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Depuis que Navin Ramgoolam et Paul Bérenger, en tandem en 2014, ont subi leur pire humiliation politique, Bernard Delaître et ses titres de presse n’ont jamais fait de cadeau au gouvernement des Jugnauth. Et c’est pire depuis que Pravind Jugnauth a été reconduit au poste de premier ministre en 2019. A la solde de l’opposition, surtout du parti Mauve, Bernard Delaître et consorts se sont lancés dans une opération de “zet labou” dans l’espoir de faire tomber le régime Jugnauth.

Un domaine en particulier où le donneur de leçons patenté s’est “illustré”, soit par méconnaissance – il a toujours été un “loser”- ou par mauvaise foi (c’est là où il excelle le plus), c’est le secteur hippique. Là, il fallait (et faut toujours) défendre un certain intérêt particulier car la politique de démocratisation au Champ de Mars prônée par Gilbert Merven, qu’il a ardemment combattu du reste, lui donne des crises épileptiques qu’il peine à cacher dans ses écrits qui ressemblent plus à des règlements de comptes personnels d’un individu frustré qu’à de véritables exercices journalistiques dignes.

A le lire et l’entendre dans ses salles de rédaction – ce sont ses propres journalistes qui le dénoncent sans gêne tant cet homme fait honte à la classe journalistique avec des écrits truffés d’allégations malveillantes et surtout dictés souvent par des crises qui ressemblent étrangement à des poussées d’adrénaline épidermiques (il faut avant tout protéger les intérêts économiques de ses patrons), on se croirait avoir affaire à un “Zournalis” amoureux des activités hippiques tant il se comporte en grand défenseur de la cause hippique. Mais le public, qui n’est pas con, l’a depuis longtemps démasqué et a découvert son petit jeu qui consiste à dénigrer tous ceux – plus particulièrement l’homme d’affaires Jean-Michel Lee Shim – qui représentent une menace pour cette petite clique, composée des rescapés de la Seconde Guerre, mais une petite clique ô combien importante pour lui pour d’une part continuer à avoir la mainmise totale sur l’industrie hippique et ses milliards et d’autre part pour pouvoir sauver les titres titanesques de la rue St George.

Bernard Delaître et ses titres, qui ne digèrent pas encore la claque politique infligée à Paul Bérenger “two in a row” en 2014 et 2019, critiquent à tout bout de champ l’action gouvernementale quel que soit le secteur. “Narien pa bon dans la caz mama” : économie, éducation, santé, développement social, infrastructures, monde du travail, et courses !

Mais étrangement pour quelqu’un qui prétend être un ardent défenseur des courses et qui plus est, un farouche adversaire du régime en place non pas en tant qu’idéaliste avec des valeurs humaines fortes mais plus en sa qualité de marionnette entre les mains de l’opposition et du grand patronnat, son silence sur une décision du conseil des ministres en juin dernier qui est venue compromettre l’importation des chevaux est révélateur. Presque tous les titres ont critiqué le gouvernement, sauf lui et l’équipe de Giraud car les mesures imposées par le gouvernement freinaient le développement de l’industrie hippique.

“Cabinet has taken note that following an outbreak of African Horse Sickness in the Republic of South Africa, the Livestock and Veterinary Division of the Ministry of Agro-Industry and Food Security in Mauritius would take the following additional measures in order to further mitigate the risk of introduction of the disease –
(a) prior to export to Mauritius, all horses be isolated for 14 days in a vector protected establishment approved by the exporting country’s veterinary authority;
(b) import to be allowed only during the low vector sick period from July to September; and
(c) upon arrival in Mauritius, horses to be kept in isolation in vector protected quarantine/ isolation facility approved by the Livestock and Veterinary Division for a period of at least 14 days.”

Depuis les amoureux des courses, les vrais, y compris le MTCSL de De Speville (à ne pas confondre avec le MTC de Giraud que défend Bernard Delaître) ont tenté par tous les moyens pour faire entendre raison au gouvernement car la voie choisie était suicidaire pour l’industrie hippique. Jusqu’au jour où en décembre de l’année dernière, un assouplissement de la mesure préconisée a été adopté. “Cabinet has taken note of developments regarding the African Horse Sickness (AHS) and the import of horses from South Africa. After a comprehensive risk analysis, the Livestock and Veterinary Division of the Ministry of Agro-Industry and Food Security has proposed that the import of horses to Mauritius might be resumed subject to conditions being strictly complied with regard to – (a) the movement of horses from infected zones to the Controlled AHS Zone (Surveillance and Protection Zone); and (b) the movement of horses within the Controlled AHS Zone (from the Surveillance/Protection Zone to the Free Zone). Upon arrival in Mauritius, existing protocols of the Livestock and Veterinary Division would apply.”

Malgré cette décision du conseil des ministres, le département vétérinaire du ministère de l’Agro-industrie, continue à rendre l’importation des chevaux extrêmement difficile avec cette fois des conditions qui relèvent soit d’un esprit machiavélique soit d’un vendetta quelconque. Ce qui constitue une véritable menace pour les courses. Mais à ce jour, cela semble donner du plaisir à Bernard Delaître puisque, lui, trouve que les “main issues” des courses pour le moment sont le MTCSL sur lequel Giraud n’a aucun contrôle et l’avènement de la Horse Racing Division, dont, malgré tous ses efforts, il n’a pu empêcher la concrétisation. Le problème lié à l’importation des chevaux, il s’en fout ! Ce ne sont pas les courses qui l’intéressent, mais plus les intérêts directs de sa clique !

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