December 3, 2022
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Politique

Élections 2019: Post mortem du Ptr

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Ramgoolam rampe, râle et rompt

Le Parti travailliste de Navin Ramgoolam a été l’un de ces partis d’opposition qui clamait haut et fort sur tous les toits que le pays devrait être appelé aux urnes. La raison principale avancée, c’est que notre république était dirigé par un Premier ministre « limposte ». Une fois la date de la tenue des élections générales officialisée, Navin Ramgoolam vendait son rêve de rupture. Pour la plupart des vrais travaillistes pur-sang, la rupture équivaudrait à une distribution des investitures prônant un renouvellement des candidats et une participation en solo. Mais, c’était mal connaître le chef de file du Ptr. Sa politique de rupture faisait office d’accueil à des « fake » et des poids lourds travaillistes, qui allaient être les heureux bénéficiaires des investitures rouges.

En fin de compte, le Ptr se retrouvait être la perche qui allait accueillir la « zoli mamzelle sans coq » de Xavier-Luc Duval et de quelques « roder boutte ». Ajouter à cette trahison envers ceux que, Navin Ramgoolam avait envoyé sur le front pour labourer le terrain, sa bourde de « katori » à Port-Louis. Une absurdité crachée au visage de la communauté hindoue. La réponse ne s’est pas fait attendre et Navin Ramgoolam a payé très cher la tenue de son état d’âme. Son parti se faisait battre, à quelques sièges isolés près, à plate couture dans les régions rurales. Même le Dr Ramgoolam essuyait son deuxième revers de suite. Le rassembleur qui se voulait être le conquérant de l’est, n’a été que l’ombre de cette force de frappe électoraliste que jadis, il représentait aux yeux de l’électorat mauricien.

La conclusion est cruelle pour Navin Ramgoolam. Il a voulu avoir recours à un « recount » des voix pour une ultime tentative pour se retrouver dans le trio des élus. Il avait quitté le son berceau de no. 5 pour se refaire une santé politique au no. 10. Et pourtant, il n’a même pas tenu, ne serait-ce qu’un congrès national à Belle Rive, lieu de naissance de son illustre père. Serait-ce bien cela, la vraie rupture qu’évoquait Navin Ramgoolam ?

Pour le besoin de cet article, attardons-nous sur le « post-mortem » par circonscription de l’après du 07 novembre pour le Ptr.

No. 1 – David passe, Goliath (Barbier) Non.

Deux élus rouge/bleu sans Barbier. Cest dire combien les transfuges mauves ont subi leur acte de trahison dans des circonscriptions mauves.

No. 2 – Mohamed en maître
Osman Mohamed a été le seul à pouvoir tirer son épingle du jeu. D’ailleurs, son score final démontre qu’il était un os dur. Autre satisfaction du Ptr, c’est le rang d’Imrane Duffaydar, 4 e sur la liste.

No. 3 – Shakeel en faux maître

Ils seront certes tous les trois présents au Parlement mais à vrai dire, on ne oeut rien attendre de concret des candidats du Ptr. Shakeel Mohamed est à sa dernière élection, Salim Abass Mamode n’a rien àvoir avec le Ptr et Ehsan Juman n’a pas d’avenir politique. Le seul salut de la 3, est la complaisance de Pravind Jugnauth.

No. 4 – Battus d’avance

Jeeha, Martin et Perraud, des candidats condamnés d’avance sur l’autel électoraliste. La défaite de ce faux messie des petits planteurs qu’est Jeeha serait un « blessing in disguise » pour la communauté des petits planteurs.

No. 5 – Quand Ramgoolam se fait attendre

C’est par un manque de confiance en lui-même que Navin Ramgoolam a fui le no. 5. Serait-ce par un aveu d’échec qu’il a opté pour l’est ? Il a envoyé trois candidats à l’abattoir.

No. 6 – Mahend Gungapersad sauve la mise rouge

Pas de vrais rouleaux compresseurs au no. 6. Une mention pour Gungapersad, qui grâce à son appartenance ethenique, a pu sauver la mise pour le Ptr.

