November 30, 2022
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Opinion Politique

Le Cobra débusqué

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La silence est la meilleure réponse à un sot. Sauf que dans ses envolées, qui s’apparentent plus à des radotages de bas étage, sans faits établis ni preuves, et dont le seul véritable objectif est d’enfumer la population, Rama Valayden s’attaque à la dignité des gens «pauvres», à la dignité, à l’intégrité, des Mauriciens qui ont voté aux dernières législatives.

Cet autoproclamé Monsieur Propre en a remis une couche cette semaine, mardi 25 mai, soit plus précisément après sa parution devant le Bar Council. Il a, cette fois-ci, choisi de cracher son venin sur Jean-Michel Lee Shim pendant plus d’une heure. A vrai dire, l’opération Cobra a été activée depuis quelques mois déjà, surtout à travers ses conférences de presse-fleuves et ses «live Facebook».

Nous nous sommes posé la question, devrions-nous répondre à ses élucubrations ? La réponse est oui, parce que ne dit-on pas qu’il y a trois vérités… «ma vérité, ta vérité et la VÉRITÉ». Rama Valayden se rêve en héros national qui veut partir en martyr, et ainsi décrocher sa place dans la postérité, mais nous allons le débusquer.

Et la VÉRITÉ, celle qui fait mal, très mal à Rama Valayden, c’est que les gros coups de l’ADSU dans le combat contre la drogue plombent les revenus de plusieurs hommes de loi. Des milliards et des milliards de roupies de drogues sont saisies, des têtes proches des politiciens tombent. La VÉRITÉ c’est que les réservoirs de certains partis politiques, voire certains politiciens-avocats, sont à sec.

Me Rama Valayden, grand spécialiste de la défense des trafiquants de drogue, lors d’une énième conférence de presse-fleuve, a tenté de justifier son association avec Ritesh Gurroby, un habitant de EDC Lane, Grand-Baie, à la suite d’une saisie record de 243 kilos d’héroïne et 27 kilos de haschisch, le dimanche 2 mai, à Pointe-aux-Canonniers. La valeur marchande de la drogue saisie est estimée à près de Rs 3,7 milliards. Oui, des milliards ! Pourquoi a-t-il senti le besoin de se justifier devant l’opinion publique ? Se sent-il coupable ou veut-il faire d’une pierre deux coups, en conserver son image de M. Propre devant la population tout en renflouant son compte en banque ? Me Rama Valayden n’a pas offert ses services au père Gurroby avant et au fils pour quatre sous.

Il est clair comme de l’eau de roche que les actions du gouvernement Jugnauth contre les trafiquants de drogue dérangent Me Rama Valayden et plusieurs autres avocats et politiciens. En fin de compte, il n’y a rien d’étrange dans la sortie de l’avocat contre Jean-Michel Lee Shim. Il veut déstabiliser le gouvernement Jugnauth, déstabiliser le pays en inventant toutes sortes d’histoires griffonnées sur des morceaux de papier qui n’ont aucune valeur légale. Rama Valayden a voulu faire diversion. Amener la masse critique à braquer son regard sur Jean-Michel Lee Shim et sur le gouvernement Jugnauth.

Dans le cadre de l’opération Cobra, il avait lancé une première offensive en avril 2021, en appelant à une désobéissance civile. Le feu d’artifice attendu a résulté en un pétard mouillé, le peuple n’ayant pas suivi. Alors, mardi, il a lancé une deuxième offensive avec l’aide de ses amis. Et qui sont ses amis, au juste ? S’il s’agit de ceux qui gravitent autour de lui matin et soir ou qui sont liés au trafic de drogue qu’il défend systématiquement, on a peur pour le pays. Car ce «Cobra» est dangereux pour la démocratie, dangereux pour nos enfants, dangereux pour ceux qui livrent bataille matin et soir contre les trafiquants.

Les compagnies sur lesquelles il a craché son venin, mardi, opèrent dans des cadres légaux bien définis. Des compagnies profitables qui font vivre des centaines de milliers de familles. C’est probablement aussi cela qui dérange Me Rama Valayden. Jean-Michel Lee Shim a construit sa vie grâce à son intelligence, à son éducation. Jean-Michel Lee Shim n’est pas né riche, mais comme bon nombre de sa communauté, il a étudié, bossé pour être ce qu’il est aujourd’hui. Partager la richesse et le succès de votre entreprise a souvent guidé cette communauté. C’est dans leur sang, c’est dans leurs veines.

