April 19, 2024
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MTC/MTCSL : les vérités cachées au public

Le MTC a décidé de ne pas organiser les courses en 2023. Beaucoup est dit et écrit depuis l’assemblée générale extraordinaire de vendredi. L’émotion prend le pas sur le rationnel. Stop ! Soyons plutôt professionnels et rationnels.

Pour cela, un retour dans le temps s’impose, l’Histoire ne peut être effacée ou réécrite. Il est très important de comprendre que depuis sa création en 1812 et jusqu’à juste après la Seconde Guerre mondiale, le MTC fonctionnait plus ou moins comme une « friendly society » parmi les barons sucriers pratiquant le sport des rois, à savoir les courses de chevaux.

Après la Seconde Guerre mondiale, le public commençait petit à petit à avoir la possibilité de parier sur les courses de chevaux. Cependant, pour placer un pari sur un cheval, vous deviez d’abord être tiré au sort pour que vous ayez la chance de choisir le cheval sur lequel vous vouliez placer un « bet ». C’est de là que vient le terme loterie, dont des organisateurs de tirages au sort, comme la société Poupard, existent depuis 1930. Cela a ouvert la voie à l’arrivée des bookmakers aux courses hippiques alors que la population s’habituait à parier sur les activités hippiques. Ainsi, après la Seconde Guerre mondiale, quelques personnes, agréées par le Mauritius Turf Club, commençaient à opérer en tant que bookmakers. Aucune restriction et aucune lourdeur administrative. Un employé du MTC collectait chaque semaine quelques roupies auprès de chaque bookmaker. Le Tote, bien évidemment, n’existait pas. Le MTC, pour ainsi dire, dirigeait l’industrie en toute liberté par ses membres, comme s’ils dirigeaient l’industrie sucrière. C’était le bon vieux temps.

Même en 1973, lorsque la première loi sur les jeux fut introduite, le MTC et les courses n’étaient nullement concernés. Cette loi imposait aux opérateurs l’obligation d’obtenir, chacun, une licence du gouvernement, à l’exception du MTC et de ses bookmakers, qui étaient exemptés de la loi sur les jeux alors que le « betting » existait déjà sur les courses de chevaux. Voilà une des vérités qu’on ne vous dit jamais ! Le MTC avait toutes les prérogatives d’une vraie autorité hippique. Véritable Etat dans un Etat ! C’était encore les beaux jours ! Aucune loi n’imposait (i) au MTC de prendre une licence d’organisateur de courses hippiques et (ii) aux bookmakers d’obtenir une licence pour organiser des paris ! Donc aucune taxe n’était dérivée des paris et zéro sou à la caisse de l’Etat ! Les membres du conseil d’administration du MTC étaient bien plus puissants que les membres du gouvernement !

Au début des années 60, les bookmakers poussaient comme des champignons à Port-Louis aux rues La Corderie, Royale et Bourbon. L’activité était si florissante et la croissance si évidente que le gouvernement décidait enfin d’introduire une licence pour bookmakers qui coûtait Rs 10 000 par année. Les bookmakers, grâce à la popularité, de plus en plus grandissante, des courses, faisaient fortune en peu de temps grâce à leurs contacts privilégiés avec entraîneurs, membres et commissaires du MTC. Le public, « the ordinary people », se faisait arnaquer au vu et au su de tout le monde. Les paris « ante-post » étaient plus qu’un « daylight robbery » et c’était une opération bien huilée pour voler le public. Le mécanisme était simple : ouvrir les paris sur les entrées, surtout dans les grandes courses, et laisser les gens miser. Et s’il y a de gros paris sur un cheval, un simple coup de téléphone à qui de droit et le cheval ne figurait pas sur le programme ! Comme ces paris n’étaient pas remboursables, c’était le jackpot pour les bookmakers. Et bien sûr, tous ceux impliqués récompensés ! Qui plus est, ce n’était pas le gouvernement, qui ne connaissait rien des courses, mais le MTC qui choisissait les bookmakers ! « Misié Zan qui donne lisans ! » Le gouvernement n’était qu’un « rubber stamp » et le public, lui, le dindon de la farce !

