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Les paroles du Pape Francois et la sincérité du Premier ministre Pravind Jugnauth. C’est ce qui l’incite à se jeter dans l’arène politique pour être partie prenante de la transformation du pays. Personne ambitieuse mais aussi audacieuse, Teenah Jutton est satisfaite d’avoir fait le bon choix. Pour elle, le Premier ministre n’attend que la bénédiction du peuple le 7 novembre prochain pour donner un nouveau coup d’accélérateur à la transformation de Maurice.

Teenah Jutton, vous en êtes à votre première campagne électorale en tant que candidate de l’Alliance Morisien au No.11. D’abord, pourquoi la politique ?
Avant de répondre à la question, il faut savoir qui je suis et ce qui me pousse à m’engager sur le terrain politique. Je suis, en fait, une professionnelle du secteur de l’éducation. Et en tant que telle, je participe bénévolement à de nombreuses activités sociales. Mon but même dans la vie de tous les jours, c’est de servir les gens. Et non d’être servi.

J’ai choisi l’éducation et pris part à beaucoup de travail social pour une raison particulière : je voulais toucher la vie des gens de manière positive. Si la chance m’est offerte, pourquoi pas ne pas servir la nation et contribuer modestement à faire du pays le meilleur endroit du monde? Cela peut paraître un pari trop ambitieux, trop audacieux, mais il faut toujours viser le plus haut possible. Il suffit d’y croire et travailler dans la sincérité.

C’est la raison pour laquelle je n’ai pas hésité à démissionner de mon poste de conférencière. L’objectif reste pourtant le même pour moi, mais peut-être d’une manière différente.  Je veux toucher des vies, me mettre au service du peuple et travailler de sorte à consolider la nation mauricienne. Et, comme le dit John Maxwell  : «Le leadership, c’est influencer les vies»

Vous êtes parmi les nombreux jeunes qui découvrent une campagne électorale. Pourquoi selon vous ce soudain intérêt pour la politique chez la jeunesse ?
Je me laisse guider par le Pape Francois qui demande aux jeunes de prendre part entièrement à leur destinée. Quel est le message qu’il véhicule aux jeunes ? Je cite : « Qu’ils puissent puiser dans leurs racines et dans la sagesse des anciens la force de construire des ponts entre les générations et les personnes, contribuer ainsi à l’avènement d’une société plus juste et plus fraternelle. » Il veut que nous, les jeunes, soyons les « protagonistes du développement dans notre pays, en luttant contre la pauvreté, l’analphabétisme et l’exclusion. » Il dit aussi que «pour donner une chance aux jeunes, faites-leur de la place. » Tout cela ne laisse pas insensible le Premier ministre Pravind Jugnauth, qui tend la main aux jeunes, en les invitant à venir servir le pays à ses côtés selon un programme de société novateur et ambitieux.

Teenah Jutton, pourquoi le MSM ?
Allez-vous me demander pourquoi je n’ai pas intégré le Ptr, un parti qui nage dans l’immoralité ? Un parti qui n’a rien fait, pendant plus de neuf ans, pour soulager la souffrance du petit peuple, mais qui trouve moyen aujourd’hui à proposer le gaz ménager à Rs 150 ! Non, merci Ramgoolam. Ce n’est pas cela que le Pape Francois prêche. Lui, il parle des valeurs, des principes, de l’honnêteté, de la sincérité. Des conditions qui nous amènent, nous les jeunes, à franchir le Rubicon. Des conditions qu’on retrouve chez le Premier ministre et qui nous encouragent à répondre à son appel de manière positive.

Il y a également d’autres partis politiques, comme le MMM et le PMSD…
Pour le MMM, il doit certainement y avoir une raison pour que tous les intellos qui ont aidé à enrichir son histoire le délaissent. N’est-ce pas ? Le PMSD, lui, est trop instable.

