November 27, 2022
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Opinion

Shakeel Mohamed et Eshan Juman : marionnettiste et laquais sur fond de Front bench

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Il ne faudrait pas être un expert politique pour ne pas comprendre
ce qui se trame derrière la piètre démonstration verbale peu innocente
du député correctif Eshan Juman sur les ondes d’une radio privée.
C’est clairement le baroud d’honneur [ultime acte désespéré pour
sauver son honneur] sous la forme d’une riposte de Shakeel Mohamed,
sachant fort bien qu’il a été relégué en dehors du Front Bench que
le tandem Navin-Bérenger concocte déjà [au profit de Reza Uteem].
Qui d’autre que le laquais Eshan Juman, sans culture politique et à
l’intelligence limitée, pouvait-il s’en servir pour torpiller le rapprochement MMM-PTR. ? SM sait qu’il fait du surplace et doit savoir
que même sans alliance avec le MMM, il n’aura pas la bénédiction
de NCR. Le fils de SSR retiendra toujours comme un coup de Jarnac
les propose du petit-fils de SARM, selon lesquels Navin devrait
partir. Mais, connaissant l’ambition de Shakeel, il ne jettera pas les
armes aussi facilement.


Le sourire idiot de EJ traduit bien son personnage quelconque,
donc facilement embobiné pour se prêter à une opération de zizanie
du genre de mercredi dernier. Ainsi, c’est le plus normalement
du monde que l’homme d’affaires de Notre Dame gobe avant de
vomir l’appât que lui tend son marionnettiste. Pour cerner le mental
des deux à boxer dans une catégorie où les coups [bas] sous la
ceinture est une banalité et la complicité qui les unit, faisons un
retour sur leur passé.

Ce que la Plaine-Verte ne doit pas oublier

Le sourire idiot de EJ traduit bien son personnage quelconque,
donc facilement embobiné pour se prêter à une opération de zizanie
du genre de mercredi dernier. Ainsi, c’est le plus normalement
du monde que l’homme d’affaires de Notre Dame gobe avant de
vomir l’appât que lui tend son marionnettiste. Pour cerner le mental
des deux à boxer dans une catégorie où les coups [bas] sous la
ceinture est une banalité et la complicité qui les unit, faisons un
retour sur leur passé.

Ce que la Plaine-Verte ne doit pas oublier

Shakeel Mohamed et Eshan Juman, le premier nommé forte tête
du Parti travailliste ; le second étant son laquais, aiment donner
de la voix comme deux grands défenseurs de la démocratie et
de la moralité en politique. Avec un peu de faits dérangeants, les
habitants de Plaine-Verte se souviendront qu’en termes de fidélité
politique, Mohamed et Joomun ont été de parfaits opportunistes, le
premier ayant été à la limite du grand spectacle lors d’un meeting
à Plaine-Verte.

Les parents de Shakeel Mohamed, Sir Abdool, le grand-père
fondateur du Comité D’action Musulman (CAM), et Yousouf, son
père, ayant été tous deux ministres, il n’était pas question qu’avec
une telle lignée, le fiston ne rentre pas dans le bain politique. Mais,
pas dans le Parti travailliste (Ptr), où ses ancêtres se sont illustrés.
C’est Sir Anerood Jugnauth, qui lui fait confiance. A l’époque, les
travaillistes sont au gouvernement et Navin Ramgoolam ne voit guère
en lui un jeune loup prometteur digne de siéger parmi les rouges.
C’est vrai que le jeune Mohamed est alors un farouche adversaire
des rouges. Il est conseiller à la mairie de Port-Louis lorsqu’éclate
l’affaire Gorah-Isaac, où trois activistes travaillistes-mauves sont
abattus dans la nuit du 26 octobre 1996. Le crime est imputé au
défunt ‘Escadron de la mort’, proche du parti Hizbullah, farouchement opposé au MMM qu’il veut déboulonner à Plaine Verte.
Est-ce que le jeune conseiller Shakeel Mohamed, lui-aussi ennemi
du MMM comme le fut son père, connaissait-il les agissements
du Hizbullah ? A l’époque, Plaine-Verte est un véritable chaudron
et le nom du fiston Mohamed, entre autres, circule sur toutes les
lèvres. Comment faire pour dissiper les malentendus ? Ce sera fait
à l’occasion d’un meeting où lui et son père prennent la parole. Là,
ils jurent au moment de la prière en fin d’après-midi, qu’ils ne feront
plus de politique. Les personnes présentes se rappellent de ce
grand ‘spectacle’. On leur aurait donné le bon Dieu sans confession
tellement père et fils, sur l’estrade, ont le cœur sur la main. Patatrac
! Apres l’affaire Gorah-Isaac, Shakeel Mohamed, toute honte bue,
se joindra au Ptr et se verra investi au No 13.