En 1990, afin de contrer les bookmakers qui s’enrichissaient du jour au lendemain, le MTC soutenait fortement la demande du promoteur Jean Hardy pour une licence de Totalisator et le Premier Ministre de l’époque, Sir Anerood Jugnauth, accédait à sa demande (ne venez donc pas dire que les Jugnauth sont contre le MTC ou les courses hippiques !)

Le MTC a continué à jouir de son statut d’État dans un État au point où il avait le pouvoir d’interdire à un citoyen mauricien à part entière d’entrer à l’intérieur… du Champ de Mars ! Le « Warn Off » figurait en bonne place dans ses « Rules Of Racing », qui étaient plus puissantes que la Constitution du pays ! C’était l’époque dorée, dont aujourd’hui les JFL, GG et JMG sont très nostalgiques et expriment leurs profonds regrets par tous les moyens sur les réseaux sociaux.

A toute montée, il y a une descente, c’est « the law of nature ». Le début de la chute arriva lorsque le stupide et insensé JMG frappa, en 2004, à la porte de son meilleur ami, PRB, finalement devenu Premier ministre de Maurice. JMG infligeait le premier coup fatal à son club lorsqu’il insistait auprès de PRB pour introduire le Horseracing Board Act malgré les conseils de nombreuses personnes autour de lui, dont JMLS. C’était la première fois que le MTC devait obtenir une licence pour pouvoir organiser les courses à Maurice ! Auparavant, le MTC ne faisait qu’inviter la police pour un « Garden Tea Party » au MTC et dans les minutes qui suivaient, le calendrier des courses devait être approuvé sans les procédures bureaucratiques et lourdes du gouvernement ! JMG était-il vraiment stupide et insensé de remettre le MTC, les mains liées au gouvernement ? Ou avait-il à l’esprit que son bon ami PRB allait, après l’introduction de la HRB Act, accorder des faveurs monétaires et non monétaires substantiels au MTC ?

A cette époque, les membres du HRB étaient très favorables à toute demande de JMG, alors président du MTC. Une Brigade des Jeux fut introduite et une croisade fut menée contre les bookmakers, car JMG ne voulait que le Tote de Hardy comme organisateur des paris. L’inspecteur Daniel Monvoisin était aux commandes de la Brigade des Jeux et de nombreux bookmakers furent emprisonnés et l’un d’entre eux, PFK a, lui, été emprisonné et interdit au Champ de Mars pendant 5 ans. Un « warning off » qui rendait fier JMG dans son discours du président. Même l’actuel président du MTC, Gavin Glover était persécuté car il avait été appelé au CCID sur le cas du cheval Dr. Goodfeel tout comme l’entraîneur Mann Ramdour. C’était de la terreur avec le roi Dagobert sur son cheval de bataille.

La façon dont Gavin Glover avait été traité par JMG suscitait la colère des membres du Racing Club, dont certains qui s’étaient associés à quelques-uns du Dodo club et au Sunrise Club ainsi qu’aux proches des bookmakers chinois emprisonnés. Ce groupe décida de se venger contre le traitement accordé à Glover, PFK et Ramdour. Cet épisode marqua un rapprochement dans les relations entre Glover et PFK, dont l’association n’est guère un secret. Cette révolte devait évincer JMG du pouvoir de la manière la plus honteuse au profit de Gilbert Merven (surnommé Pablo Escobar au Champ de Mars !). JMG, après les élections de 2005, qui poussaient PRB hors du pouvoir, était devenu un homme intimidé et troublé, croyant même qu’il allait se faire arrêter par le célèbre inspecteur Radhooa en remplacement de Daniel Monvoisin. Depuis, JMG a toujours reproché à PFK d’être derrière cette sale manœuvre et s’était juré qu’un jour il allait prendre sa revanche.

