January 27, 2023
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Politique

IL Y A 20 ANS – Paul Bérenger, ministre des Finances: « Tout était sens dessus dessous sous le PTr»

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En octobre 2001, une année après l’écrasante victoire (54-6) de l’alliance MSM-MMM aux élections générales du 11 septembre 2000, Paul Bérenger, alors vice-Premier ministre et ministre des Finances, était interrogé à l’Assemblée nationale par Navin Ramgoolam, le leader de l’opposition de l’époque, sur le dossier des investissements. Le No.2 du gouvernement, lors de cette PNQ, devait faire remarquer que « tout était sens dessus dessous sous le PTr. »

Répondant au Dr Ramgoolam sur le nombre de projets approuvés depuis l’avènement du nouveau régime, le Grand argentier dira que « nous vivons dans un monde réel. Le budget a été présenté le 11 juin dernier. Notre objectif est de remettre le pays sur les rails. Mais, entretemps, il y a eu les événements terroristes du 11 septembre, soit exactement trois mois après la présentation du budget. Tout le monde est conscient des retombées du 11 septembre aux États-Unis. Toute personne sensée serait consciente qu’avant même ces attaques terroristes, les économies se trouvaient en difficulté. Singapour était déjà en récession. »

Paul Bérenger ajoutera que « nous sommes fiers du travail que nous avons accompli et que nous accomplissons. Mais il nous faut être prudent et nous devrons tenir en ligne de compte les nouvelles données économiques sur le plan international. » Contrairement à l’affirmation du chef de file rouge à l’effet que le mood a changé au sein de la population, il soutiendra que «tout le monde, sauf l’opposition, reconnaît qu’il y a un nouveau mood dans le pays. Nous travaillons pour remettre l’économie sur les rails. Sous le précédent gouvernement travailliste, tout était sens dessus dessous. Aujourd’hui, nous faisons face à une nouvelle situation. Certes, nous ne sommes pas satisfaits du niveau d’investissement généré par le secteur privé. »

Dans le même ordre d’idées, il fera comprendre que « tel avait été le cas durant de nombreuses années. Nous avons proposé et entériné des mesures dans le dernier budget. Le gouvernement n’a pas attendu la réaction du secteur privé et nous avons pris la décision d’investir massivement dans le secteur public, notamment dans le secteur de l’éducation. Ces investissements ne généreront pas seulement la croissance, mais des emplois. Néanmoins, le programme d’investissements publics ne devrait pas se faire au détriment des investissements privés. »

Ramgoolam : « Bérenger ne maîtrise rien en économie »

Lorsqu’il sera questionné par Xavier Duval, cette fois, sur le mood dans le pays, le VPM et ministre des Finances se montrera sarcastique. « Le mood n’est pas bon pour l’opposition, surtout depuis les dernières élections municipales. Nous sommes des gens sérieux alors que l’opposition a préféré prendre des vessies pour des lanternes et vit un véritable cauchemar. » En clôturant sa PNQ, Navin Ramgoolam rappellera à Bérenger que même avant le 11 septembre, les principaux indicateurs économiques étaient au rouge, avec un taux de chômage en hausse de même que le déficit et l’endettement public. « Ce n’est que du bluff venant du VPM. Il ne maîtrise rien en économie. Quel investisseur s’intéresserait à venir à Maurice avec une monnaie nullement stable ? » Paul Bérenger lui rétorquera : « Quant à mon insatisfaction face aux investissements privés, il n’y a rien de nouveau. Lors des débats sur le budget, j’en avais fait état. Après son absence à l’Assemblée à cette époque, l’opposition veut rouvrir les débats… »

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