August 14, 2022
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Un ado pris en otage à Saint-Brieuc : Six hommes écroués

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Ce vendredi 22 novembre, six hommes de la région parisienne ont été mis en examen pour enlèvement et séquestration. Ils ont été écroués. La procureure dénonce des « méthodes de grand banditisme ».. Fin septembre 2019, un adolescent de 14 ans qui se rendait à pied à son collège Beaufeuillage à Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) a été enlevé en pleine rue par plusieurs personnes. L’enfant a aussitôt été embarqué dans une voiture direction Paris.

Après une séquestration de 48 heures dans un appartement, les ravisseurs ont déposé leur otage à la gare du Nord à Paris. Il n’aurait pas subi de violences.

Enlevé dans le cadre d’un trafic de stupéfiants

L’adolescent aurait été enlevé pour servir, selon une source proche du dossier, de monnaie d’échange en lien avec un trafic de stupéfiants touchant son entourage familial.

Menée par la police judiciaire de Rennes, l’office central pour la répression des violences aux personnes de Nanterre (OCRVP) et le commissariat de Saint-Brieuc, l’enquête a conduit, en début de semaine, à l’interpellation de six hommes dans la région parisienne. Cinq possédants un casier judiciaire avec des condamnations pour des affaires de stupéfiants. À l’issue des gardes à vue, les suspects ont été déférés ce vendredi 22 novembre devant le parquet de Saint-Brieuc, qui a ouvert une information judiciaire.

« Des méthodes de grand banditisme »

Le juge d’instruction les a mis en examen pour enlèvement et séquestration d’un mineur de moins de 15 ans en bande organisée. Le juge des libertés et de la détention a ordonné le placement en détention dans des maisons d’arrêt différentes des six suspects, comme le demandait le parquet. « On est dans le cadre de criminalité organisée. Ce sont des méthodes de grand banditisme », explique la magistrate lors de la présentation devant le juge de l’un des hommes.

« L’enfant a été très choqué par ces deux jours. Il a eu une incapacité de travail de 30 jours pour des raisons psychologiques, poursuit le ministère public. « Il a été bien traité. Il a eu à manger. Ils lui ont pris son téléphone. Mais avant de le déposer à la gare, il lui ont remis un autre téléphone avec le numéro de sa mère » explique une avocate. La famille ne serait pas inquiétée de la disparition de leur enfant. Un appel téléphonique aurait alerté la police. Avant de partir en prison, un suspect a présenté ses excuses à l’ado. « Ça doit être super dur de vivre ça… »

Source : Ouest-france.fr

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