GM, qui était proche du PM de l’époque, NCR, remportait élections après élections au MTC grâce à sa politique d’admettre comme membre votant les têtes pensantes du Labour party. Chaque nouveau membre devait passer le vetting du PMO de NCR au préalable. C’est de cette façon qui’il remporta toutes ses élections au MTC. D’ailleur lorsque NCR offrit la tête de GM à JMG sur le plateau du rapport Parry que GM s’est vengé pour faire NCR perdre les élections de 2014. Aussi vrai lorsque NCR n était plus au pouvoir que l”électorat Hindu abandonna GM qui commençait à perdre son “power base”. Homme d’affaires très avisé, il dirigeait le MTC comme une entreprise et il a réussi dans une certaine mesure.

Pendant cette période, JMG préparait, lui, comme un véritable serpent attendant son heure caché dans les herbes, sa revanche contre GM. Son seul objectif était de faire tomber GM pour sa vengeance personnelle. En 2013, lorsque son ami PRB rejoignit NCR dans une alliance, JMG devait personnellement rencontrer NCR après qu’un rendez-vous lui ait été fixé par PRB. JMG demanda à NCR de mettre sur pied une commission d’enquête sur les courses. Il cibla spécifiquement deux de ses pires ennemis, GM et PFK. Et quand le rapport de Richard Parry fut rendu public, c’était la fête dans le camp de JMG. Champagne et whisky à gogo ! Ses deux ennemis GM et PFK étaient les deux méchants du rapport. Ce rapport Parry, c’était le deuxième coup fatal pour les courses et pour le MTC après le Horseracing Board. Car c’est ce même rapport qui recommandait la création de la Horse Racing Division et la suppression de toutes les prérogatives du MTC, comme la préparation des fixtures, le handicap, le stewarding et les tests sanguins. Ces prérogatives devaient aller à la HRD. Encore une fois et les faits sont là pour démontrer que la HRD, c’est l’œuvre de JMG et de personne d’autre. Si JMG n’était pas allé voir NCR et n’avait pas demandé cette commission d’enquête, il n’y aurait pas eu de HRD aujourd’hui ! C’est lui l’architecte du nouveau monde hippique sans la….MTC !

Le rapport Parry, il faut le dire, a jeté le discrédit sur GM et nombre de ses proches alliés ont commencé à s’éloigner de lui. Son erreur mortelle a été d’entrer en guerre contre les Gujadhur de Tote Lepep, une guerre qui a poussé les électeurs hindous au MTC vers Kamal Taposeea, qui avait le soutien du Dodo Club, de la bénédiction de Supertote et de son collistier Frantzo Merven. GM ne s’était retrouvé qu’avec les votes du Racing Club et les quelques votes chinois et musulmans. Résultats des élections, GM subissait la défaite, bâtie sur campagne sale, mensongère et honteuse. Outre ce que le rapport Parry lui reprochait, ses adversaires, Frantzo et compagnie, l’accusaient d’être très avide de… commissions !

JMG est, lui, resté dans l’obscurité après ses deux coups mortels qui ont fait reculer le MTC de 100 ans ! D’abord avec la Horse Racing Board Act, obligeant le MTC à avoir pour la première fois une licence pour opérer. Puis, avec son « move » pour la commission Parry qui est venu enlever tous les pouvoirs du MTC et les remettre entre les mains de la HRD.

