August 14, 2022
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Opinion

Assouplissement des restrictions sanitaires

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Le gouvernement étudie actuellement la possibilité d’un assouplissement des restrictions en matière de santé qui entreraient en vigueur le1er juillet. Cette décision intervient à un moment où la situation pandémique à Maurice est soumise à une réglementation rigoureuse, de sorte que la propagation de la COVID-19 semble être limitée. Ce sont les chiffres, très en baisse et liés au nombre de contaminations qui autoriseraient les membres du High-Level committee sur la Covid-19 à se pencher sur une telle décision, mais encore sujette à une prudence de tous les instants. Mais déjà, une telle possibilité peut seulement donner le reflet d’un pays engagé dans une reprise dynamique commencée depuis le début de 2021.

La continuité et la relance

Le budget 2022-2023 axé à la fois sur la continuité et la relance et en prenant en ligne de considération l’enjeu alimentaire, est promis à la réussite grâce à cette extension annoncée de nos libertés de mouvement. Mieux encore, cela donne un coup de pouce aux entreprises en mode de reprise depuis la fin de 2020. En fait, c’est le pays dans son ensemble qui est motivé à renforcer la confiance dans le milieu de travail ou dans les lieux publics.

Cette extension est aussi un message très positif envoyé à notre secteur du tourisme, indiquant que l’ile Maurice est en passe de retrouver son statut ‘covid safe’, si indispensable pour les libertés de mouvement du touriste présent sur notre territoire… C’est aussi sur le plan mental que cette décision trouvera toute sa résonance, en atténuant tout le stress que la pandémie et les mesures qui en découlent, dont les deux confinements et les restrictions sanitaires, auront fait peser sur la population.

L’autre enjeu majeur

Bien entendu, l’autre enjeu majeur en ce mi-2022 restes à traiter l’impact du pouvoir d’achat et l’obligation de maintenir la dynamique de la relance, les deux facteurs essentiels pour relancer la consommation si tant celle-ci serait le moteur de la croissance. Il est vrai que partout à travers l’île, il y a des signes indéniables que les activités sont dans une dynamique, même si la prudence demeure. Ce ‘feelgood factor’ est une réponse sans ambigüité aux oiseaux de mauvais augure qui souhaiteraient voir le pays partir à la dérive afin d’en tirer un capital politique.

À tous les niveaux de la vie des Mauriciens, des décisions ont été prises pour faire face aux conséquences économiques de la COVID-19 et du conflit militaire en Ukraine. Nous faisions remarquer dans un précédent article qu’aucun autre pays semblable aux réalités de l’ile Maurice n’a pu atteindre un niveau de gestion de la pandémie qui prévaut chez nous ni n’a accordé de soutiens à hauteur de milliards aux salaires et entreprises. Notre pays peut être fier de ne pas compter sur une infusion mensuelle votée à intervalles réguliers dans une capitale européenne.

Ressource humaine

En conséquence, notre seul capital demeure notre ressource humaine, dont les compétences doivent être réévaluées afin de répondre aux difficultés économiques actuelles. En période de reprise, certains secteurs ont besoin de mises à niveau pour s’assurer que les ressources sont distribuées de façon appropriée face à la concurrence féroce dans l’économie mondiale. Ainsi, selon le Fonds monétaire international, ‘’la guerre en Ukraine est à l’origine d’une crise humanitaire coûteuse qui nécessite une résolution pacifique. En revanche, les dommages économiques provoqués par le conflit contribueront à un ralentissement marqué de la croissance mondiale en 2022 et alimenteront l’inflation. Les prix des combustibles et des denrées alimentaires augmentent rapidement, or, ce sont les couches vulnérables de la population des pays à faibles revenus qui souffrent le plus de cette situation’’.

Consommation énergétique Un des défis est de répondre à l’enjeu qui pèse sur notre consommation énergétique, avec certaines filières – à commencer par la manufacture -, qui sont de grosses consommatrices d’énergie fossile. Il est regrettable que le souci de réduire la consommation d’énergie, avec notamment le captage des eaux pluviales, n’ait pas prévalu durant la conception des logements sociaux. Leur cout actuel risque de se multiplier à l’avenir lorsqu’il s’agira de procéder à l’audit des immeubles énergivores et devenus ‘anachroniques’. ‘Gouverner, c’est prévoir’, dit-on.

On pourrait multiplier les exemples de ces immeubles en chantier et qui ne sont nullement soumis aux normes ‘éco’. Ne serait-ce que dans le secteur des particuliers, il n’existe toujours aucun service-conseil offert par les autorités locales pour proposer à la population des choix d’immeubles dits ‘éco’. En amont, dans leur grande majorité, les ‘contracteurs’ ou maçons ne sont pas formés à l’utilisation des matériaux respectueux de l’environnement et de la qualité de l’air ou aux techniques de construction qui permet d’obtenir une optimisation de la lumière et des rayons solaires.

Aujourd’hui, la tendance un peu partout où se pose l’enjeu alimentaire est aux toits végétalisés… Une technique à laquelle malheureusement aucun de nos chefs de chantier n’est familiarisé. S’il est vrai que ces habitations sont plus couteuses à la construction, elles permettent cependant de réelles économies dès le moyen terme. Tous les fonctionnaires savent que l’imposant building du Registrar à Port-Louis est devenu anachronique à tous les niveaux. Mais où reloger des masses entières de salariés du public s’il n’existe nul autre building permettant à l’État de réaliser des économies d’énergie tout en ass

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