February 22, 2024
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International News

Etats-Unis: 8700 salariés supplémentaires cessent le travail chez Ford

Quelque 8 700 salariés d’un site Ford du Kentucky, dans le centre des Etats-Unis, ont cessé le travail, mercredi, à l’appel du syndicat UAW. Cela suite au refus du constructeur de faire davantage de concessions dans les négociations sur un nouvel accord collectif.
Ces salariés d’une usine de Louisville rejoinent les rangs des effectifs déjà en grève au sein des trois grands constructeurs automobiles américains historiques, Ford, General Motors et Stellantis (Chrysler), pour les porter à près de 34 000, alors que le mouvement dure depuis près de quatre semaines. Environ 23 % des salariés syndiqués sont désormais à l’arrêt au sein du « Big Three », terme qui désigne les trois constructeurs.
Depuis quatre semaines, un mouvement de grève concerne trois grands constructeurs américains : Ford, General Motors et Stellantis (Chrysler). 34 000 salariés ont cessé le travail au total.
« L’arrêt de travail » déclenché mercredi et qui concerne une usine fabricant des pick-ups, « a été décrété après que Ford eut refusé d’aller plus loin dans les négociations », a expliqué l’UAW dans un communiqué, prévenant que « cette décision surprise marquait une nouvelle étape » du conflit social.
« Nous avons été très clairs, et nous avons attendu assez longtemps, a déclaré le président du puissant syndicat, Shawn Fain, cité dans le communiqué, mais Ford n’a pas compris le message. »
Revalorisations salariales
« Il est temps de parvenir à une convention juste chez Ford et les autres membres du Big Three [GM et Stellantis] », a poursuivi le responsable syndical. « S’ils ne le comprennent pas au bout de quatre semaines, l’arrêt de travail des 8 700 salariés de cette usine très rentable va les aider. » L’UAW a indiqué que son président tiendrait son point hebdomadaire vendredi sur l’état des discussions.
La semaine dernière, le syndicat avait décidé de ne pas mobiliser davantage de ses membres, contrairement aux semaines précédentes, faisant état de « progrès importants » dans les négociations.
Les discussions achoppent notamment sur le montant des revalorisations salariales. L’UAW réclame quelque 40 % d’augmentation sur les quatre années de la nouvelle convention, tandis que Ford n’est allé que jusqu’à 23 %, GM et Stellantis s’étant arrêtés à 20 %.
Lire aussi : Joe Biden rejoint des ouvriers américains de l’automobile sur un piquet de grève dans le Michigan
Dans un communiqué séparé, Ford a qualifié de son côté l’annonce de l’UAW de « grossièrement irresponsable », prévenant que l’expansion de la grève « entraînera des conséquences douloureuses » notamment sur les autres secteurs de l’entreprise ainsi que ses fournisseurs.

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