Kamal Taposeea, un professionnel du « corporate world » recrutait, à sa prise de pouvoir, un autre excellent dirigeant d’entreprise, en l’occurrence le Sud-Africain Mike Rishworth. Ce dernier commençait la tâche herculéenne de remettre le MTC sur les rails « of good corporate governance ». Son but : amener le personnel du MTC à ne travailler rien que dans l’intérêt du MTC et de l’industrie des courses de chevaux. Il négociait avec le gouvernement et rencontrait le Premier ministre pour dégager une stratégie de partenariat « win-win » entre le gouvernement et le MTC. Le MTC était même sur le point d’obtenir un très bon accord avec le gouvernement. Sa seule erreur a été de combattre Supertote et Totelepep. Le premier représentait les votes du Dodo Club (280 sur 610 votes) et le second les votes hindous (230 sur 610 votes). En peu de temps, leurs directeurs sollicitaient une rencontre avec JMG à l’endroit controversé, Petit Camp (à ne pas confondre avec Petit Gamin !) et une vilaine campagne était orchestrée contre Kamal Taposeea lequel perdait sa majorité en 2021, et donc la présidence du MTC. JMG a été réélu président.

Comme JMG est un échec éternel au MTC, son retour allait faire encore plus de mal au Club. Après la Horse Racing Board Act et la commission Parry, qui a réduit le MTC à un simple préposé pour l’entretien des bâtiments, JMG allait venir tout détruire. Jamais deux sans trois ! JMG allait infliger le pire coup de tous les temps au MTC avec sa fameuse déclaration : “il n’y aura pas de courses ni demain, ni après demain, ni le mois prochain, ni l’année prochaine, ni de sitôt….”. Les conséquences furent désastreuses pour le MTC qui devait :

  1. Perdre le Champ de Mars ;
  2. Perdre son monopole de « race organiser » ;
  3. Perdre son siège à l’Asian Racing Conference (et maintenant, c’est plus qu’une certitude qu’il va également en faire les frais à la Fédération Internationale des Autorités de Courses de Chevaux).

Plus important encore, PTP a été créée en un clin d’œil. JMG, qu’il l’accepte ou pas, est celui qui a donné naissance à la PTP.

Par ailleurs, il est important de comprendre le jeu de pouvoir au sein du MTC afin de connaître les raisons pour lesquelles les administrateurs ne pouvaient pas prendre de décisions rationnelles et logiques comme n’importe quel conseil d’administration dans le monde. En effet, depuis 1812 et jusqu’à l’indépendance, les membres du MTC étaient à plus de 75% des personnes proches du Dodo club. C’était la pluie et le beau temps. Il n’est pas difficile de comprendre qu’après avoir vu comment les bookmakers, pour la plupart des chinois, sont devenus riches très rapidement, les membres du Dodo Club ont décidé de lancer une autre « Money Making Machine », le Tote, pour concurrencer les bookmakers. Le MTC a soutenu le Supertote, à partir duquel des centaines de millions de dividendes ont été distribués à ses membres, principalement au Dodo.

C’est aussi un fait que le MTC commençait à faire de la place parmi ses membres à d’autres communautés afin d’être politiquement correct. C’était une décision calculée, déroulant le tapis rouge à certains membres de la communauté hindoue de manière contrôlée, en particulier ceux du Parti travailliste, les hindous « vaish » et de castes supérieures, dont des têtes bien placées du Parti travailliste. Lorsque NCR prit le pouvoir, il soutenait GM pour diriger le MTC afin de pouvoir offrir le Totelepep aux Gujadur. GM, sous les instructions de NCR, continuait sa politique d’ouverture au MTC, qui faisait davantage place aux hindous du Parti travailliste, groupe dirigé par les Gujadhur. Aujourd’hui sur 607 membres votants au MTC, 280 sont du Dodo club/Supertote et 230 de la communauté hindoue, ceux-là mêmes que JMG appelait “les malangues”.

Maintenant, il est facile de comprendre que pour devenir administrateur, vous devez obtenir la bénédiction de Supertote et Totelepep. Ces administrateurs « puppets » du MTC ne sont plus en mesure de prendre des décisions qui profitent uniquement au MTC et aux courses, car ils ne sont pas libres de leurs actions. Ils doivent leur position d’administrateurs à d’autres intérêts, à leurs maîtres. Aujourd’hui, il y a le « commingling » entre Supertote et Totelepep qui disposent d’un seul « pool », ce qui les rend encore plus puissants pour tirer les ficelles et contrôler ces administrateurs marionnettes.

