May 17, 2022
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Politique

Riposte – Nando Bodha : Gai luron à l’étoffe de quatre sous !

Les Mauriciens s’attendaient à des révélations sur le gouvernement, quand Nando Bodha quitta le pouvoir. Mais il n’en fut rien. Et Navin Ramgoolam a raison de rappeler que « Bodha a fait plus de 25 ans dans le MSM. » Et le leader du Parti Travailliste a aussi raison de rappeler que Nando Bodha resta agrippé à son siège de ministre quand le gouvernement était venu avec la Prosecution Commission, en vue de remplacer le Bureau du Directeur des Poursuites Publiques. À l’époque, Xavier Duval démissionna du gouvernement, mais Nando Bodha ne trouva rien à redire.

Et aujourd’hui, ce même monsieur, voulant se donner des airs d’ange, s’étonne « de la licence de la compagnie People’s Turf Club pour l’organisation des courses à Maurice. » Et pourquoi une nouvelle compagnie n’aurait pas le droit d’organiser des courses à Maurice, Nando Bodha ? Pourquoi ce monopole doit durer encore un siècle, pour privilégier une seule compagnie et une seule catégorie de personnes ? Est-ce cela la conception du mauricianisme défendu par le Rassemblement Mauricien ? Nando Bodha croit-il que l’île Maurice n’a pas évolué et qu’il est plus que temps de briser les monopoles ?

Ce même personnage soutient que « Koolwant Obeeram est bel et bien lié à Jean Michel Lee Shim. » And so what ? Jean Michel Lee Shim est un pestiféré, un lépreux ? Personne ne doit être ami ou faire des affaires avec lui ? Il n’y a nul besoin de présenter des « documents ». Jusqu’à preuve du contraire, et Jean Michel Lee Shim et Koolwant Obeeram sont libres de faire des affaires à Maurice. Tant qu’ils ne contournent aucune loi ou règlement, ces deux personnes ont le droit d’opérer comme bon leur semble. Où est le problème si les deux avaient voulu ou veulent organiser des courses à Maurice ? Est-ce interdit par la loi ? Ou interdit par un club privé et une catégorie de personnes, que Nando Bodha soutient ?

Bodha verse dans le ridicule quand il ajoute que « il y a une tentative de mainmise sur le secteur des courses hippiques ». Connaît-il vraiment la signification du mot « mainmise » ? Pendant plus de 100 ans, qui a véritablement eu la MAINMISE TOTALE sur l’organisation des courses à Maurice et qui veut que cette mainmise continue ? Nando Bodha peut-il expliquer cela aux Mauriciens ? Jean Michel Lee Shim et Koolwant Obeeram ne sont que deux nouveaux venus dans ce secteur. En quoi serait-ce de la « mainmise » de leur part sur les courses hippiques, alors que c’est un certain club et une certaine catégorie de personnes qui ont toujours tout fait pour que l’organisation des courses reste leur seule prérogative ? C’est ce à quoi pense Nando Bodha quand il parle de « mainmise » ?

Ce même Nando Bodha n’était-il pas lui aussi lié à ce responsable Réunionnais/Français, Daniel Raymond, qui devait introduire des motos-écoles à Maurice ? Projet entièrement soutenu par Bodha et qui s’avéra un fiasco total, ayant occasionné la perte de millions de roupies, alors qu’il devait censé être pourvoyeur d’emplois pour des moniteurs ? Une radio privée,en l’occurrence Top FM, n’avait-elle pas mis au jour toute la trame mise en place pour soutirer des millions des poches des contribuables, en février 2019 ? Top FM, dans son enquête, soulignait que « ce projet moto-école était utilisé pour la création d’un big business. » Pour couper court à l’enquête, Nando Bodha intenta un procès à la radio privée, réclamant Rs 20 millions. Pourtant, au lieu de s’expliquer sur son « projet », le sieur Raymond est parti en douce, après sa piètre performance comme « conseiller » au ministère au ministère des Infrastructures Publiques ?

Nando Bodha ne peut se poser en donneur de leçon à quiconque. Et surtout, lui qui rêvait d’être présenté comme candidat au poste de Premier ministre par Paul Bérenger. Mais en a-t-il vraiment le « credential » ? Si c’est d’un Vaish que rêvait Bérenger, Bodha en a-t-il vraiment les qualités requises ? S’il nie le droit à Jean Michel Lee Shim de pouvoir faire des affaires, peut-il, lui, s’arroger le droit de se dire Vaish, alors qu’il n’en a pas les qualités ? Ce gai luron, à l’étoffe de quatre sous, toujours maquillé de khol, a-t-il des secrets inavouables à cacher aux Mauriciens ? Et si un Serious Fraud Mauricien s’intéressait à son passé, et sa proximité avec un politicien décédé, connu pour ses penchants particuliers ? Est-ce que cela plairait à Nando Bodha d’entendre cette partie de sa propre histoire ?

Au lieu de fantasmer sur Jean Michel Lee Shim ou Koolwant Obeeram, Nando Bodha ferait mieux de surveiller ses arrières. En tout cas, la Gambling Regulatory Authority et la GRA ont donné une claque magistrale à Bodha. Lui qui voulait faire croire que « People’s Turf Club n’est qu’un paravent d’un soi-disant empire de Jean Michel Lee Shim et ses ramifications avec le PMO. » Pire, évoquant la «letter of intent» que le patron de People’s Turf Club dit détenir, Nando Bodha, se demandant, si cela s’avère, « kot pou fer lekours. » Or, en octroyant son permis au Mauritius Turf Club,ces deux organismes mettent à mal toutes les allégations de Bodha.

En tout cas, une chose est sûre: De par ses agissements et ses discours, Nando Bodha a prouvé qu’il est un homme du passé. Et qu’il défend encore une façon d’opérer d’un club privé et d’une catégorie de personnes. L’île Maurice du 21è siècle mérite mieux que cet homme qui aspirait à être présenté comme futur Premier ministre. Si aster lamem pe defann zis enn kategori dimoun,ou kwar Nando Bodha pou vinn defann lintere de la masse des Mauriciens ? Nando Bodha fait pitié !