September 26, 2022
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Opinion

Nouvelle reconnaissance de haut niveau pour Maurice

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Apres s’être classé treizième, sur une liste de la Banque mondiale des 190 économies pour sa politique destinée à faciliter la conduite des affaires, Maurice reçoit cette semaine une nouvelle reconnaissance de haut niveau. En effet, le pays a reçu une très bonne note dans un domaine clé pour le maintien de sa réputation comme un centre financier de renommée internationale.

Maurice satisfait à 88% les exigences du Groupe d’Action Financière Intergouvernemental (GAFI) en matière de lutte contre le blanchiment des capitaux et de financement du terrorisme. Du coup, le pays sort de la zone rouge de non-conformité aux recommandations internationales sur ces deux crimes financiers, et c’est tout le pays qui peut pousser un grand ouf de soulagement pour l’investissement étranger et le commerce transfrontalier.

Le blanchiment des capitaux est un délit pénalement sanctionné et qui consiste à donner une apparence légitime à des capitaux qui, en vérité, proviennent d’activités illicites telles que le trafic de stupéfiants, les activités criminelles, la corruption, la prostitution, le trafic d’armes, certains types de fraude fiscale et d’autres encore. Quant au financement du terrorisme, c’est le fait de fournir, ou de réunir, des fonds susceptibles d’être utilisés pour commettre un acte terroriste.

Sur 40 des critères utilisés par GAFI lors de cette évaluation, Maurice est conforme dans 35 critères de mesure, tandis que sa note oscille entre non-conformité et conformité partielle sur 5 des critères.

C’est une grande avancée et une performance prodigieuse pour le secteur des services financiers mauriciens qui figurait parmi les pays récalcitrants du GAFI lors d’une évaluation en décembre 2018.

Cette nouvelle reconnaissance vient confirmer le sérieux et l’engagement du Gouvernement de Pravind Jugnauth de faire de Maurice un centre financier international et de renommée internationale. Pleinement conscient de l’importance vitale de ce secteur pour notre économie, le Premier Ministre et Ministre des Finances en collaboration avec toutes les entités régulatrices concernées et ses officiers se sont attelés à fournir et produire tous les éléments susceptibles de changer la perception négative que s’était faite le GAFI sur Maurice en une opinion concrète, positive et vérifiable.

Il faut reconnaître derrière ce travail gigantesque l’apport de quatre femmes qui ont œuvré sur l’élaboration de la position mauricienne, et celles-ci sont : Yotsna Lalji Venkatasamy du Ministère de tutelle, Sulakshna Gigabhoy Sauhoboa du bureau de l’Attorney General, Anushka Pochun de la FIU et Yonesha Sahye de la FSC. Ces quatre femmes méritent d’être récompensées pour ce beau travail d’équipe accompli avec rigueur et qui porte ses fruits.

Il est plus que dommage qu’une telle reconnaissance se voie actuellement éclipsée et noyée par les potins de la campagne électorale, aussi intense qu’elle est infecte, par les détracteurs de l’Alliance Morisien. Quoiqu’il en soit, dans un contexte économique difficile et contraignant, il ne faudrait pas banaliser cette notation car il y allait de la survie d’un secteur porteur et qui demeure un solide pilier pour l’économie.

Ces dotations et classements attribués par des institutions de grand renom sont banalisés par des partis quand ils se retrouvent sur les bancs de l’opposition. Honnêtement, dans ces situations où le pays est non seulement honoré, mais obtient aussi une caution qui est une incitation à l’investissement, une symbiose de la classe politique est autant moralement nécessaire que nécessairement obligatoire.

Seuls les démagogues entrés en politique pour leurs comptes d’apothicaire nous contrediront. Ils sont encore nombreux, mais ce n’est pas parce qu’ils sont nombreux à avoir tort qu’ils finissent par avoir raison.

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