December 5, 2022
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Politique

CONSTATS de Bérenger- 2008

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Affaire Cunningham, affaire Subutex, allocation de Pas géométriques à la Compagnie mauricienne de textile, affaire Boskalis. Pour Paul Bérenger, le leader du Mouvement militant mauricien (MMM), la liste des «différents scandales» qui faisaient la une de l’actualité en 2008 était si longue qu’il avait désormais « l’embarras du choix» pour poser des Private Notice Questions (PNQ) au Parlement. Ces scandales, il les avait énumérés les uns après les autres devant quelque 3 000 de ses partisans, le 02 août 2008, lors d’un meeting à Bar Chacha, Rose-Hill.

Avant de déclarer que «le niveau de fraude, de corruption et de scandales atteint par le pays est effrayant.» Lors de ce rassemblement, le secrétaire général du parti, Rajesh Bhagwan, a annoncé son intention de démissionner de son poste de député si l’Attorney General, Rama Valayden en fait de même. Ce qui se ferait dans le cadre d’une élection partielle. Après des budgets trompeurs présentés à la population, dit Paul Bérenger, l’Alliance sociale venait démontrer son «incapacité à gérer les affaires du pays».

En trois ans «le subutex avait envahi le pays. Ce qui lui fit dire qu’il y avait un «gang organisé à Maurice et en France, qui facilite l’entrée de cette drogue jour après jour.» Et de déplorer que ce ne soit que «maintenant que le gouvernement envisage d’ici d’amender la loi». Cela fait trois ans, dit Paul Bérenger qu’il se bat pour changer la loi. «Kouma dir licien pe vey saucisse !» Le leader de l’opposition a aussi commenté les récentes arrestations liées à l’affaire Subutex et à l’appel téléphonique qu’aurait effectué le ministre de la Justice, Rama Valayden, en rapport avec la libération d’un récidiviste notoire.

Il avait aussi évoqué les facilités offertes à l’aéroport de Plaisance à la passeuse Cindy Legallant. Abordant l’affaire Cunningham, il affirme que ce dernier a été «contraint de partir». «Ce n’est pas, comme on veut faire accroire, un accord mutuel. On avait fait partir le receveur des douanes parce qu’il savait trop de choses», dit le leader des mauves. Se référant à la PNQ du mardi 29 juillet 2008 sur l’affaire Cunningham, il devait commenter la déclaration du PM selon laquelle Cunningham avait dû partir pour indiscipline.

Pour lui, il y avait contradiction dans cette affaire. «On ne peut blâmer quelqu’un et en même temps lui accorder des indemnités de Rs 8 millions. Fin met couto emba la gorze dimoun.» «Ce n’est que le sommet de l’iceberg» Il revenait aussi sur le refus du PM d’instituer une commission d’enquête. «Pendant que cette histoire est évoquée, le chef du gouvernement refuse de nommer une commission d’enquête présidée par deux anciens juges de la Cour suprême.» Le leader des mauves demanda ainsi aux autorités concernées de prendre au sérieux la déclaration faite par l’ancien receveur des douanes selon laquelle il existe «une mafia institutionnalisée». «À peine est-il arrivé chez lui en apprenant qu’il n’y avait pas de commission d’enquête, que des officiers de police viennent l’interroger.»

D’un ton grave, Paul Bérenger affirmait que Navin Ramgoolam devait «faire bien attention en ce qui concerne la sécurité du receveur des douanes car toute affaire est suivie par l’ambassade des Etats-Unis, de la haute-commission britannique et de l’ambassade de France. « Zot tou pe gete la. Mo dir Ramgoolam faire bien attention si arrive li kitchose. Malher lors to la tête PM.» L’affaire Boskalis International fut aussi commentée par le leader des mauves. Cette société, dit-il, avait obtenu un contrat de Rs 400 millions de la Mauritius Ports Authority pour des travaux de dragage dans le Port. «125 000 dollars, sa compagnie la fine peye à ène compagnie anglai ki fourni film à Chady», a-t-il allégué.

Il avait aussi fait référence aux terres convoitées par Bel Air Sugar State mais allouées à la Compagnie mauricienne de textile. «Kot ou geté malpropté. Ce ki ou coné là, se some de l’iceberg» Il a aussi déclaré que si le chef du gouvernement ne se ressaisissait pas le pays risquerait de sombrer sous les effets de la corruption. Mais, dit-il, le MMM sera toujours là comme un rempart «contre la corruption, la malpropreté et la fraude». Les partisans avaient bravé des pluies intermittentes et un vent glacial, à Bar chacha.

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