December 4, 2022
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Politique

L’opposition dans la démagogie et l’outrance

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Il y a quelque chose de malsain de voir l’opposition verser de l’huile sur le feu, concernant le naufrage du Wakashio à Pointe-D’Esny et la fuite d’huile dans le sud de Maurice. L’exploitation politique de cette catastrophe donne à penser que l’opposition souhaite de vive le malheur a notre pays. Il n’y a pas d’autre mot. Alors que le pays est confronté à l’épineuse question relative à l’ouverture de notre ciel, et qu’aucun consensus ne semble se dégager, l’opposition, elle, joue aux pyromanes, afin d’instrumentaliser la problématique socio-économique et sanitaire.

Or, un fait doit être rappelle sans cesse ici: c’est le MSM-ML gouvernement, issu des urnes, à la suite d’un scrutin populaire et démocratique qui s’est vu confier la gestion de Maurice, pandémie ou pas. L’Opposition, qui est à la recherche d’un souffle pathétique, semble s’agripper à tous les prétextes pour se trouver des combats. Après le confinement, que le gouvernement a géré à la satisfaction de la population, elle cherche désespérément un nouveau champ de bataille.

S’agissant de la réouverture de notre ciel, le gouvernement veut s’assurer d’avoir mis de son côté toutes les mesures de sécurité avant de donner le feu vert à l’accueil des touristes. Même si la pression des opérations dans le secteur du tourisme et de la restauration est compréhensible, le gouvernement veut lui être à l’écoute de la population, afin de ne pas ouvrir la porte à une véritable vague de la Covid-19, ayant toujours à l’esprit que les décès liés à celle-ci sont les résultats des contaminations importées.

Aucune formule magique

Le fait que notre économie soit tributaire de l’étranger démontre la vulnérabilité de notre situation, tant sur le plan de la relance que celle de l’état sanitaire de la population. C’est une réalité à laquelle aucun gouvernement ne peut échapper, aucune formule magique n’existant pour remettre l’économie de l’ile sur les rails. C’est pourquoi la population, pour peu qu’elle ait écouté les critiques de l’opposition, doit lui réclamer des alternatives ou solutions. A ce jour, rien, venant des bancs de l’opposition, n’a été proposé pour soulager la population ou venir en aide aux opérateurs économiques. Le fait est que les solutions sont venues du seul gouvernement, qui a pris la mesure des défis et enjeux liés à la Covid-19. Les déconvenues de l’Opposition se sont multipliées, qu’il s’agisse de la liste provenant de la BAD, concernant la station de St-Louis, où le nom du leader du MMM a également été découvert, ou la liste des importateurs de médicaments durant le confinement : le Premier ministre a révélé que des importateurs proches du Parti travailliste ont, eux-aussi décroché des marchés.

Naufrage du Wakashio

Le naufrage du Wakashio sur le récif de Pointe-d’Esny dans la soirée du 25 juillet a été suivi de très près par les autorités. Comme dans sa volonté constante de communiquer, Pravind Jugnauth et ses ministres ont répondu à toutes les questions de la presse sur les moindres détails liés à ce naufrage. Aucune intervention, a-t-il, précisé, ne pouvait être entreprise sur le navire à cause du mauvais temps. Et, il faut indiquer que ce type de catastrophes est déjà arrivé dans les eaux territoriales des grands pays, on pourra citer l’exemple du pétrolier Exxon Valdex, en 1989, qui avait fait naufrage sur la cote de l’Alaska, et déversé 40 000 tonnes de pétrole brut, ou encore l’explosion dans le golfe du Mexique, en 2010, d’une plateforme pétrolière louée par la compagnie BP, qui répandit environ 780 millions de litres de pétrole, et provoquant la plus importante catastrophe de l’histoire de l’industrie pétrolière.

Qui aurait pu prévoir cette catastrophe l’échelle de notre ile ? En 1978, le tanker Amoco Cadiz fit naufrage au large de la Bretagne, en France, après la défaillance de son gouvernail, et libérant de 230 000 tonnes de pétrole brut. Personne n’avait vu venir cette catastrophe et après quatorze ans de procédure, en 1992, la société Amoco Transport accepta de verser 192 millions d’euros d’indemnités. S’il y a uneleçon à retenir de cette tragédie, c’est celle liée à l’environnement, à la sécurité dans nos eaux et la nature des cargaisons qui y sont transportées.

Mais, à Maurice et plus loin dans le passé, comme en France ou au Canada, en dépit des moyens extraordinaires dont disposent ces pays, aucun d’entre eux n’a prévu ces marées noires. Aussi relève-t-il de la plus mauvaise foi d’accuser le gouvernement d’attentisme concernant le naufrage du Wakashio. Au mois d’avril, au cœur du confinement, fallait-il investir à coups de millions dansl’acquisition de matériels pour empêcher que du pétrole brut se répande dans le sud de l’ile, ou fallait-il acheter du matériel médical pour protéger la population? Qui, à ce moment-là, possédait une boule de cristal pour prédire le naufrage d’un vraquier sur le récif de Pointe-D’Esny ?

Blason terni de l’Opposition

La question, qui peut faire sourire, renvoie plutôt à une question : que souhaite l’Opposition pour refaire son blason terni en 2019 ? Des émeutes de la faim à Maurice, une situation de chômage massive, une crise sociale sans précédente…? On serait tenté de le croire, au vu de l’exploitation sans vergogne de toute situation socio-économique problématique. Il n’y a pas longtemps, l’Opposition avait instrumentalisé les habitants des villes contre la construction du Metro Express.

Peu de temps, on s’est rendu compte que certains habitants s’étaient illégalement appropriés des terres de l’État. Au moment de l’acquisition des terres situées sur le tracé du métro, d’autres habitants qui y étaient domiciliés, ont été grassement compensés. Aujourd’hui, le métro roule, poursuit son extension sans heurts. Il n’existe, certes, aucun gouvernement qui dirige un pays comme sur des roulettes, ni d’Opposition qui lui déroule de tapis rouge.

Mais, à force de multiplier les coups d’éclats et d’exploiter la démagogie et l’outrance, l’opposition se verra un jour réclamer des comptes de la part d’une population qui s’instruit de tout et sur tout. Grace à un mandat clair et encore des années pour réaliser ses engagements, le gouvernement de Pravind Jugnauth peut, avec une certaine sérénité et unité, avancer vers le futur, sans triomphalisme aucun, car des temps difficiles sont encore à l’horizon. Le Premier ministre est pleinement conscient de ces défis et enjeux.

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