Regardons les faits :

  1. Selon la loi, le Tote doit payer « a terminal fee » au MTC chaque année. Lorsque Kamal Taposeea a intenté une action en justice pour ramener Rs 50 millions que le Tote devait au MTC, il a été expulsé du pouvoir ;
  2. Selon la loi, les deux Totes payaient au MTC les 5 % qu’ils collectaient auprès du public sur le « lévé pilé ». Lorsqu’ils ont fusionné en un seul « pool », ils ont cessé de payer ces dizaines de millions de roupies au MTC. Ils puisent dans les poches du public au nom du MTC, mais transfèrent l’argent dans les leurs. Il y a un jugement de l’ARC à cet effet. Le MTC a timidement revendiqué la somme due, mais plus tard, il a dû annuler cette revendication lors de son assemblée générale en 2015.
  3. Pendant le COVID, le MTC a demandé aux trois opérateurs de payer 7 % pour aider l’industrie, mais après quelques réunions, il a été convenu derrière le dos de SMS Pariaz que les deux Totes cessent cette contribution.
  4. Lors des négociations avec le gouvernement, il était convenu que le MTC allait pouvoir exploiter son propre Tote, mais le « package » négocié par Kamal Taposeea était mal vu, car cela irait à l’encontre des intérêts des deux Totes car désormais seul un organisateur de courses hippiques allait être en mesure d’exploiter le Tote System. C’était considéré comme une faute grave commise par Kamal Taposeea, qui était sur le point d’être expulsé du MTC avant sa démission;
  5. MTC louait une écurie sur les terres de la Couronne à Rs 5 000 aux Gujadhur et ne facturait les écuries que Rs 2 000. Cela ne peut plus continuer. PTP dispose de boxes gratuits pour les chevaux dans La Plaine. De plus, une « disturbance allowance » est versée aux Gujadhur pour le bruit des sabots lors des séances d’entraînement matinal. Cela doit également être supprimée immédiatement, quitte à perdre des votes aux élections. Il faut être audacieux. Il faut en finir avec des concessions pour obtenir des votes et siéger comme administrateurs. Un administrateur doit s’acquitter de ses fonctions et de ses compétences dans le seul intérêt du MTC.
  6. Il en va de même pour toutes les dépenses inutiles et il y en a beaucoup. Supertote doit payer un loyer à la juste valeur marchande pour l’utilisation de la grande tribune pour son centre d’appels et son bureau. Cela doit être une obligation, peu importe le résultat des élections ! Les intérêts du MTC doivent primer.
  7. Les concessions faites aux membres à vie pour cesser de payer les frais d’adhésion et la jouissance gratuite les jours de courses doivent également être supprimées. Stop aux « maja karo ».
  8. Le gouvernement a décidé de prendre la responsabilité financière du « stewarding », du handicap et des tests sanguins pour un montant de avoisinant les Rs 75 millions par an. Mais les administrateurs du MTC n’ont pas été en mesure de réduire cette somme colossale des dépenses totales du Club en raison des intérêts acquis de ceux qui les ont placé comme administrateurs ;
  9. À tout moment, les groupes d’intérêts ont toujours essayé d’achever le MTC par plusieurs projets initiés par le « backbone » même du Club. 1. Deux ans de cela, un projet à Flic En Flac ; 2. Le projet Terra dans le Nord ; 3. Monneron ; 4. Petit Camp et 5. Les Pailles. Comme si le MTC n’a pas besoin d’ennemis de l’extérieur. Il y en a beaucoup à l’intérieur même du Club !

Ci-dessus ne sont que quelques exemples où de véritables décisions commerciales ne peuvent pas être prises pour s’adapter aux changements constants de l’industrie. Sur cette voie, la chute économique du MTC était depuis longtemps prévisible. « The writings were on the wall ». Inutile de venir blâmer aujourd’hui le gouvernement, la PTP ou les entraîneurs qui courent avec la PTP.

