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Roshi Bhadain peut-il encore nourrir des ambitions pré-ministérielles après le dernier épisode qui s’ajoute à une longue liste de scandales qui a miné sa carrière, heureusement vite écourtée à l’ICAC et à l’Hôtel du gouvernement ? En attendant les conclusions de l’enquête policière instituée pour faire la lumière sur cette affaire de vol de bois, propriété de l’État mauricien, l’avocat politicien, qui s’est toujours cru supérieur aux autres, nous avait fait le coup de septembre 2017 avec un autre affidavit pour réclamer le même montant, soit Rs 50 millions de dommages. Du copier-coller !

Roshi Bhadain, de par son expérience d’avocat, sait qu’il risque de laisser des plumes et que son image sera bel et bien ternie dans cette affaire de vol de bois. Les acteurs concernés et les événements corroborent à plusieurs niveaux, ce qui explique d’ailleurs cette arrestation. Aujourd’hui, l’avocat joue cette fameuse carte des affidavits pour noyer le poisson, impliquant tout le monde au passage, pour se faire passer comme une martyre politique. Roshi Bhadain peut-il être la VICTIME à chaque fois où il sait comment s’en sortir grâce à un système de JUSTICE à DEUX VITESSES dans notre République ?

Ces épisodes qui devraient interpeller chaque partisan de Bhadain

Décembre 2013 : Bhadain complotait avec Ramdharry

Ce n’est pas la première fois que Roshi Bhadain est arrêté. En décembre 2013, avant son entrée en politique, plus précisément le 17 décembre, après une longue interrogation par le Central Criminal Investigation Department (CCID), deux charges avaient été retenus contre lui soit ‘conspiracy’ et ‘failing to give a receipt’ dans l’affaire Bangaleea. Cela suite à une dénonciation de son ex-client Nitesh Ramdhary à l’effet que Bhadain lui avait conseillé de citer un chiffre de Rs 40 millions ainsi que les noms de trois ministres travaillistes afin de donner une coloration politique à l’affaire.

La police avait accusé Roshi Bhadain d’avoir comploté avec Nitesh Ramdhary pour falsifier des reçus pour un montant de Rs 40 millions qui n’a, en fait, jamais existé et de ‘failing to give receipt for the fees by a barrister in respect of services’.

Au tribunal de Rose-Hill, la magistrate R. SewpaulRamdhur avait imposé une caution de Rs 25 000 et une reconnaissance de dettes de Rs 200 000 pour qu’il ne passe pas la soirée en cellule. À la presse pour se défendre, Bhadain avait déclaré que « c’est une histoire montée de toutes pièces » et avait réclamé la démission de l’ACP, Pregassen Vudammalay, responsable du CCID.

Roshi Bhadain se présente comme le défenseur du petit peuple face au gouvernement et à ses opposants dans ses multiples interventions dans ses vidéos infantilisantes pour expliquer « sa vision, sa vérité » aux Mauriciens. Il essaie de donner un ton solennel pour attiser le doute, voire la peur chez ceux qui l’écoute. Il est passé maître dans l’art du ‘Fearmongering’. Il donne des explications savantes ou plutôt savamment travaillées à la sauce Bhadain pour épater l’homme de la rue et embêter les crédules. Quelques notions de droits par-ci ajoutées à des on-dit par-là et surtout son ton faussement larmoyant pour se faire passer en victime, Bhadain vous concocte des théories, accusations et autres insanités pour vous prouver qu’il a raison sur tout, qu’il est la lumière du judiciaire à Maurice, qu’il a été le sauveur des victimes du plan supercash back gold de la défunte BAI quand on sait tous qu’il a été le fossoyeur de cette compagnie d’assurance. Son égo n’a d’égal que sa bêtise. Il est prêt à tout même aux pires bassesses, même si cela veut dire aller à l’encontre de ses soi-disant principes, pour défendre ses intérêts.

En 2015, Roshi Bhadain avait fait une déclaration au CCID contre le DPP et avait voulu faire arrêter le DPP actuel Satyajit Boolell, qui est un poste constitutionnel, pour faux affidavit dans l’affaire SUN TAN. Déjà, mentir c’est mal, mais mentir éhontément sous serment pour un avocat qui se revendique d’être au-dessus de tout soupçon donne un aperçu du personnage Bhadain. Et le DPP a dû se sauver et se réfugier en cour suprême pour échapper à une arrestation de justesse.

Bhadain, qui se dit être pour la liberté d’expression et le respect des institutions, ne s’est pourtant pas privé pour essayer de faire barrage, voire de faire arrêter les avocats du bureau du DPP qui avaient manifesté pour démontrer leur soutien au DPP pour ‘unlawful gathering pour breach of public gathering Act’. Où était passé le défenseur des droits en tous genres ?

Toujours en 2015, Roshi Bhadain avait critiqué le DPP actuel et remis en cause son indépendance quand il avait pris la parole à un sommet international de L’ONU à saint Petersbourg en Russie. Cela avait terni l’image du DPP à l’international et celle du pays. Où était passé le patriote, celui qui fait passer l’intérêt du pays avant tout ? Il ne faut pas se leurrer, Roshi Bhadain ne sert que ses intérêts !!!

