February 9, 2023
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International

Festival 420 : A fumer, à manger ou à boire, le cannabis légal dans tous ses états

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Petit joint ou pétard géant, nature ou aromatisé, boules de gomme, chocolat au lait ou cookies: les adeptes du cannabis qui participaient mercredi au « festival 420 » de Denver, entièrement dédié à l’herbe, avaient l’embarras du choix pour consommer leur produit préféré.

Le joint classique, acheté déjà roulé ou fait maison, semblait garder la faveur des amateurs croisés sur place, mais quelques audacieux s’exhibaient avec des cigarettes longues comme leur avant-bras. D’autres, plus modernes sans doute, préféraient inhaler leur marijuana à l’aide de cigarettes électroniques. Le festival, organisé dans un parc public du centre-ville de Denver, sous les fenêtres du gouvernement local, n’autorisait pas la vente de cannabis dans son périmètre. On y trouvait tout de même de nombreux accessoires, notamment des pipes à eau de toutes tailles, en verre ou en terre cuite, de formes diverses et variées, y compris phalliques.

Les visiteurs n’ont de toute façon pas à aller loin pour trouver leur bonheur dans un des nombreux dispensaires qui ont pignon sur rue à Denver, comme en Californie et dans la plupart des Etats ayant rendu légal l’usage du cannabis à titre récréatif. Fini les allées sombres fréquentées par des revendeurs à la sauvette, ces commerces n’ont rien à envier aux boutiques à la mode vendant des téléphones ou de l’électronique.

Pas de crédit

Dans un dispensaire proche du festival, de jeunes vendeurs souriants accueillent l’acheteur, orientant les experts vers leurs produits de prédilection et expliquant aux novices les différentes concentrations en CBD et en THC. Des tablettes tactiles vantent les promotions du moment, comme l’herbe « Super Northern Haze », 12,5 dollars le gramme avec 20% de remise. Comme pour les bouteilles de vin ou le parfum, une étiquette décrit l’arôme, en l’occurrence des notes de terre, pin, citrus.

Jacob Turner, 27 ans, scrute attentivement l’échantillon grâce au couvercle grossissant qui équipe la boîte. « Je suis un connaisseur, je veux savoir ce que je vais fumer. C’est comme pour les amateurs de vin », sourit le jeune homme, qui gagne sa vie grâce à une petite exploitation de cannabis dans le Michigan, où sa culture est légale mais son usage encore limité à des fins médicales.

Derrière lui, dans des vitrines impeccables, s’alignent tous les produits imaginables à base de marijuana: boules de gomme et bonbons aux différentes saveurs qui ressemblent dangereusement à des friandises classiques, huile de cannabis, pastilles à dissoudre sous la langue censées avoir un effet quasi-immédiat…

Les gourmands trouvent aussi du caramel beurre salé au cannabis, du chocolat à la marijuana et même des gaufres liégeoises ou des jus de fruit. Contrairement aux boutiques américaines où la carte de crédit est reine, ici on paye uniquement en liquide. Pas par manque de confiance ou volonté de frauder mais parce que le cannabis reste illégal au niveau fédéral, même s’il est autorisé localement dans près d’une vingtaine d’Etats. Cela complique la vie de nombreux professionnels du secteur qui se retrouvent dans l’incapacité d’ouvrir des comptes bancaires ou d’obtenir des prêts.

« Nous devons naviguer dans les zones grises de la loi pour faire des achats, établir des bulletins de paye », confirme Jacob Turner, qui dit par exemple ne pas pouvoir acheter une maison faute de reconnaissance de l’Etat fédéral.

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