April 13, 2024
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Politique: Les malheurs de Dhaliah représentent du pain béni pour l’opposition

Les derniers développements intervenus sur la scène politique n’ont pas manqué de susciter des réactions, les unes plus virulentes que les autres. Alors même que l’opposition, que l’on disait disparate parvient, tant bien que mal, à s’organiser, c’est le camp du gouvernement qui prend des coups malgré la tentative de Pravind Jugnauth de procéder à un remaniement ministériel. L’objectif principal d’un remaniement est de permettre au leader de la majorité gouvernementale de redynamiser l’équipe ministérielle et de redonner confiance à ses troupes à l’approche d’une échéance électorale importante. C’est une pratique courante dans nombre de pays, sauf qu’à Maurice cet exercice est entaché par la démission forcée d’un PPS pour une affaire de corruption à laquelle est mêlé le nom d’un ministre.

 Si pour certains le remaniement ministériel avait pour but de faire diversion après la démission de Rajanah Dhaliah et de minimiser, en même temps, son impact sur l’avenir politique de Maneesh Gobin, il aura eu, en tout cas l’effet contraire. Cette démission, mais surtout l’arrestation de Dhaliah par l’ICAC et sa comparution  devant la justice, représentent du pain béni pour l’opposition, toutes tendances confondues. Celle-ci s’en donne déjà à cœur joie. Arvin Boolell est monté au créneau, hier, pour réclamer la démission de Dhaliah du Parlement mais aussi la convocation de Maneesh Gobin par l’ICAC. Ce qui est une claire indication que le Parti Travailliste souhaite que ce dernier connaisse le même sort que son colistier Dhaliah.

Une campagne d’affiches en perspective au No 7

Une éventuelle démission de Gobin, voire son inculpation par l’ICAC, suivie de sa comparution en Cour pour le même délit que Dhaliah, seraient forcément désastreux pour le gouvernement et pour le MSM. Il ne s’agit pas là de «wishful thinking» ou de spéculation politique car on parle déjà d’une campagne d’affiches de l’alliance PTR-MMM-PMSD dans la circonscription No 7, Piton/Rivière du Rempart, où les deux larrons ont été élus, afin de réclamer leur démission de l’Assemblée nationale. 

Les leaders de ces trois partis, ainsi que ceux de l’opposition extra parlementaire, ne se sont pas encore exprimés sur le dernier évènement qui secoue le landerneau politique mais on peut, d’ores et déjà, prévoir une pression de plus en plus forte sur Pravind Jugnauth et sur le MSM. Et ce n’est pas la nomination des nouveaux PPS ou le mini remaniement ministériel qui pourra atténuer, un tant soit peu, la pression de l’opposition et de l’opinion publique. Les éditorialistes ont déjà donné le ton. Il y a dans le viseur de l’opposition, et du Parti Travailliste en particulier, l’éventualité d’une élection partielle au No 7 qui serait un véritable test grandeur nature pour le gouvernement car non seulement la tête Dhaliah mais également celle de Gobin seront mises à prix dans les semaines à venir.

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