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C’est la première grosse polémique de l’Open d’Australie et certainement pas la dernière. Les qualifications du premier Majeur de la saison avaient démarré depuis à peine trois heures quand un incident s’est produit à Melbourne Park. Prise de violentes quintes de toux et en grande difficulté pour respirer, la Slovène Dalila Jakupovic a abandonné pendant son premier tour alors qu’elle menait 6-4, 5-6 et avait une balle d’égalisation à 6-6 contre la Suissesse Stefanie Vögele, qui se sentait à peine mieux.

« Ça n’allait pas du tout, a raconté Jakupovic aux médias après la partie. Je n’avais encore jamais ressenti ça, j’ai eu très peur. J’ai eu peur de m’effondrer. C’est pour ça que je me suis accroupie. Je ne pouvais plus marcher. Au sol, c’était plus facile de respirer. »

Dans l’après-midi, un jeune ramasseur de balles a fait un malaise. Les joueurs Jay Clarke et Blaz Kavcic sont venus aux nouvelles et lui ont donné de l’eau. Ces incidents sont une conséquence directe de la qualité de l’air, qualifiée de « dangereuse » à l’aube, de « très mauvaise » en fin de matinée, c’est-à-dire les deux pires niveaux possibles. À 9 heures du matin ce mardi, les organisateurs du Grand Chelem australien ont décidé de suspendre tous les entraînements et de repousser d’une heure les matches qui devaient démarrer à 10 heures.

« Nous suivons l’avis d’experts médicaux indépendants, de spécialistes environnementaux et de scientifiques. Je le répète, le bien-être et la santé des joueurs, des fans et de notre staff, est la priorité »

« Il y a eu une amélioration des conditions par la suite, affirme Craig Tiley, directeur de l’Open d’Australie et de Tennis Australia. Nous avons pris en compte les avis médicaux et scientifiques, ainsi que l’avis du bureau de météorologie, et nous avons décidé de démarrer à 11 heures. »

L’amélioration en question est pourtant peu significative : à 15 heures, heure de Melbourne, l’indice de la qualité de l’air sur le site était d’environ 350 selon différents sites et applications de mesure, soit une qualité « dangereuse ». À titre de comparaison, l’indice de qualité de l’air à Paris, pas connue pour être la ville la moins polluée du monde, est actuellement plus de dix fois inférieur à celui de Melbourne.

SOURCE : lequipe.fr

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