Au lieu de travailler pour permettre à la MTCSL de résister aux difficultés pour pouvoir décoller quand le temps s’améliore, les administrateurs du MTC ont opté pour l’euthanasie de la MTCSL afin que le procès des dizaines de millions de roupies arrive à son terme et que les deux Totes n’aient pas le moindre risque de payer quoique ce soit au MTC. Aussi, cette décision des administrateurs d’euthanasier la MTCSL permet aux deux Totes de lancer une autre « MTCSL » au détriment du MTC aujourd’hui trop pollué, selon certains, de non-membres du Dodo.

La décision d’entrer en mode pause est la décision la plus sage que le Club aurait pu prendre dans les conditions actuelles. Une décision bien raisonnée et il n’est pas étonnant que Gavin Glover ait écouté attentivement les nombreux experts avisés autour du MTC comme William Chung, Clarel Benoit, Rishi Pursem et autres.

Dans cette posture, le MTC cessera de perdre de l’argent à chaque journée de courses qu’il organise. Il toucherait au contraire des revenus tandis que la PTP paiera la note pour organiser les courses en louant des infrastructures et écuries à la rue Shakespeare, sans compter la vente du magazine Race Time. En plus de continuer à récolter les « membership fees » à hauteur de Rs 10m par an. Voilà comment le MTC veut RECULER POUR MIEUX SAUTER.

La question demeure, cependant, de savoir jusqu’où ce conseil d’administration serait capable de résister aux pressions des intérêts économiques aussi bien qu’aux intérêts politiques. Déjà NCR profite de la situation et fait de la politique sur une question purement commerciale où les « marginal costs » bouffent les « marginal revenues » pour chaque journée de courses, ce qui entraîne des pertes continues. La solution consiste à augmenter les revenus en se séparant des deux Totes qui ont vampirisé le MTC tout en réduisant les coûts en ne payant aujourd’hui pas les frais du « stewarding », du handicap et des tests sanguins au coût de Rs 75 millions, qui ont été absorbées par le gouvernement. Le Chief Stipe, aujourd’hui directeur exécutif, SDC, touche toujours un salaire mensuel de Rs 400 000. Comprenne qui pourra! Cela n’a rien à voir avec PRB ou NCR et encore moins PJ, dont le gouvernement a mis Rs 75m dans l’industrie hippique.

Il n’y a aucune raison de blâmer la PTP pour justifier l’arrêt des activités par la MTCSL. De toute évidence, lorsque les « marginal cost » excèdent les « marginal revenues », la seule solution consiste à arrêter les activités. Plus la MTCSL organiserait de courses, plus il subirait de pertes. William Chung répétait la même chose il y a longtemps. Inutile non plus de blâmer les chiffres du Cost Sharing Agreement proposés par la PTP pour l’entretien de la piste. Les chiffres étaient inférieurs à ce que MTC-MTCSL proposait à la PTP l’année dernière. La PTP paierait volontiers la même somme à MTC-MTCSL si cette dernière pouvait donner la garantie qu’elle déposerait la même somme sur un « joint account » à partir duquel, tous les paiements seraient effectués.

Il faut cesser avec le « blame game » pour justifier la décision de la MTCSL d’arrêter les courses. C’était la seule qu’elle pouvait adopter en la circonstance qui consiste à ne pas organiser les courses, mais profiter, en même temps, pour encaisser Rs 10 millions en termes de cotisation annuelle des membres, Rs 15 millions pour la location d’écuries, Rs 10 millions pour la location de loges aux propriétaires le jour de courses et Rs 5 millions en termes de vente pour Race Time. Rs 40 millions au MTC pour couvrir ses « fixed cost » au lieu de financer les pertes pour l’organisation des courses. Weekend et Le Mauricien de Scoobidoo et de Ticaporal – Rocco Shan Ip doivent cesser leur démagogies car le public a déjà tout compris. La PTP sera jugé sur ses courses propres par la population Mauricienne.

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