March 5, 2024
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SC et HSC: Le retour à la notation pré-Covid par Cambridge suscite des inquiétudes

La décision d’un retour à la notation pré-Covid pour les examens de Cambridge n’est pas sans susciter des inquiétudes à l’approche des examens de SC et de HSC cette année. Cette inquiétude se retrouve surtout au sein du corps professoral où l’on craint une baisse de performance à l’annonce des résultats au début de l’année prochaine. Les enseignants disent ne pas comprendre l’attitude du ministère de l’Education et du Mauritius Examinations Syndicate (MES) alors qu’il est un fait notoire que le manque d’enseignants dans certaines matières a bouleversé le programme d’études dans plusieurs établissements secondaires.

Cette crainte s’appuie sur les analyses et les observations faites en comparant les résultats des «mock exams» et ceux obtenus par les élèves quand ils étaient Grade 10. Les résultats de ce simulacre d’examen sont bien en deçà des espérances des enseignants qui se disent déçus. Ces mauvais résultats des «mock exams» ont été notés dans plusieurs collèges à travers le pays et ont pour point commun que les enfants ont mal travaillé dans les matières où ils n’ont pas eu d’enseignants pour les guider. 

Le manque d’enseignants est donc encore une fois montré du doigt et son corollaire, l’obligation de détenir le PGCE (Post Graduate Certificate in Education) pour pouvoir enseigner, est de nouveau dénoncé. Cette mesure, décidée par la Private Secondary Education Authority (PSEA) depuis peu, est sévèrement critiquée par les syndicats car de nombreux enseignants se sont retrouvés sur la touche faute de ce certificat. 

Dès lors se pose la question de savoir si le retour à la notation de la période pré-Covid est une bonne chose pour tous les élèves. Les syndicats se demandent si le ministère de l’Education et le MES accepteront de faire des concessions pour ces élèves dont certains n’ont sans doute pas pu terminer leur projet à temps. Que fera Cambridge pour les prochains examens ? A-t-il été informé de cette situation afin qu’il fasse preuve d’indulgence dans des cas spécifiques.

Autant de questions qui turlupinent tant les enseignants, les élèves que leurs parents. Cette situation remet au devant de la scène la question du PGCE. Les plus avisés suggèrent que les autorités accordent un moratoire de deux à trois ans aux enseignants qui ne détiennent pas ce précieux sésame. Ils expliquent qu’en continuant à travailler tout en suivant des cours pour obtenir le PGCE, cela aidera ces enseignants car avec la pratique en classe, ils appliqueront la formule dite «learning by doing».

Le résultat sera que tout le monde y trouvera son compte et ce sera du gagnant-gagnant pour les enseignants, pour les élèves, pour leurs parents et pour les collèges qui les emploient. Ce qui est, somme toute, logique.

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