July 13, 2024
Hennessy Court 3rd floor Sir John Pope Hennessy street Port-Louis
News

Maurice – 51e pays plus exposé aux risques de catastrophes

La Journée internationale de la prévention des catastrophes naturelles, célébrée le 13 octobre de chaque année, vise à mieux faire connaître la façon dont les peuples se prémunissent contre les risques liés aux catastrophes. Durant ces 20 dernières années, des milliers de personnes ont péri à la suite de catastrophes naturelles dont des tempêtes, inondations, vagues de chaleur, séche- resse, tremblements de terre, tsunamis etc. 138 pays prennent part à cette action concertée, dont l’objectif est de prévenir les pertes en vies humaines. De nombreuses vies peuvent être sauvées quand la population est bien préparée, surtout lorsqu’il y a des systèmes d’alerte précoce en place et des infrastructures plus résilientes.

« Selon le World Risk Report 2021, Maurice est désormais le 51e pays avec le plus haut risque de catastrophes, comparé à son 53e rang de 2020 », a déclaré le vice-Premier ministre (VPM), ministre des Collectivités locales et de la Gestion des risques de catastrophes, Anwar Husnoo, au Conseil municipal de Port Louis hier le 13 octobre, à l’occasion de la commémoration de la Journée internationale de la réduction des risques de catastrophes 2021. Il a rappelé que depuis les crues soudaines de 2013, Maurice a pris plusieurs initiatives afin de disposer de mécanismes institutionnels plus solides pour prévenir et réduire les risques de catastrophes. Il s’agit notamment de la mise en place du NDRRMC pour gérer les crises et les catastrophes au niveau national par le biais du Comité national de crise, du Commandement national des opérations d’urgence et du Commandement local des opérations d’urgence, et de la mise en place du Conseil interministériel sur le changement climatique sous la présidence du PM.

Remise de matériel et de certificats

Il a rappelé que Maurice a adhéré à la Déclaration d’urgence climatique qui préconise la mobilisation de l’ensemble de la société et la promotion de l’appel à déclarer une urgence climatique. Il s’est attardé sur le Cadre stratégique national de réduction et de gestion des risques de catastrophe, la Politique nationale de réduction et de gestion des risques de catastrophe et le Plan d’action national de réduction et de gestion des risques de catastrophe, qui guideront l’approche de la République de Maurice en matière de réduction et de gestion des risques de catastrophe pour les dix prochaines années, jusqu’en 2030.

Le ministre Husnoo a précisé : « Ce cadre stratégique national, aligné sur le Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe 2015-2030, fournit une voie pour atteindre les priorités d’action et les objectifs convenus au niveau international pour la réduction des risques de catastrophe d’ici 2030. Il intègre les obliga- tions et les engagements de la République au titre du Programme d’action de l’Union africaine pour le Cadre de Sendai, des Objectifs de développement durable et de l’Accord de Paris sur le climat. »

A cette occasion, le matériel et les certificats du Programme communautaire d’intervention en cas de catastrophe ont été remis au Président du Conseil de district de Pamplemousses par le VPM. Les volontaires de la communauté de Congomah ont bénéficié du programme communautaire d’intervention en cas de catastrophe du 1er au 3 octobre 2021. Il comprenait des sujets tels que les premiers secours, le renforcement de l’esprit d’équipe, la manipulation des cordes et l’extinction des incendies, entre autres.

Selon l’Unesco, dans cette optique, et en maintenant l’accent de la Journée sur l’impact des catastrophes sur les communautés, les individus et les infrastruc- tures, qui affectent profondément leur bien-être, le thème de cette année vise à faire passer le message que de nombreuses catastrophes peuvent être évitées ou prévenues s’il existe des stratégies de réduction des risques de catastrophes pour gérer et réduire les niveaux de risque existants et éviter la création de nouveaux risques. Bref, à travers « une bonne gouvernance des risques de catastrophe ».