N0 7 – Une pâle copie des Jugnauths vouée à l’échec

Autre erreur de taille de Navin Ramgoolam. Il a cru bon de se servir d’une proche des Jugnauths pour faire tomber le MSM au no. 7. Qui plus est, il avait imposé un Faugoo aux travaillistes. Déite assurée.

No. 8 – Le « Gros Fey » condamné sur toutes les lignes

Autre bourde de Navin Ramgoolam. Accorder une investiture rouge à Ashock Jugnauth qu’il avait lui-même cloué au pilori dans une cour de justice pour « bribe » électoral. « Appelle sa pé batte dans la tête ».

No. 9 – Le roi de l’est n’est plus Bachoo Anil Kumar,

celui-là même, qui avait traité Navin Ramgoolam de « langta », est sur la liste des Rouges. « Vrai même Navin Ramgoolam fine tombe lors so la tête », a avancé sans réserves les Vrais Rouges.

No. 10 – Ramgoolam a râlé de tous ses tripes

Mal conseillé et pourtant, il n’est pas né de la dernière pluie. Navin Ramgoolam a payé très cher sa trahison commise envers le no. 5. Le « recount » demandé n’avait pas arrangé les choses. Dur dur de tomber si bas.

No. 11 – Des fils à papa sans conviction

Ramdass et Jeeha, deux patronymes considérés comme étant très forts. Mais leur défaites sont synonymes de la vraie rupture qu’évoquait Navin Ramgoolam.

No. 12 – Richard Duval, ridiculement votre

Ritish Ramful a passé comme une lettre à la poste. Mais venir imposer un Richard Duval aux Vrais Travaillistes, c’est carrément faire FI de l’intelligence des partisans rouges. Ramgoolam ne méritait pas de former le gouvernement.

No. 13 – Avec Lormus Bundhoo, ÉCHEC ASSURÉ

La rupture de Navin Ramgoolam se résumait à imposer Lormus Bundhoo . Avec ce dernier sur la liste des candidats des Rouges, cela démontre clairement que Navin Ramgoolam n’avait pas mieux dans le sac.

No. 14 – Ezra le malchanceux

Le richissime candidat rouge n’a pas fait le poids. Idem pour Mahen Goondeea.

No. 15 – La malédiction Assirvaden a encore frappé

C’est la circonscription urbaine avec les plus pires candidats du Ptr et de son allié. Comme Navin Ramgoolam en 1991, je suis doublement perplexe de la réussite de deux candidats rouge/bleu au no. 15.

No. 16 – Anquetil, mais quand même ?

Un Aubeeluck du Parti Malin aurait été plus acceptable qu’une Stephanie Anquetil. Le verdict des urnes nous réservent bien des cauchemars parfois.

No. 17 – Quand Sik Yuen s’emploie avec force

Les Curpipiens ont préféré un Sik Yuen à la place d’un Duval. C’est le prix de la trahison de Xavier-Luc Duval àl’égard de Malini Sewaksing.

No. 18 – Réjouissance avec la défaite de Sithanen.

Pravind Jugnauth aurait pu accorder un jour de congé aux Mauriciens pour célébrer la défaite de Rama Sithanen. Le point noir de cette circonscription « intelligente » est l’élection de Xavier-Luc Duval. Il s’est avéré être vrai que l’intelligence a ses limites dans l’isoloir.

No. 19 – Sornum sacrifiée

Elle était pourtant une valeur sûre du Ptr mais son leader a préféré sacrifier cette jeune politicienne en l’envoyant au no. 19. Il incombe à cette jeune talent de tirer ses propres conclusions.

No. 20 – Trois candidats voués à l’échec

Ni plus ni moins, participer au no. 20, c’était l’abattoir politique à l’horizon.

Conclusion

Navin Ramgoolam a montré des signes évidents de son incapacité de manier son troupe. Il a laissé entrevoir qu’il avait subi des pressions pour accommoder la vieille garde du Ptr et d’accepter les caprices de Xavier-Luc Duval. De par cette liste de candidats proposée à l’électorat, Navin Ramgoolam a ridiculisé l’intelligence des Mauriciens. Il méritait amplement la défaite, la sienne et celle de son troupe. VOX POPULI VOX DEI.

Sen. Krisnah GOOJHA

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