July 13, 2024
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Fait Divers

Sauvetage à Le Souffleur – Feroz Houjee : «Je n’ai fait que mon devoir»

Son acte héroïque fait le buzz sur les réseaux sociaux. Feroz Houjee est celui qui a sauvé la vie des deux
frères Girish et Avish Mudun, âgés de 27 et 28 ans respectivement, lors de l’incident survenu à Le
Souffleur le dimanche 27 février dernier. Cet habitant de L’Escalier qui est un habitué de l’endroit et un
grand passionné de la pêche depuis son enfance dit avoir assisté à bon nombre de drames à cet endroit.
Si les gens le qualifient de héros pour avoir sauvé deux vies le dimanche 27 février, il estime qu’il n’a fait
que son devoir.


Feroz Houjee, 45 ans, employé d’un magasin spécialisé dans la vente des articles de pêche à Rose-Hill,
est un habitué de la mer depuis sa tendre enfance. « Je suis né et j’ai grandi dans le village de L’Escalier.
Je suis passionné de la pêche et depuis que je suis petit, je fréquente la plage à Le Souffleur. Cet endroit
a toujours été considéré comme une des plages les plus dangereuses à Maurice. »

Risques et périls
Feroz revient sur la journée fatidique du dimanche 27 février dernier. « Quand je suis rentré du travail
dimanche, je voulais me reposer un peu car j’étais fatigué. J’étais au lit quand j’ai reçu l’appel d’un ami
qui m’a proposé une partie de pêche à Le Souffleur. Je suis un grand passionné de la pêche et je n’ai pas
refusé. A 16 heures, j’ai quitté ma maison à moto pour me rendre à Le Souffleur. » Dès qu’il est arrivé
sur les lieux, Feroz dit avoir constaté un groupe de personnes dont des jeunes dans l’eau. « Depuis
quelque temps, cette plage est très fréquentée par des gens des quatre coins de l’île. Même s’il est
interdit de se baigner à cet endroit, beaucoup de Mauriciens et des touristes prennent des risques.
D’ailleurs, ce n’est pas la première fois que des personnes s’y sont noyées. »


« Quand j’ai vu ces gens, ils n’étaient pas trop loin du sable et il y avait de fortes houles. Je me suis
installé non loin de l’endroit où ils nageaient. Soudain, j’ai constaté que six jeunes se sont retrouvés en
difficulté. Je n’ai pu qu’appeler les secours et surtout un ami employé au National Coast Guard. » Feroz
l’informe que les houles à Le Souffleur sont trop fortes pour un sauvetage en speedboat et qu’il valait
mieux considérer l’aide d’un hélicoptère. « Quelques minutes plus tard, il m’a rappelé pour me dire que
l’hélicoptère arrivait et il m’a demandé si entretemps, je pouvais aider ces jeunes dans la mesure du
possible. »


« Envoyé par Dieu »
Feroz ne peut s’aventurer dans l’eau mais il se sert de sa canne à pêche. « J’ai enlevé l’hameçon et j’ai
tendu ma canne dans l’eau. Les deux frères Mudun, qui étaient ensemble, ont pu l’attraper et je les ai
tirés vers moi. Un troisième jeune faisait la planche en attendant les secours. Quelques minutes plus
tard, l’hélicoptère est arrivé et l’a tiré de l’eau. Puis, les secouristes de la NCG ont ramené à terre un
autre jeune qui était toujours en vie quand il a été repêché. Toutefois, il a rendu l’âme un peu plus tard.
Ensuite, c’était au tour d’une deuxième victime. La troisième victime était introuvable. »
Feroz confie qu’il fréquente cette plage depuis qu’il est petit mais il n’a jamais voulu prendre le risque
d’aller nager. « Je me rends toujours à cette plage avec ma famille mais on ne s’aventure jamais dans

l’eau. » Revenant sur l’incident, Feroz indique qu’il s’est retrouvé à Le Souffleur à ce moment précis
parce que c’était la volonté de Dieu. « Je crois fermement que c’est Dieu qui m’a envoyé à Le Souffleur
car ce jour-là je ne voulais pas sortir. Depuis dimanche, je reçois beaucoup d’appels, de messages et de
compliments sur les réseaux sociaux. Les gens disent que je suis un héros. Mais, personnellement je
pense que je n’ai fait que mon devoir. »

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