January 31, 2023
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Journée nationale : Le harcèlement scolaire, un mal qui ronge notre société

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Ce fléau est connu à Maurice sous le nom de ‘Bullying’ et chaque nouveau cas enregistré est un cas de trop. En trois ans, plus d’une centaine de cas ont été rapportés au ministère de l’Education. 35 seulement ont fait l’objet d’une enquête. Les agressions en milieu scolaire sont de plus en plus fréquentes malgré une loi sévère qui soit entrée en vigueur le 24 janvier 2022. Certains parents attendent toujours que des mesures raisonnables soient prises pour s’assurer que leurs enfants n’en soient pas victimes.

La journée Non au harcèlement estobservée le deuxième jeudi du mois de novembre soit le 10 novembre. Cette journée servira à sensibiliser davantage la communauté éducative aux phénomènes de harcèlement dans le milieu scolaire. Une initiative du gouvernement français, plus précisément de l’ancienne ministre de l’Éducation nationale, Najat VallaudBelkacem, en 2015, qui s’est basée sur les 700 000 cas enregistrés par an en France pour rappeler combien la prévention et la lutte contre le harcèlement sont fondamentales pour permettre aux élèves d’avoir une scolarité épanouie. Depuis, de nombreux pays dans le monde mènent une lutte acharnée pour le bien-être de nos enfants dans le milieu scolaire.

Il existe différents types de ‘Bullying’, tels que les injures, les menaces, les agressions, l’intimidation, les abus sexuels, la violence que ce soit verbale ou physique mais aucun de ces types n’excuse un tel comportement odieux dans un environnement dit ‘sécurisé’ pour un enfant. Le ‘Bullying’ peut aussi avoir des répercussions très graves sur la vie des victimes. Il provoque des sentiments de détresse, de frayeur et de manque de confiance en soi. Il peut également causer des dommages physiques et psychologiques graves ou même un handicap ou un décès. Oui, cet acte est condamnable.

D’ailleurs, la Children’s Act de 2020 reconnait le ‘Bullying’ comme un délit criminel. Il est clairement stipulé que toute personne reconnue coupable par une cour de justice est passible d’une amende n’excédant pas Rs 1 million et d’une peine d’emprisonnement ne dépassant pas dix ans. Mais selon un préposé du ministère de l’Éducation, avant que l’affaire n’aille plus loin, c’est le directeur de l’établissement scolaire qui est le médiateur entre les deux parties. Si une solution n’est pas trouvée, les parents sont appelés. Entretemps, les psychologues du ministère sont prévenus et ils prennent le relais auprès des victimes et des agresseurs pendant que les parents trouvent un terrain d’entente. Dans les cas plus sérieux, la brigade des mineurs est prévenue et une enquête ouverte.

La solution pour éradiquer ce mal demeure dans les campagnes de prévention pour sensibiliser les enfants sur le ‘Bullying’. Des causeries sont nécessaires pour expliquer aux enfants leurs droits dans une telle situation mais ne pas oublier qu’il s’agit des enfants. Il ne faut pas insulter leur innocence ni critiquer leur ignorance juste les éduquer et les encourager à en parler quand ils en sont victimes. Toutes ces étapes les aideront à devenir des adultes responsables plus tard.

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