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Les opérateurs de l’industrie des courses et les amoureux du turf, voire même les chevaux, font les frais de la “bataille politique” que mène Jean-Michel Giraud contre les institutions du gouvernement, en l’occurrence la GRA et la HRD, qui fonctionnent pourtant dans un cadre légal défini et voté au Parlement. Etant tous pris en otage par cette guerre qui dépasse largement le cadre d’un simple conflit puisque Jean-Michel Giraud a décidé, dès ses premières heures en tant que président (indigne) du MTC lors de son élection en 2021, de déclarer la guerre au gouvernement avant de venir pleurnicher une année plus tard pour mendier une rencontre avec les autorités gouvernementales.

Jamais dans l’histoire des courses hippiques, pourtant vieille de plus de 200 ans, le pays n’a connu une bataille aussi acharnée entre le gouvernement et le MTC, lequel se retrouve dans une telle posture par la faute de son président actuel, un dictateur raciste à la Bokassa.

Après avoir réalisé qu’il est en train de perdre son pari de faire chahuter le gouvernement et que la loi sur la HRD ne lui accorde qu’un rôle de figurant sur la scène hippique alors qu’il se croyait grand manitou de l’industrie des courses, Jean-Michel Giraud abat encore ses cartes pour tenter de tenir tête à un gouvernement, lui aussi déterminé à aller jusqu’au bout pour montrer à Giraud que l’Etat n’est pas un “club domino” comme le MTC. Un gouvernement dirige et un gouvernement décide, et ce n’est pas Giraud et ses menaces qui feront reculer le gouvernement. Ainsi, deux décisions – manœuvres purement guerrières et stratégiques – de Jean-Michel Giraud vont allumer le feu et provoqueront sans doute une contre-attaque sans précédent comme les bombardements atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki en Août 1945.

Primo, la décision de nommer Jérôme Pilot pour remplacer Jérome Tuckmansing, (un Jérome qui en chasse un autre) est considérée comme politiquement et légalement incorrecte. Politiquement incorrecte car… purement raciste. Voilà un comptable professionnel non blanc, inscrit au FRC, qui est remplacé par un blanc détenteur d’un simple diplôme et avec relativement très peu d’expérience. Comme la notion de méritocratie n’existe pas au MTC (il n’y a eu aucun appel à candidatures), c’est la pulsion épidermique qui semble dicter toutes les décisions surtout sous la présidence de Giraud qui a osé traiter tous ceux qui n’épousent pas sa manière de faire au MTC de “chatwas”. Et s’il pense pouvoir nous démentir, nous lui disons que Mazavaroo détient une bande sonore de la réunion au cours de laquelle il a utilisé le mot “chatwa” à l’égard de ceux qui l’ont abandonné après avoir découvert son vrai visage.

Et secundo, Jérome Pilot, avec le bénédiction volontaire et réfléchie de Giraud, enfreint la GRA Act tous les matins en se présentant en selle sur la piste d’entraînement sans détenir de PML. Ce qui est illégal. Va-t-il maintenant en obtenir une ? C’est comme si une personne se met au volant d’un véhicile, conduit jusqu’aux Line Barracks où elle descend de sa voiture et va s’enquérir auprès des policiers sur les formalités pour l’obtention d’une licence !! Sommes-nous dans une république bananière pour qu’une telle demande soit traitée et approuvée ?

Evidemment que non ! Mais c’est ce que veut exactement Giraud : avoir quelqu’ un au MTC dans la même situation que lui – sans PLM – pour pouvoir élargir sa force de frappe et brandir la carte de “dominere” à l’égard de la GRA ! Tout est calculé avec pour objectif d’acculer le gouvernement avec bien sûr la complicité de Bernard Delaître à qui, du reste, Jérôme Pilot a accordé son premier entretien en tant que General Manager du MTC. Le script est connu : Giraud et Pilot se rendreront à la rue St George pour s’allier avec Delaître. Objectif : abattre Beekharry ! Ce même Delaître oubliant au passage que sans la générosité publicitaire du gouvernement de ce même Bheekarry, ces journaux Le Mauricien et Week-End auraient longtemps disparu. Tels de véritables serpents, une fois nourris, ils viennent s’attaquer à ceux qui leur ont donné de quoi à manger !

Par ailleurs, alors que le 9 avril, date prévue pour le début de la saison par la HRD, approche, le MTCSL a l’obligation, sous la loi, de déposer tous les documents y relatifs pour donner suite à sa demande d’application en février dernier pour une licence de “racing organiser”. Or il n’y a aucune indication claire que Giraud veut cette licence car tout le monde sait que depuis mi-2021, il voulait l’arrêt des courses. Cette fois, sa tactique sera très simple : pour montrer sa bonne foi, des documents seront soumis à la GRA, mais pas…. tous ! Ce qui ne qualifierait alors pas le MTCSL pour décrocher cette licence de “racing organiser”. C’est exactement ce que Jean-Michel Giraud ne veut pas avoir entre les mains : une Licence pour l’organisation des courses. Dans le contexte actuel et politique de bas étage oblige, organiser les courses n’est même pas une option pour Jean-Michel Giraud, qui ne s’intéresse qu’aux bombardements soutenus sur le Gouvernement, une stratégie adoptée par son cousin Paul Bérenger durant presque toute sa vie depuis ses jours en blouson en cuir noir en France.

Avec la complicité de l’opposition et des journaux de Bernard Delaître, Giraud imputera alors la faute à la GRA. Politiquement, il aura alors marqué des points et pourrait cette fois dire que “Pravind Jugnauth fine fini lekours”. Il faut rappeler que Jean-Michel Giraud a peut-être été dans l’industrie de la CONSTRUCTION chez United Basalt au cours de sa vie professionnelle, mais son passe-temps favori a toujours été la DESTRUCTION politique de tous les gouvernements des Jugnauth avec l’aide de son cousin Paul Bérenger. Il ne faut surtout pas oublier qu’à un moment donné, ce sont ces mêmes Giraud et Bérenger qui avaient détruit la famille Jugnauth en jouant la carte “Ashok” contre Pravind. Ils détestent tous deux la famille Jugnauth après que Bérenger a échoué dans sa tentative de “remote control” feu Anerood après le premier 60-0 de l’histoire.

Face à la stratégie de Giraud dans les circonstances actuelles, la GRA n’aura d’autre alternative que d’accorder un délai au MTCSL pour qu’il remplisse toutes les conditions après avoir fourni tous les documents nécessaires pour l’obtention de la licence. Cela obligera alors Jean-Michel Giraud à élaborer une stratégie machiavélique en repoussant l’AG du MTC du 26 mars à une date ultérieure en avril, compromettant ainsi la date du 9 avril pour le début de la saison. Personne ne pourra le blâmer s’il dira alors vouloir s’assurer que les membres soient d’accord ou pas de volatiser une enveloppe de Rs 60m et étrangler encore plus le MTC/ MTCSL financièrement. D’autant plus que selon les dispositions de la loi, la GRA ne peut pas assurer les frais à hauteur de Rs 25m des tests anti-dopage. C’est tout simplement illégal. Ce sera aussi un signal fort de Jean-Michel Giraud à la GRA : avoir la décence et les bonnes manières de se concerter avec MTC-MTCSL avant de fixer le début de la saison au 9 avril.

Alors que les deux protagonistes croisent le fer, les turfistes qui financent l’industrie se font, eux, prendre pour un bon tour de piste. Pour eux, c’est plus que jamais : “Anne ma soeur Anne, ne vois tu rien venir ?”

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