March 3, 2024
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L’opposition parlementaire dans la tourmente

Ainsi l’alliance PTr-MMM-PMSD que l’on croyait dans la poche est loin d’être chose faite. Non seulement que cette alliance prend du temps à se concrétiser mais il semble qu’il y aurait des macadams qui gênent sa concrétisation au point de nécessiter un tête-à-tête Ramgoolam-Duval, après un premier tête-à-tête Ramgoolam-Bérenger, afin de dissiper les malentendus. Le meeting rouge-mauve-bleu du 1er mai est ainsi compromis, au grand dam des partisans. Les leaders des trois partis savent pertinemment que leur sort est lié, chacun ayant besoin de l’autre pour se retrouver à l’Assemblée nationale après les prochaines élections générales. Comme ils n’aspirent pas qu’à un strapontin dans l’hémicycle uniquement mais bien d’être au pouvoir, cela complique les choses.

La priorité pour Navin Ramgoolam c’est le document sur lequel potassent les trois leaders et qui sera remis au commissaire électorale et à l’Electoral Supervisory Commission afin de prévenir toute possibilité de fraude lors des prochaines élections. Lutter contre la fraude, qu’elle soit électorale ou autre, est un sujet consensuel qui ne saurait diviser des chefs de partis d’opposition. C’est un sujet qui fait l’unanimité dans le pays. Les discussions autour de ce document c’est l’arbre qui cache la forêt car s’il est facile de s’entendre sur un tel document, ce qui l’est moins c’est de réussir un accord électoral qui donnerait satisfaction à tous les partenaires. Comment des politiciens chevronnés peuvent-ils se focaliser sur un détail au détriment de ce qui est plus important ?

Un exercice éminemment compliqué

La dure réalité c’est que cette alliance rouge-mauve-bleu est plus difficile à réaliser qu’on veut bien nous faire croire. Les trois leaders en seront bientôt à leur dixième rencontre pour parler alliance sans que rien de concret ne soit sorti de leurs discussions. Les compromis sont toujours difficiles dans ce genre de négociations car les enjeux sont trop importants. Outre le partage des postes, qui met à dure épreuve l’ego des chefs de parti, il y a aussi le partage des investitures. Un exercice éminemment compliqué du fait des considérations partisanes, ethniques, voire castéistes à prendre en ligne de compte pour le positionnement des candidats.

Il est vrai  qu’une telle alliance pourrait créer une certaine dynamique à l’approche de la campagne électorale mais force est de constater que pour le moment nous en sommes encore loin du compte. Une situation qui ne permet pas aux trois partis de brasser plus large. D’ailleurs, s’ils ne peuvent s’entendre à trois comment le feront-ils à sept ou huit avec les Valayden, Bodha, Badhain, Subron, Laurette, et autres Sherry Singh ? Un véritable casse-tête chinois. Quoi qu’ils disent aujourd’hui, ces derniers souhaiteraient sans doute, à l’approche de la campagne électorale, s’agripper à une plateforme qui peut compter sur un électorat et sur des moyens financiers dont ne disposent pas, mais la chose semble extrêmement difficile, voire impossible, valeur du jour. 

Se retrouver ensemble pour célébrer la fête nationale, encore une cause consensuelle, n’est guère difficile mais s’entendre sur une «bonne alliance» pour reprendre un terme cher à Bérenger, c’est une autre paire de manches. L’incapacité de tenir un meeting tricolore 1er Mai est sans doute la meilleure chose qui puisse arriver à ces trois partis dans les circonstances actuelles. Se retrouver sur une estrade commune pour montrer un semblant d’unité équivaudrait à jeter de la poudre aux yeux de leurs partisans et de l’électorat.

ANALYSE

L’opposition parlementairedans la tourmente

Ainsi l’alliance PTr-MMM-PMSD que l’on croyait dans la poche est loin d’être chose faite. Non seulement que cette alliance prend du temps à se concrétiser mais il semble qu’il y aurait des macadams qui gênent sa concrétisation au point de nécessiter un tête-à-tête Ramgoolam-Duval, après un premier tête-à-tête Ramgoolam-Bérenger, afin de dissiper les malentendus. Le meeting rouge-mauve-bleu du 1er mai est ainsi compromis, au grand dam des partisans. Les leaders des trois partis savent pertinemment que leur sort est lié, chacun ayant besoin de l’autre pour se retrouver à l’Assemblée nationale après les prochaines élections générales. Comme ils n’aspirent pas qu’à un strapontin dans l’hémicycle uniquement mais bien d’être au pouvoir, cela complique les choses.

La priorité pour Navin Ramgoolam c’est le document sur lequel potassent les trois leaders et qui sera remis au commissaire électorale et à l’Electoral Supervisory Commission afin de prévenir toute possibilité de fraude lors des prochaines élections. Lutter contre la fraude, qu’elle soit électorale ou autre, est un sujet consensuel qui ne saurait diviser des chefs de partis d’opposition. C’est un sujet qui fait l’unanimité dans le pays. Les discussions autour de ce document c’est l’arbre qui cache la forêt car s’il est facile de s’entendre sur un tel document, ce qui l’est moins c’est de réussir un accord électoral qui donnerait satisfaction à tous les partenaires. Comment des politiciens chevronnés peuvent-ils se focaliser sur un détail au détriment de ce qui est plus important ?

Un exercice éminemment compliqué

La dure réalité c’est que cette alliance rouge-mauve-bleu est plus difficile à réaliser qu’on veut bien nous faire croire. Les trois leaders en seront bientôt à leur dixième rencontre pour parler alliance sans que rien de concret ne soit sorti de leurs discussions. Les compromis sont toujours difficiles dans ce genre de négociations car les enjeux sont trop importants. Outre le partage des postes, qui met à dure épreuve l’ego des chefs de parti, il y a aussi le partage des investitures. Un exercice éminemment compliqué du fait des considérations partisanes, ethniques, voire castéistes à prendre en ligne de compte pour le positionnement des candidats.

Il est vrai  qu’une telle alliance pourrait créer une certaine dynamique à l’approche de la campagne électorale mais force est de constater que pour le moment nous en sommes encore loin du compte. Une situation qui ne permet pas aux trois partis de brasser plus large. D’ailleurs, s’ils ne peuvent s’entendre à trois comment le feront-ils à sept ou huit avec les Valayden, Bodha, Badhain, Subron, Laurette, et autres Sherry Singh ? Un véritable casse-tête chinois. Quoi qu’ils disent aujourd’hui, ces derniers souhaiteraient sans doute, à l’approche de la campagne électorale, s’agripper à une plateforme qui peut compter sur un électorat et sur des moyens financiers dont ne disposent pas, mais la chose semble extrêmement difficile, voire impossible, valeur du jour. 

Se retrouver ensemble pour célébrer la fête nationale, encore une cause consensuelle, n’est guère difficile mais s’entendre sur une «bonne alliance» pour reprendre un terme cher à Bérenger, c’est une autre paire de manches. L’incapacité de tenir un meeting tricolore 1er Mai est sans doute la meilleure chose qui puisse arriver à ces trois partis dans les circonstances actuelles. Se retrouver sur une estrade commune pour montrer un semblant d’unité équivaudrait à jeter de la poudre aux yeux de leurs partisans et de l’électorat.

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