Aujourd’hui, si un jeune veut faire de la politique active, le choix est clair. Il n’y a que le MSM qui lui donne cette opportunité grâce à un leader qui a, en si peu de temps, mis le pays sur les rails du développement. L’île Maurice, grâce à la vision de Pravind Jugnauth – après le ‘boom’ économique réalisé par son père sir Anerood dans les années 80 – s’apprête à écrire une nouvelle page de son histoire. Et moi, je veux être partie prenante de ces moments fascinants, être au service des gens de ma région, mais aussi du peuple en général. Le Premier ministre a montré, de façon claire et nette, où il ambitionne de conduire le pays dans son prochain mandat. Homme d’honneur, il symbolise la simplicité. C’est aussi quelqu’un qui fait honneur à la fonction qu’il occupe. Non seulement, il respecte beaucoup la femme, mais il a aussi toujours une pensée spéciale pour les personnes âgées. Sans négliger les jeunes. On ne peut pas en demander mieux.

Pourquoi selon vous, le peuple devra accorder un nouveau mandat à Pravind Jugnauth ?
D’abord, il y a le Premier ministre lui-même, une personne avec une vision claire qui, comme je vous l’ai dit plus haut, a placé Maurice sur la voie du développement. Puis, il y a les actions de son gouvernement. Aujourd’hui, le Premier ministre a un bilan. Contrairement au Ptr qui a toujours laissé le pays en ruines à chaque fois qu’il était au gouvernement. Il faut être vraiment de mauvaise foi pour ne pas reconnaître les réalisations du gouvernement sortant. Salaire minimum, l’enseignement supérieur gratuit, ‘negative income tax’, les nouvelles lois du travail, la pension de vieillesse qui passe à Rs 9000, la sécurité des citoyens avec le projet de Safe City et j’en passe. Et lorsque le Premier ministre a dévoilé récemment le manifeste de l’Alliance Morisien, cela m’a rassurée encore plus. Tout est prévu dans ce document pour que le pays prospère. D’ailleurs, Maurice est maintenant classé 13ème dans le monde sur la facilitation des Affaires et premier en Afrique au sujet de l’environnement d’affaires. Le classement est établi chaque année par la Banque Mondiale et Maurice est classé 13ème au niveau mondial cette année, devant la Chine ou encore la Russie qui sont classées 20ème et 28ème, respectivement. Ceci a été possible grâce au leadership puissant de Pravind Kumar Jugnauth. Le Premier ministre n’attend maintenant que la bénédiction du peuple le 7 novembre pour continuer à transformer le pays.

Le Divali a été célébré le dimanche 27 octobre dernier. Cela vous a permis de prendre un petit « break » autour de la campagne électorale, n’est-ce pas ?
Ah oui ! Un break qui m’a permis de me ressourcer spirituellement et moralement pour la dernière ligne droite de la campagne. Divali, c’est la victoire du bien sur le mal. Celle du soleil sur les ténèbres, de l’amour sur la haine. Ce fut un jour spécial. Après les prières du matin, je suis partie distribuer des gâteaux à mes amis de la région. Et j’en ai beaucoup dans toutes les communautés.

La politique étant ce qu’elle est à Maurice, d’aucuns peuvent vous accuser de vous servir de la fête de Divali pour faire de la politique…
Faire de la politique sur la tête des gens ? C’est mal me connaître. Vous n’avez aucune idée du nombre d’amis chrétiens que j’ai par exemple. J’ai trop de respect pour ces personnes là pour faire du « cheap politics » à l’occasion d’une fête. Campagne électorale ou pas, je suis ce que je suis. Avec mes valeurs et principes. Après tout, Divali, c’est un grand moment d’amitié et de partage. Pourquoi je m’en priverai ?

« Mon père doit être fier »
Teenah Jutton vient d’une famille pauvre. Son père était policier et sa mère, femme au foyer. « Mon père transportait aussi des légumes tous les matins pour obtenir des fonds additionnels. Il a servi la force policière pendant 30 ans avant de prendre sa retraite en raison de problèmes de santé graves. Je sais à quel point c›était difficile. Lorsque mon père nous a quittés, notre petite famille s’est battue. Aujourd’hui, lorsque nous écoutons les mesures du Premier ministre concernant la force policière, cela fait chaud au cœur. Dans chaque famille, là où il y a un policier – qu’il soit père, frère ou fils – il y a tant de bonheur. De là où il est, papa doit être fier de ce que fait le Premier ministre pour les policiers. Il doit être fier aussi parce que j’ai fait le bon choix en me ralliant derrière un homme de parole. »

