappelle ses droits de concession, la presse complice parle de « patrimoine national ». Mais qui a souillé ce patrimoine avec l’organisation honteuse de ce qui était alors connu comme « les courses malbar » ? Qui a, pendant ces 210 ans, perpétué une certaine hégémonie sur ce lieu mythique qu’est le Champ de Mars ? Est-ce ainsi qu’on gère un « patrimoine national » ?

Par contre, si l’on peut trouver un côté impulsif à Jean Michel Lee Shim, nous mettons au défi à quiconque de prouver :

1. Qu’il a été impliqué dans une course truquée.

2. A détourné, dilapidé l’argent des autres.

Alors qu’en fait, la cruelle vérité est qu’on ne s’attaque pas à des gens insignifiants, mais à des chênes qu’il faut faire tomber. Et Jean Michel Lee Shim est, malheureusement pour lui, un homme de premier plan. Et devient donc l’homme à abattre. Et d’ailleurs, cette puissance qu’on lui attribue ne correspond certainement pas à son caractère juste, à sa personnalité mesurée et simple, à sa générosité de cœur et d’esprit et à son statut de fin intellectuel. Son projet d’emplacement hippique trouve sa justification dans l’immobilisme chronique du MTC. Qui est resté pendant 210 ans assis sur ses insuffisances, avec des structures et des accessoires archaïques. Á l’heure digitale et l’intelligence artificielle, comment peut-on tolérer un club qui fonctionne dangereusement avec :

  • une piste à risques renouvelés et amplifiés ?
  • des tribunes vieillis horriblement et qui supportent des centaines de personnes, sans qu’aucune garantie ne soit donnée en ce qu’il s’agit d’un passage annuel réussi à un « load test » [ l’objectif étant de prévoir le chargement maximal que peut encaisser un bâtiment ]. Et ce, dans le cadre d’une transparence irréprochable,
  • des chevaux morts ou abattus qui sont destinés à la charcuterie, alors que l’achat d’un incinérateur est la norme universelle,
  • des opérations de castration ou autres soins médicaux se faisant à même le sol couvert de défécations et de pailles salies, tandis que des cliniques appropriées font partie des infrastructures hippiques partout ailleurs,
  • un MTC qui ne s’est jamais assuré de la mise en place d’un laboratoire adéquat et sophistiqué pour obtenir les résultats des analyses, au lieu de perdre son temps et de l’argent à expédier les échantillons en Afrique du Sud,
  • un MTC qui n’a pas jugé nécessaire de signer des «Memorandum of Understanding » (MOU), pour un partenariat efficace avec des établissements hippiques de renom tels que le Hong Kong Jockey Club, et qui aurait sorti le MTC de son marasme, et lui éviter le déclin.
  • un Mtc qui n’a fait que se plaindre des pertes, un état des lieux frôlant la faillite et qui est devenu le dénominateur commun. Et, le Club s’installant dans cette configuration, comme de rien n’était; et récitant cette partition chaque saison, pour justifier ses limites et ses manquements.

En fait, la liste est longue concernant l’état de déliquescence du MTC. Et les seules explications à cet état d’esprit en décrépitude sont claires: la finalité qui est celle de régner en race supérieure, de s’accommoder d’une opacité qui procure tous les privilèges de farniente et de courses peu propres. Ce qui avait fait dire à la Commission Parry qu’il y avait une « corruption généralisée » au sein du MTC. Club dont Jean Michel Lee Shim n’était pas membre, faut-il le rappeler ?

En somme, le MTC est resté une « institution » pleine de sa seule suffisance, opérant dans un cadre toxique et pourri jusqu’à la moelle. Avec des dirigeants qui ne pouvaient pas voir plus loin que leurs nez. Ou pour être plus précis, qui ne défendaient que leurs seuls intérêts !

C’est pourquoi Jean Michel Lee Shim est devenu leur cible, l’homme à abattre. Et la presse, complice et porte-voix de ce club, s’est plu dans ce rôle où certains de ses journalistes étaient réduits en marchands de papier, -0de profiteurs de tuyaux de courses et de pourfendeurs de tous ceux qui osaient se mettre en travers du chemin tortueux de leur club.

Jean Michel Lee Shim est devenu l’épouvantail à brandir, parce qu’il sait tout sur le monde hippique et a des idées en avance. Il était donc impératif de descendre celui qui s’est érigé en rempart contre ces fatras et jouisseurs d’un autre temps !

Si le public se donne quelques minutes pour réfléchir sur le projet tant décrié de Jean Michel Lee Shim, il comprendra ce qu’il y a lieu de comprendre. À savoir qu’il veut faire Maurice devenir un centre de quarantaine pour les chevaux [de magnats Arabes et d’autres investisseurs], qui vont courir dans un climat adapté à leurs trots; et aussi un centre de repos idéal (alors que la chaleur torride du Golfe les incommode et affecte leurs performances et la durée de carrière). La manne financière qui rentrera dans le pays sera indéniablement un plus évident pour notre économie.

C’est cette vérité qui n’est pas véhiculée par cette presse complice des dérives du MTC. À Mazavaroo, nous sommes fiers de défendre Jean Michel Lee Shim. Et qu’on se le dise: Les manguiers font partie du patrimoine national et environnemental de ce pays. Certains peuvent donc couper autant de branches qu’ils veulent de cet arbre majestueux. Mais ils n’arriveront jamais à le faire disparaître. Parce que donnant des fruits qui profitent à toutes les communautés. Et non pas à une poignée de passéistes qui ont encore la nostalgie d’une époque révolue où l’homme prenait son prochain pour plus inférieur que lui !