Dents de scie

Le parcours d’Eshan Juman mérite lui-aussi qu’on s’y attarde,
tellement il est en dents de scie. Après s’être vu refusé le poste de
Lord-maire, très déçu du Parti travailliste et vexé, le voilà qui quitte
le Ptr pour se joindre au MSM en 2012. Transfuge zélé, blessé dans
l’âme, l’ex- disciple rouge n’hésite pas à déclarer dans la presse :
« Mille fois Anerood Jugnauth ki Navin Ramgoolam », ce à quoi, le
président du Ptr répliquera : « Sa se bann lera dan parti.. ».

Piètre politicien, Eshan Joomun sera aussi condamné pour
‘Bribery’ pour avoir donné Rs 100 à un policier. Il fera appel mais
sera débouté. On est un peu estomaqué lorsqu’on voit un tel
individu venir faire la leçon en termes de moralité. Mais, il y a pire
lorsqu’on sait que durant ses dix années de règne, le Ptr n’a eu
aucun gros projet de développement à Plaine-Verte. En fait, le Ptr
est en train de son comporter comme le MMM l’avait fait pendant
de longues années, estimant que la communauté musulmane est
une ‘bank vote’ acquise à sa cause, quel que soient les circonstances. Aucun conseiller issu de Plaine-Verte n’avait trouvé grâce
à ses yeux, sauf Iqbal Mallam-Hassam nommé au SIC, alors que
Raschid Meerun, candidat travailliste battu, n’avait lui obtenu
aucun poste. NCR dans le droit fil de son odieux style de se jouer
des sentiments des autres sortira une de ses balivernes favorites,
en février 2014 [lors du décès du père de RM] pour expliquer son
incapacité à n’avoir pu nommer l’ancien diplomate : « To banne
mem finn fer traitre avec toi, Rashid Beebeejaun finn insister pou
ki to pas nommer. »

Communauté musulmane

L’attitude de Navin Ramgoolam envers la communauté musulmane
reste très paradoxale. C’est en leur présence, durant la dernière
législative générale qu’il fera une déclaration qui a contribué à sa
perte. Perdu dans ses illustrations et surtout mauvais perdant – il
fuit Pamplemousses/Triolet, lors de ce scrutin, la queue entre les
jambes parce qu’il y avait été battu en 2014-, il trouve des boucs-émissaires. Aujourd’hui battu à plate couture et ayant mené son parti
à deux échecs successifs, il recherche le soutien de Plaine-Verte
pour revenir au Parlement. Même si pour y arriver, il n’hésitera à
saborder un parti qui est à la ramasse. Or, l’opposition semble plus
que jamais au pied du mur après que le MMM a décidé de se quitter
la plateforme unitaire où se trouve aussi Roshi Bhadain, celui qui
a aidé à démolir la BAI.

Matamores

Encore une fois, que trouve-t-on à l’origine de cette sortie en règle
de Paul Bérenger ? Toujours le même Eshan Juman, démontrant
encore une nouvelle fois sa naïveté en politique et incapable de se
maitriser à l’antenne. Comme son maitre, jouant les matamores,
il affirme que les travaillistes ont les moyens de remporter seuls
les cinq municipalités. Il n’en fallait pas plus pour que le leader du
MMM quitte la plateforme déjà improbable de l’opposition. Paul
Bérenger sait que ce regroupement est déjà mort-né, avec ses
contradictions internes, son absence de vision et de perspectives,
face à un Pravind Jugnauth, droit dans ses bottes et résolument
tourné vers ses objectifs.

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