January 28, 2023
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Opinion

Libérez Julian Assange !

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Dans un spectaculaire retournement de…veste, le New York Times a pris position en faveur de Julian Assange, devenu prisonnier politique en Grande Bretagne, après qu’il ait dénoncé les multiples crimes de l’Occident.

La presse américaine, et leurs suiveurs dans d’autres parties du monde, ne s’était jamais épanché sur le sujet, considérant que Assange, comme le soutenait le gouvernement Américain, avait commis un crime de « haute trahison », en révélant notamment les dessous de la politique américaine de par le monde. Il avait même fait des révélations sur la base militaire de Diégo Garcia, où sont toujours détenus des prisonniers politiques.

Le New York Times et quatre organisations européennes ont enfin compris que le journalisme est sacré, et que ses messagers ne doivent pas être les otages des puissants d’hier, d’aujourd’hui ou de demain. De ce fait, cette prise de position est à saluer, même si elle ne reflète pas l’ensemble de la presse américaine. Mais le New York Times, comme le chantaient les Bee Gees dans leur hit « Staying Alive »,a toujours un effet sur ses lecteurs américains, et cela peut donc changer la donne pour Assange.

La pression est d’ailleurs sur Joe Biden,80 ans déjà, et l’on commence à s’interroger sur son état de santé. Mais toujours est-il que le président Américain est loin de faire l’unanimité, de par les contradictions que les Démocrates n’en finissent pas de traîner. Ainsi, si les Américains ont vite fait de cataloguer le Qatar comme pays « violant » les droits humains, comment expliquer que les Etats-Unis veulent faire extrader un lanceur d’alerte, pour le faire condamner à plus de 100 ans de prison ! N’est-ce pas là violer les droits humains d’Assange ?

Le fondateur de Wikileaks croupit toujours dans une prison de haute sécurité en Grande Bretagne, et son état de santé s’était même dégradé. Assange, programmeur informatique d’origine Australienne,- pose un cas de conscience à l’Occident,- si prompt à dénoncer les dictatures, alors que ce qui est fait au journaliste informaticien relève bien d’une réelle tentative de bloquer l’information. Et ce, alors que l’Occident prétend se battre pour « la liberté de l’information. »

De ce fait, la position du New York Times et de ces quatre groupes de presse européenne est à saluer. Dans une lettre conjointe, ils demandent que toutes les charges contre Assange soient enlevées. »Le gouvernement Américain doit cesser de persécuter Assange pour avoir révélé des secrets d’Etat. », écrivent les responsables du Times, du Garduian, de Le Monde, Der Spiegel et El Pais, respectivement des Etats-Unis, de la Grande Bretagne, de la France, de l’Allemagne et de l’Espagne. Ces groupes de presse ont une certaine influence, et sont aussi très critiques de la politique de leurs pays.

Il va sans dire que nous adhérons totalement à cette prise de position, et demandons à Joe Biden de considérer l’abandon total des charges contre Assange. D’ailleurs, comme le soulignent les éditorialistes de ces groupes de presse, »poursuivre Assange sous l’Espionage Act met en place un dangereux précédent, et met en danger le premier amendement de la Constitution Américaine, qui garantit le droit à la liberté d’expression, et la liberté de la presse ».

C’est en 2010 que Wikileaks fit des révélations fracassantes contre le gouvernement Américain, notamment sur les guerres en Afghanistan et en Iraq. Deux ans plus tard, devenu un paria après une charge de viol en Suède, qu’il a toujours niée, il trouva refuge dans l’ambassade Equatorienne, à Londres. Mais en 2019, il fut expulsé de l’ambassade et subséquemment arrêté après un mandat d’arrêt émis par le Département Américain. Il devait alors être emprisonné dans une prison Britannique, en vue d’être extradé aux Etats-Unis. Ses avocats purent repousser cette échéance. Et là, la presse américaine et européenne prend officiellement position en sa faveur. Oui, il est temps de libérer Julian Assange. L’Occident ne peut prétendre défendre la liberté, et vouloir condamner un homme à plus de 100 ans de prison. Juste parce qu’il a dénoncé sa politique mortifère. Le temps de la vérité a sonné pour les gouvernements Britannique et Américain. On verra ce qu’ils feront après cette interpellation venant de la presse de leurs propres pays sur le sort d’un innocent !

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