Les ambitions et l’égo démesuré de Roshi Bhadain le poussent à démissionner du gouvernement MSM en janvier 2017 et provoque une partielle. Mais lui, qui se croyait tout puissant dans sa circonscription se fait damner le pion par Arvin Boolell, pourtant issue d’une autre circonscription. L’échec est total. Comme dirai l’Anglais : Bhadain screwed Bhadain ! Mais au lieu de se servir des leçons du passé, aigri Bhadain s’est égaré et se sert dorénavant de ses talents pour nuire.

BHAD’ COMPLOT 1 :

Pourquoi Roshi Bhadain se retrouve aux mauvais endroits et avec les mauvais acteurs au mauvais moment ?

2017- Affaire bet365 : Bhadain complotait pour faire tomber Yerrigadoo !

Roshi Bhadain, qui avait quitté le gouvernement, a dû faire avec les révélations de Husein Abdool Rahim, qui en septembre 2017, avait accusé plusieurs journalistes de l’Express et Roshi Bhadain d’avoir comploté pour faire tomber Ravi Yerrigadoo. Le dénonciateur de l’affaire bet365 avait même fait une déposition au CCID pour expliquer dans quelles circonstances il avait juré un FAUX affidavit. “

Le 21 septembre 2017, Husein Abdool Rahim avait indiqué à l’époque que Roshi Bhadain voulait faire tomber Ravi Yerrigadoo et être le héros pour la partielle de la circonscription Belle-Rose/Quatre-Bornes. Finalement on sait que sa vision, ses écarts et son égo lui ont offert la « poubelle de l’histoire ».

Comme dans toute enquête, Roshi Bhadain avait été interrogé et autorisé à partir le vendredi soir 29 septembre au terme de son audition au Central CID dans cette affaire. Il avait nié les allégations portées contre lui mais « ne nie pas de l’avoir rencontré » pour une tasse de café sur la demande du rédacteur en Chef de l’Express tard le soir.

Pour laver son image, il sert une mise en demeure à Husein Abdool Rahim, Radio Plus, au Défi Plus et à Nawaz Noorbux, directeur de l’information de Radio Plus pour réclamer Rs 50 millions en dommages.

BHAD’ COMPLOT 2 :

Pourquoi Roshi Bhadain se retrouve aux mauvais endroits et avec les mauvais acteurs au mauvais moment?

Décembre 2021 : complot pour voler le bois de l’État !

Joseph Perrine a finalement décidé de parler, de dire la vérité. Une vérité qu’il a cachée pendant 10 ans. Des bois et poteaux massifs en teck auraient été volés de l’entrepôt de l’ex-Development Workers Corporation à Pailles et avaient été achetés, selon lui, par l’avocat Roshi Bhadain. Les événements entourant cette affaire sont sans équivoques. C’est vrai que Perrine avait été accusé 10 ans de cela mais l’homme a voulu aujourd’hui dire toute la vérité dans cette affaire à travers des affidavits.

Dix ans, c’est loin. Les preuves auraient pu être détruites mais cette affaire démontre qu’il n’y a qu’une seule vérité…la Vérité! Roshi Bhadain le sait très bien. Ce n’est pas une histoire montée ou un énième complot. Il se dit être un témoin ! Un témoin de quoi ?

Est-ce que des bois ont été installés dans la demeure de Bhadain en 2011 ? Est-ce que les acteurs liés à cette affaire étaient liés à l’avocat ? Est-ce qu’il y a eu des vols de bois à l’entrepôt de l’ex DWC à Pailles ? Est-ce qu’il y a eu l’achat de bois d’un chantier tard dans la soirée ? Autant des questions qui clouent l’avocat.

Bhadain sait très bien, comme tout citoyen en vertu de notre code criminel, qu’il a commis un délit, qu’il a comploté dans cette affaire si Perrine, preuves à l’appui, démontre ce qu’il dit est vrai.

Impliquer différents acteurs, jurer des affidavits semaines après semaines, procès en diffamation…ne vont pas empêcher les policiers intègres de mener une enquête approfondie pour déterminer qui de Joseph Perinne ou de Roshi Bhadain dit la vérité ?

L’histoire retiendra que le mois de décembre ne lui sourit pas. Celui qui se dit, encore une fois victime d’une vendetta politique a quitté le tribunal avec une charge provisoire de ‘conspiracy to commit larceny’. Il a dû fournir une caution de Rs 15 000 et signer une reconnaissance de dette de Rs 50 000.

BHAD’ COMPLOT 3 :

Pourquoi Roshi Bhadain se retrouve aux mauvais endroits et avec les mauvais acteurs au mauvais moment?

Ces autres vérités…

Affaire Heritage City

Qui ne souvient pas de ce compte-rendu manipulé du Conseil des ministres sur l’affaire Heritage City ? Cela avait occasionné un cafouillage sans précédent dans le procès-verbal du Conseil des ministres. Ce projet mort-né cher alors à l’ex-ministre Bhadain.