Teenah Jutton et ses combats
• Conférencière, coach des jeunes, défenseuse de l’égalité du genre.
• JCI Top 5 Most Oustanding Young Persons 2019.
• Membre du conseil d’administration de l’ERT (Tribunal des relations du travail): organe quasi judiciaire qui traite des conflits du travail, des indemnités à être attribuées. Il traite avec les employeurs et les employés et leurs représentants dans les secteurs public et privé.
• Membre du conseil du TFES (Fonds d’affectation spéciale pour l’excellence dans le sport) dont l’objectif principal est de concevoir des programmes d’intégration socioprofessionnelle des athlètes de haut niveau.
• Passionnée par l’autonomisation des jeunes et l’autonomisation des femmes, elle est déterminée à contribuer de sa manière à de telles causes. Selon les statistiques, toutes les 30 secondes, une personne tente de se suicider à cause de la dépression. Les gens luttent en silence mais ça reste un sujet tabou. Son rêve est de pouvoir toucher un maximum de jeunes, en particulier d’adolescentes souffrant en silence. Elle gère une page facebook «Love Yourself» pour donner aux femmes les moyens de s’aimer et aider toutes les personnes aux prises avec une dépression et des troubles de l’alimentation comme l’anorexie mentale et la boulimie. Selon la National Eating Disorder Association, on estime à environ 70 millions le nombre de personnes souffrant de troubles de l’alimentation dans le monde et une fille sur cinq pourrait en souffrir. Elle a fait un court métrage sur le même sujet et a sollicité la collaboration de divers intervenants pour organiser des ateliers de sensibilisation à travers l’île. Teenah Jutton estime qu’il est de la plus haute importance de sensibiliser nos jeunes adolescentes aux problèmes de santé mentale et aux troubles de l’alimentation.
• Elle est membre de l’Organisation féminine pour la science et le développement (OWSD), une organisation internationale à but non lucratif, une unité de programme de l’UNESCO qui réunit d’éminentes femmes scientifiques du monde entier dans le but de renforcer leur rôle dans le processus de développement. Compte tenu de l’écart actuel entre les femmes et les hommes dans les postes liés aux TIC, elle mène actuellement des recherches pour inciter davantage de femmes à se lancer dans une carrière liée aux TIC à Maurice. Elle a même reçu une subvention de la Tertiary Education Commission (‘TEC’) comme soutien à cette recherche menée par elle en tant que chercheuse principale (‘PI’) avec une équipe de l’Open University of Mauritius (‘OU’). Le projet est actuellement en phase finale et a été mené en collaboration avec le secteur privé et le secteur public.
• Membre fondatrice du John Maxwell Speakers Club à Maurice, elle prononce des discours de motivation pour promouvoir l’autonomisation des femmes et collabore avec le ministère du Genre pour organiser des séances de travail avec des femmes de tous les horizons.
• Elle a animé des ateliers consultatifs pré-budgétaires l’année dernière et cette année avec de grandes dirigeantes, en collaboration avec le ministère de l’égalité des sexes et le Conseil national de la promotion de la femme, qui a ensuite transmise les données au ministère des Finances. Elle habilite les femmes à parler lorsque leur voix compte. Elle pense que les femmes fortes s’élèvent et s’autonomisent, et soutient la fraternité féminine à l’île Maurice.
• En tant qu’universitaire, elle vise à faire une différence dans la vie des gens en jouant un rôle pivot dans le secteur de l’éducation, en transmettant et en partageant des connaissances, tout en maintenant la créativité. En tant que chercheuse, elle a été invitée par l’Université ouverte de Shanghai à effectuer des recherches et à en faire part à des chercheurs de plusieurs autres pays. Elle a également participé à des forums et à des programmes télévisés à la Mauritius Broadcasting Corporation («MBC») pour parler d’éducation, de jeunesse, d’employabilité et d’inadéquation. En outre, elle s’efforce constamment non seulement à contribuer à la formation académique des jeunes, mais également à les encadrer pour qu’ils deviennent eux-mêmes meilleurs. Elle a suivi plusieurs sessions de formation en leadership avec des jeunes dans le cadre du ‘Moteur national du leadership’.

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