Jean-Michel Lee Shim, pour avoir côtoyé des centaines et des centaines de personnes, non pas sur les estrades des camions, sait que ce n’est pas la richesse qui manque dans le monde, mais la valeur du partage. Depuis quelques années, il a décidé de consacrer sa vie et son argent à aider des enfants, des jeunes couples qui se battent pour mener une vie décente. Est-ce une faute d’aider ? A en croire Rama Valayden, la réponse est OUI.

Mais qui sont ceux qui croient encore en Rama Valayden aujourd’hui, à part sa petite clique composée de trafiquants et de gros bras ? Le politicien Rama Valayden fait partie de cette race qui a contribué à ce que les Mauriciens soient dégoûtés de la politique. Nous le sommes encore plus en voyant ce même visage se présenter aux côtés des marchands de la mort.

Cela ne date pas d’hier. L’épisode de février 1999 est gravé dans les mémoires, quand bien même Me Rama Valayden espérerait une amnésie collective. C’est LUI le pyromane qui avait mis le pays à feu avec ses coups de folie dans le cadre de son combat pour la dépénalisation du cannabis.

Il y a eu, par la suite, un deuxième acte encore plus révoltant en 2008, lorsque assis sur son fauteuil d’Attorney General, il a voulu influencer le cours d’une enquête liée à une saisie de Rs 22 millions de Subutex. Il avait alors fait un appel téléphonique aux Casernes centrales pour dire «bonjour», alors que les enquêteurs de l’ADSU questionnaient un gros bras arrêté dans le cadre de l’importation de cette drogue. Pourquoi cette ingérence ? Pourquoi essayer de manipuler la vérité ?

Ses liens d’amitié et le soutien reçu lors de la précédente campagne électorale étaient trop forts pour que l’âne puisse dire NON. Pour que l’âne respecte ses fonctions.

L’ex-Premier ministre, Navin Ramgoolam, était hors de lui. Normal. L’initiative de Me Rama Valayden avait discrédité son gouvernement. Nous publions un extrait des réponses parlementaires de la séance du 12 août 2008 pour que vous compreniez, chers lecteurs, que nous n’inventons rien.

Extrait des réponses parlementaires (Hansard 12.08.08)

“I am really shocked that he is still a Minister”

A une question de Paul Bérenger, l’ex-Premier ministre, Navin Ramgoolam, avait confirmé cet appel.

“I have already done that but, in the meantime, to get matters going, I have asked him whether he is prepared to allow MT to give all his phone calls that are on record there, instead of me having to go and do it, as it will take a longer time. He has agreed that this be done. What we have done is to look at the telephone numbers. I must tell you, Mr Speaker, Sir, that, according to the record that we have, the Attorney-General called back, from the itemised bill received from Mauritius Telecom, the Attorney-General called at 12.22 hrs for 13 seconds on 23 July. ACP Padiachy returned the called at 12.43 and the conversation lasted 64 seconds…

Mr Speaker, Sir, according to the same record, the conversation was around that time. We are still looking at all the records of the telephone calls. But, it is clear, from the official record that Mauritius Telecom.”

Révolté, Paul Bérenger va lancer :

“Mr Speaker, Sir, this is perfectly clear; and I am really shocked that he is still a Minister!”.

On apprendra plus tard, durant ces échanges à l’Assemblée nationale, que cette belle famille de France, proche de Me Rama Valayden, louait des voitures à l’ambassade de Maurice à Paris durant cette année. Trafic d’influence, politique de petits copains…Le court passage dans l’hémicycle a montré le vrai visage de Me Valayden, l’avocat-politicien. Heureusement pour le pays, cela a été de courte durée.

Comme toujours, il va tenter de se justifier. «Tous ceux qui me connaissent savent que je suis moi-même un grand fan de foot et qu’on peut facilement avoir une conversion avec moi à ce sujet. Je n’ai jamais renié une connaissance. J’ai visité la demeure de la maman de R.C, qui a hérité d’un château. J’étais fier qu’un Mauricien ait eu un pareil héritage», avait déclaré Rama Valayden à l’époque. Et ce lien «fraternel» va aussi l’amener à défendre un autre proche du gang quelque temps après, dans une affaire de meurtre.

Par principe, l’Attorney General aurait dû quitter ses fonctions, comme l’a fait Ravi Yerrigadoo, par exemple. Mais il s’était contenté d’un coup de bluff. Il avait envoyé sa lettre de démission le 5 août 2008, pour venir ensuite la reprendre et la mettre dans la poubelle de l’histoire… Pensait-il que l’on avait oublié ? Eh bien non, Me Valayden. Si vous avez la mémoire courte, ce n’est pas notre cas. Depuis, il a une dent contre les officiers des Casernes centrales.

