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La <Zoli mamzelle> de XLD etLa rose de Ganoo dans le flou

Les alliances, composante et vecteur stratégique dans les plans primordiaux des grands partis pour prendre le pouvoir semblent ne pas préoccuper les leaders, encore moins Navin Ramgoolam.

Serait-ce un signe que cet accessoire vital dans l’histoire des partis politiques du pays ne compte ni ne séduit plus? Ou tout simplement, sous ces dehors de désintérêt et d’absence de négociations sérieuses et décisives, se cache une tactique de déploiement tardif; pour amenuiser les surenchères et les menaces du style couteau sous la gorge ?
Donc, la conviction est que plus on a le loisir de discuter une alliance, plus sont les risques qu’on soit forcé à agir sous contrainte. À l’opposé, à la dernière heure ce serait “du prendre ou à laisser”. En d’autres temps, ce fut le contraire qui se vérifia, avec l’alliance MSM-MMM, une semaine avant le ‘nomination day’. À chaque époque et à chaque parti ses vérités.
Pour revenir à la vérité actuelle, il est flagrant cette nonchalance et ce manque de decorum de la part de DNR, à l’égard de Alan Ganoo et de Xavier Luc Duval. Ce n’était point un secret de polichinelle, l’emballement démontré par le leader rouge, il y a un an, pour des arrangements avec, et le MP et le PMSD. D’abord, le député du no.14 fondateur du Mouvement Patriotique commença à galvaniser ses troupes dans le droit fil des perspectives d’une alliance avec le PTR. Vu une certaine assurance générée par Navin pour un partenariat des plus naturels, puisque ce fut Alan Ganoo qui fut toujours investi des missions, quand Paul Bérenger désirait engager des négociations d’alliance avec DNR.

Mais, au fil des mois, le leader des rouges se mettait en mode “in communicado” avec le chef de file du MP. Au point où nageant sans direction précise, A Ganoo ne pouvait plus continuer à prendre sa patience en mal. Le MSM germait dans l’esprit et dans l’interview du secrétaire général Atma Bhumma (accordée à Ali Sayed Hossen pour Mazavaroo vendredi dernier), on pouvait déceler le nouvel esprit de ce parti. ” Alliance avec le MSM : rien n’est exclus”. Il va sans dire que le MP ne compte nullement aller seul aux élections. D’ailleurs, il faut écouter le SG à ce sujet: “Le MP veut s’assurer que le PT se retrouve au pouvoir”.
Le nombre de tickets qui serait accordé par DNR s’élèverait à 4, le leader du PTR ayant en tête A. Ganoo, A. Bhumma, JC Barbier et Tania Diolle. Ce chiffre peut paraître nettement insuffisant pour le MP, mais des négociations amorcées à la veille du prochain scrutin placeraient A. Ganoo au pied du mur pour accepter ce ‘deal’ maigrelet et peu digne. Xavier Duval se retrouve lui aussi, coïncé. L’enthousiasme n’est plus celui qui l’habitait, quand en décembre 2016, le PMSD claque la porte de l’alliance gouvernementale. La cause officielle de cette démission de Xavier-Luc Duval et de sa bande : le vote du “Prosecution Commission Bill” (PCB) qui plongerait Maurice dans une ère de dictature avec la tentative de minimiser l’indépendance du Directeur des poursuites publiques (DPP).

C’était une bouée de sauvetage inespérée à N. Ramgoolam et ce dernier avait exprimé sa reconnaissance à XLD. Et, les promesses de DNR fusaient tous azimuts. Malheureusement, pour le dirigeant bleu, Navin fidèle à ses habitudes est retombé dans son mood froid. Il y a certes le fait que la gourmandise des bleus, qui équivaudrait à 20 tickets, soit 1 par circonscription ne plait pas du tout à DNR. 20+4 (PMSD et MP), ce n’est pas l’équation qui va attirer l’ancien PM, d’autant que 36 investitures pour ses propres membres provoqueraient des remous. Navin a considéré que l’option de céder 18 tickets à ces deux partis est la seule acceptable. Soit le même nombre donné au MSM en 2010.

De plus, DNR aurait fait part à son entourage qu’il attacherait des conditions à ces alliances. Par exemple, le PTR présenterait 3 candidats au no.3 et que Assad Peeroo ne serait pas le bienvenu dans cette alliance. DNR reprocherait au fils de l’ancien Speaker et ministre du Travail les critiques (selon lui malveillantes) formulées contre sa personne et sa gestion. Avec le Dr Mamade Khodabaccus dont DNR ne verrait aucun inconvénient qu’il soit au no.1, le PMSD trouverait difficilement une circonscription correspondant au profile de Salim Abass Mamode. En effet, avec 3 rouges au no.3 où il s’est fait nommer comme Best loser, le député précité ne pourrait pas aussi émigrer dans la circonscription voisine. Le PTR ayant la ferme intention d’aligner O. Mohamed, E. Ng Ping Chung et un des trois prétendants déjà sur le terrain. S. Abass Mamode n’aurait que le 19 comme option.
Aller seul aux élections peut être à double tranchant. Il y a aussi le fait que N. Ramgoolam ne pourrait pas manoeuvrer avec autant de facilité qu’en 2005 et 2010. La raison est que les élections qui arrivent ne ressemblent pas du tout à celles de 1995 et 2010.

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