May 21, 2024
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Analyse:Drogue…attention au piège de relâchement

Y a-t-il un risque les petits et grands délits liés et avérés aux drogues ne soient plus traités comme ils le convient avec des trafiquants qui recourent à ce qui tend à devenir une pratique pour s’en tirer, à savoir accuser la police de recourir au ‘planting’. Si certains cas à ce sujet sont encore traités par la justice, il n’en demeure pas moins vrai que depuis quelque temps, des bandits connus comme tels dans leurs quartiers respectifs sont traités comme des héros et une radio privée, apparentée à l’opposition, gagnerait à être prudents avec en tendant généreusement le micro à des délinquants notoires, connus des services de police mais aussi dans leurs localités. On a bien vu comment la plupart des radios privées et de la presse ont été roulées dans la farine dans l’affaire Sherrygate, le principal prota- goniste ayant choisi de montrer seulement la partie du tableau qui lui montrait un profil positif. Or la suite a quelque part équilibré les faits, indiquant que le tableau était loin d’être si manichéen que ça. Alliances imprévisibles 

Il n’est un secret pour personne que la scène politique mauri- cienne a toujours été dominée par des alliances imprévisibles, suivies de cassures où il était de bon ton de bruler ce qu’on avait adoré auparavant. Aussi n’est-il guère surprenant que les Mauri- ciens découvrent l’ampleur du Sherrygate avec ses dessous qui recouvrent des dimensions jusqu’à présent insoupçonnées et des dossiers accablants faisant leur apparition. Malheureusement, ce genre de révélations appartient à notre culture politique et l’expo- sition de toute petite économie aux investissements étrangers directs porte son lot de coins sombres fait de commissions et autres dessous de table. L’ile Maurice qui aspire à développer un nombre d’hubs’ en tous genres semble vulnérable à ce genre de pratique. 

Il n’y a pas très longtemps le pays avait assisté avec stupéfaction au tabassage en règle par des individus de policiers venus perqui- sitionner une maison appartenant à un présumé trafiquant de drogue. Cet acte s’était ensuite répété dans d’autres localités chaudes de Maurice dans une atmosphère de défiance totale des autorités. Il ne manquait plus que des applau- dissements des habitants pour couronner ces spectacles dignes des pays sans loi ni foi. Non, la majorité des habitants de notre pays désapprouve ces compor- tements d’individus qui passent leur temps à vomir sur toutes les bonnes actions du gouvernement et qui trouvent grâce auprès de ces groupuscules citoyens censés représenter la voix des sans-voix. Cette semaine, le Premier ministre a rappelé que l’action du gouver- nement contre le business de la mafia de la drogue exige du courage. 

Actions inciviques 

Depuis quelque temps déjà, les oppositions de l’ile Maurice semblent applaudir à deux mains des actions inciviques et la moindre petite action de la police contre des jeunes délinquants se prenant pour des membres de gangs de l’étranger est vivement critiquée sur les réseaux sociaux. Tout ce qui relève de la défiance à l’égard des autorités est applaudie dans certains quartiers de l’ile Maurice. Dans les autobus, les gares routières et certains quartiers des périphéries urbaines, ce sont toujours les mêmes qui menacent l’ordre public et font régner une certaine crainte. 

La police est impuissante devant de tels comportements sous peine de se faire accuser de répression sectaire. Mais aucun État digne de ce nom où prévalent l’ordre et la paix ne peut accomplir de dévelop- pement si une minorité de ses citoyens se comporte en ennemis de la patrie. Ils sont toujours les mêmes ceux qui poussent la sono à fond dans leur voisinage, font du bruit dans les autobus à la sortie des collèges, détroussent des commerçants ou vont injurier les 

instits qui ont eu le malheur de coller des notes à leurs gosses. 

‘Milices’ 

Il viendra un temps où des citoyens s’organiseront en ‘milices’ dans leur quartier pour prendre la loi entre leurs mains contre ces individus qui défient les lois de l’ile Maurice. Cette action extrême serait le reflet d’un gouvernement faiblard dont la police aura échoué dans ses responsabilités. Mais une chose est sûre : il ne peut pas exister une partie de la population qui, au quotidien est à travers l’ile dans les quartiers populaires où des endroits huppés, qui s’emploient à gagner leurs salaires à la sueur de leur front, dans la construction, les autobus, les champs où les bureaux alors qu’une minorité refuse l’effort, les sacrifices et le travail assidu. Le retour de l’ile Maurice à la situation pré-covid exige un effort national, dans tous les secteurs d’activité assortie de 

salaires qui permettent d’affronter la cherté de la vie. Il faut mériter ce salaire. Nous savons que l’effort réclamé par le gouvernement a été entendu par tous les secteurs de la population car l’ensemble des activités économiques de l’ile sont au vert. Ni les actes inciviques et ni la défiance gratuite de la part de certains individus ne doivent s’ériger en obstacle à la reprise. 

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