Toujours dans ses fonctions d’Attorney General, il accuse la police de pratiques discriminatoires envers les Créoles et les rastas en 2009. Un «move» loin d’être désintéressé pour celui qui tente alors de se draper de l’étendard de Roi des Créoles. Mais n’est pas sir Gaëtan Duval qui veut. La frustration le gagne car il enchaîne les échecs, dans sa vie de politicien, dans sa vie professionnelle, dans sa vie d’époux, dans sa vie de père.

Nous n’inventons rien, Me Rama Valayden. La VÉRITÉ, vos enfants et les amis de vos enfants et la jeune génération doivent la connaître. Même si cela fait mal. Ils doivent connaître la face cachée de ce «papa gâteau». Nous étalons des faits et nous ne braillons pas comme des ânes. Vos actes «passés» ne peuvent être effacés d’un simple coup de baguette magique. Vos actes «passés» confirment que vous roulez pour vos amis.

Après votre show de mardi, nous aurions très bien pu garder le silence. Mais Maurice est un Etat de droit. Vous avez le vôtre, nous avons le nôtre. Ce droit nous demande aujourd’hui de répondre du tic au tac à vos attaques non fondées.

Que l’avocat comprenne qu’il n’y a pas de faute que de vouloir respecter le souhait d’un être cher, qui n’est plus de ce monde. Un souhait demandant que tous ses biens soient consacrés à aider et alléger la souffrance de ces êtres humains dont la vie perd tout sens à un moment donné en raison d’une maladie incurable. L’imbécile acteur qu’est Rama Valayden n’a pas jugé la portée de ses mots mardi, lors de son show en live. Il a dénigré tous ceux qui ont été aidés à travers l’association Solidarite Marye Pike. Il a dénigré ces centaines d’employés qui préparent et livrent des repas chauds au quotidien à ceux qui dorment le ventre vide le soir.

Rama Valayden est un homme qui ne réfléchit qu’en Cour, devant les juges, dans les affaires criminelles ou des affaires de drogue. Mais lorsqu’il est devant le peuple, il brait comme un âne.

C’est clair que Rama, le politicien, est envoyé au front pour combattre le gouvernement. C’est son choix. Un choix qu’il doit assumer comme «un homme», un vrai, s’il en est UN. Il a déjà lu dans sa boule de cristal que le gouvernement va s’attaquer à sa famille. Ça, c’est l’arme des faibles, comme vous d’ailleurs, Rama !

À force de s’abreuver de toute cette négativité, que ce soit à son bureau et en solitaire, sur son lit, il voit tout en noir. Autour de lui et dans le pays. Comment, ainsi, ne pas être frustré ? Comment ne pas finir par perdre la raison ? Comment ne pas vouloir tout brûler…

La VÉRITÉ c’est que Rama Valayden est un illuminé qui a, semble-t-il, épousé la théorie du complot, tellement en vogue ces derniers temps. Car des complots, il en voit partout. Alors, notre conseil à l’avocat-politicien est d’apprendre à «zip it», surtout lorsqu’il doit parler des courses hippiques. La «bride de cheval» ne va pas à un âne.

Au lieu de cracher son venin sur Jean-Michel Lee Shim pour plaire à ses amis, il ferait mieux de s’occuper de sa «beauté» de maison et de ses adorables enfants, car sa carrière dans la politique est bel et bien terminée. Le temps viendra où la population décidera en son âme et conscience de ce qu’elle veut pour les futures générations.

Le temps viendra où chacun sera jugé pour ses actes. En attendant, rien n’empêchera Jean-Michel Lee Shim de poursuivre ses actions sociales, ce qu’il pense être bien pour son pays. Il le fait, non pas pour en tirer un capital politique, mais par amour. Il a d’autres projets d’avenir surtout pour les patients souffrant du cancer, pour les sans-abri.

«It is not about how much you do, but how much love you put into what you do that counts», a dit Mère Théresa. L’équipe qui entoure Jean-Michel Lee Shim dans cet élan de solidarité envers ceux qui doivent être soutenus, sait que les obstacles seront multiples, mais elle les traversera.

Et Me Rama Valayden continuera, lui, entre-temps, de cracher son venin et jeter de la boue sur autrui, de voir des complots là où il n’y en a pas, de piailler tel un oiseau de mauvais augure. Celui qui se rêve en martyr se transforme de plus en plus en bouffon.

La VÉRITÉ, c’est qu’il fait pitié.

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