Certains ténors du MSM soupçonnent que c’est un membre du Conseil des ministres qui aurait agi avec la complicité d’au moins un membre du personnel du bureau du Premier ministre.

Le projet Heritage City a coûté une fortune à l’État rien qu’au stade embryonnaire.

BAI : « Zordi BAI in vin le plus grand Ponzi Scheme de Ile Maurice »

Roshi Bhadain a un double langage. Rien sur l’affaire BAI, il a prouvé qu’il ne mérite pas le respect et qu’il est quelqu’un qui n’arrive pas à assumer la responsa- bilité de ses actes.

Après avoir cru « casse enn grand paquet », et après avoir déclaré (ces vidéos peuvent être vues et ses paroles écoutées sur YouTube) que « Zordi BAI in vin le plus grand Ponzi Scheme de Ile Maurice », Bhadain a mis tout le blâme sur le dos de l’ex-ministre des Finances, Vishnu Lutchmeenaraidoo quelques années plus tard soit en janvier 2017. . .

ICAC… ‘interdict with immediate’ effet en décembre 2003

Bhadain est le roi dans l’art de se faire passer pour une victime !

Le 3 décembre 2003 à 15 heures, Bhadain avait été interdit de ses fonctions ‘with immediate effect’. Elément déstabilisateur et qui agit par impulsions, il avait été considéré par la haute hiérarchie de l’ICAC que Bhadain, de par les événements de 2003, “(a) are bringing the Commission into disrepute; (b) your presence at this office is prejudicing the smooth-running of the Commission; (c) your conduct is against the interest of the Commission.”

Et le 23 décembre 2003, il avait été viré car “the commission has, after consideration of all relevant matters, including your performance and aptitude to work within this organization, reached the conclusion that you are not a suitable person for the post of Director of the Corruption Investigation Division.”

Affaire Britam

Domah écrit: “Parenthood cannot be hidden for long…”: S’il y a eu plusieurs raisons ayant poussées l’ICAC à se débarrasser de Bhadain, ce dernier a eu un sursis après avoir remporté son procès contre cette instance. La vérité c’est que l’un des juges était B. Domah et lui avait donné raison. Mais cette même personne intègre et indépendante ne lui a pas fait de cadeau dans le rapport Britam et surtout sur les amendements proposés aux sections 110A et 110B de l’Insurance (Amendment) Bill et promulgués en moins d’une semaine. Le juge y a consacré quatre paragraphes sur la perversion des principes fonda- mentaux et dispositifs institutionnels sur lesquels sont bâtis la gestion des affaires publiques et l’administration de l’État. L’acteur visé : Roshi Bhadain.

Et quand ça ne lui arrange pas, l’ex-ministre Bhadain nie la paternité du projet de loi même si la commission a été claire: “Parenthood cannot be hidden for long. For one thing, if it was not embedded in the Finance Act, it could not be MOFED. For another, whoever drafted the Bill must have been trying his hand at it first time at the level of MFSGG&IR. It is, to all intents and purposes, amateurish drafting. Legal drafting is a serious professional discipline. It is acquired through long and sustained practice and learning. Legal draftspersons do not grow on trees. They grow as trees. There is a long process involved when the professional develops his root base from which will emerge the off-shoots, the stem and the branches. Not a copy-and-paste exercise. Not a work of amateurs. Not a Do It Yourself. Not a matter of writing English in legal language. How comfortably a new law suits in the whole ecosystem of existing laws is a prime consideration. Consultation is the key. How it impacts in the sector it touches is a prime consideration. It should be as near a perfect fit in the rest of the laws as human ingenuity can achieve.”

L’ex Juge Domah a été sans pitié et a voulu démontrer comment Roshi Bhadain et ses conseillers avaient pris en otage l’État et toutes les institutions : “ With all the good intentions, Section 110A and Section 110B of the Insurance Act are a heresy. Having to do with insolvency matters, the change was brought to the Insurance Act. It provides an access road to a politically elected Executive in the affairs of a State Regulator in whose functional independence lies its very strength. The comment of SLO of a possible constitutional challenge was left unaddressed. The concern of Benoit Chambers to use DOCA system was ignored. Above all, the law specifically robbed the policy-holders of their consent to determine how their investment would be dealt with in the wake of the debacle: a constitutional aberration. The Commission found that it was conceived in the bed of the Political Adviser of ex-Minister Bhadain, Mr A. Deerpalsingh. It might not be his draft but someone with some rudimentary knowledge of laws was the author in the small team of the ex-Minister.”

Pour se défendre, Bhadain a demandé une révision judiciaire et a accusé les assesseurs de cette commission de « partie pris et d’avoir fait preuve de mauvaise foi ».

ALORS QUELLE CRÉDIBILITÉ accordée à ROSHI BHADAIN dans ces histoires de complots et d’accusations ? Même Paul Bérenger, avec qui il partage aujourd’hui la même plateforme l’avait décrit comme « aussi catastrophique que dangereux ! »

À vous de juger et de tirer vos conclusions.

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